Lectio Divina - Saint Matthieu

 
Nous prions avec l'Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (chap. 1-5)
 
du 25 décembre 2011 au 7 janvier 2012, Matthieu 1-5, semaines 1 et 2
 
du 8 au 14 janvier, Matthieu 1-5, semaine 3
 
du 15 au 21 janvier, Matthieu 1-5, semaine 4
 
du 22 au 29 janvier, Matthieu 1-5, semaine 5
 
du 30 janvier au 4 février, Matthieu 1-5, semaine 6
 

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DIMANCHE 1er JANVIER 2012

 

Chers amis, 

 

en cette nouvelle année, c'est avec les formules de la Parole de Dieu elle-même que nous venons vous présenter tous nos voeux à vous tous qui persévérez dans la lectio divina quotidienne ou qui souhaitez découvrir cette belle aventure spirituelle de l'accueil quotidien de la Parole de Dieu : 

 

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde !

Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage, qu'il se penche vers vous !

Que le Seigneur tourne vers vous son visage, qu'il vous apporte la paix 

(Nb 6 – 1ère lecture de la messe de ce dimanche)

 

Notre programme de lectio divina quotidienne nous invite aujourd'hui à méditer sur le séjour de Jésus au désert, après son baptême dans le Jourdain. Il y est conduit par l'Esprit. Affronté au diable et à ses tentations, c'est par son enracinement dans la Parole des Ecritures que le Christ, Verbe du Père, écarte toutes ces tentations : 

 

Ce n'est pas de pain seulement que vivra l'homme, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu (Mt 4,4).

 

S'il y a une personne de notre humanité qui est le modèle de cet accueil fidèle de la Parole de Dieu, c'est bien la Vierge Marie, que nous célébrons aujourd'hui dans son titre traditionnel de "Mère de Dieu". Dans l'Evangile de la messe de ce dimanche, elle est décrite comme le modèle de la lectio divina :

 

Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur (Lc 2 – Evangile de ce dimanche).

 

Avec Marie, demandons à l'Esprit Saint de nous guider tout au long de cette année pour que nous gardions et méditions chaque jours la Parole du Seigneur, pour que nous découvrions les signes que le Seigneur nous donne de sa présence et de son action pour nous. 

 

Sainte lectio divina en cette nouvelle année.

Christophe de DREUILLE

 

 

MERCREDI 28 DÉCEMBRE 2011

 

Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos Pères par les prophètes, sous des formes fragmentaires et variées; mais dans les derniers temps, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé en son Fils (He 1,1 – 1ère lecture de la messe du jour de Noël)

 

Au commencement était le Verbe... et le Verbe s'est fait chair et il a planté sa tente parmi nous (Prologue de Jn – Evangile de la messe du jour de Noël)

 

Livre du Commencement de Jésus Christ, Fils de David, Fils d'Abraham (Mt, 1,1)

 

pour que s'accomplît l'oracle des prophètes (Mt 2,23)

 

Puisqu'en ce jour, Seigneur, les saints Innocents ont annoncé ta gloire, non point par la parole, mais par leur seule mort, fais que notre vie tout entière témoigne de la foi que notre bouche proclame (Oraison de ce 28 décembre)

 

Dans cette octave de Noël, pendant laquelle durant 8 jours nous célébrons le jour de la Nativité du Seigneur, nous ne cessons de méditer sur cet événement humble en apparence, mais décisif pour l'histoire de l'humanité et de la création : le Verbe éternel a pris un visage d'homme; il est devenu un tout petit enfant, vulnérable, sans défense. Et c'est dans cet enfant de la crèche que le Père a voulu tout nous donner, tout nous dire. 

 

Notre lectio divina quotidienne nous invite à recevoir, ces jours-ci, le témoignage de ces "commencements" de Jésus Christ selon la chair. Les premiers chapitres de l'Evangile selon saint Matthieu nous y invitent. Ils le font en soulignant plusieurs points : 

– L'accomplissement des Ecritures : c'est le refrain qui traverse ces 4 premiers chapitres de l'Evangile et ponctue chacun de ses récits. Cela commence de manière magistrale par la généalogie qui part des promesses faites à Abraham (cf. Gn 12) et renouvelées à David (cf. 2 Sm 7). Malgré, ou plutôt au travers, des aléas de l'histoire du peuple de Dieu, et de ses infidélités sanctionnées par le drame de l'exil, Dieu se fraie un chemin de génération en génération pour que, en la personne de Jésus, toutes les promesses trouvent leur parfait accomplissement. Après l'annonce à Joseph et la naissance de Jésus à Bethléem, c'est le grand épisode qui met en scène l'opposition violente d'Hérode (depuis le récit des mages venus d'orient jusqu'au retour d'Egypte de la saitne Famille) qui est scandé par cet appel aux Ecritures. 

Pour saint Matthieu, comme nous le voyons d'ailleurs également chez saint Luc, c'est cet accomplissement des Ecritures qui est la source de la vraie joie de Noël : la joie du salut en train de poindre. En effet, si la naissance de Jésus est le début de l'accomplissement des Ecritures, cela signifie qu'avec Jésus, nous entrons dans la plénitude des temps. Or les prophètes avaient annoncé qu'à la plénitude des temps, le Seigneur viendrait visiter son peuple et sauver tous ceux qui étaient enfermés dans les ténèbres. Cette joie, merveilleusement entrevue par le prophète Sophonie que nous méditions il y a quelques jours, peut enfin illuminer les coeurs. 

 

– le paradoxe de la joie de Noël avec le violent refus d'Hérode : ce thème tient également une grande place dans les commencements de l'Evangile selon saint Matthieu. Cela nous évite d'avoir une conception trop naïve, trop superficielle de la joie de la Nativité. C'est la joie du salut à l'épreuve de la violence des hommes. Tel est bien le sens de la fête d'aujourd'hui : le martyre des saints Innocents, que notre lectio divina de ces jours permet de situer dans son contexte. Cela nous rappelle que la joie du Salut passe par l'épreuve de la Passion, de la Croix et de la mort de Jésus. C'est tout  cela que Noël annonce.

Saint Luc avait souligné la précarité des conditions de la naissance de Jésus, couché dans une mangeoire; les Pères de l'Eglise feront le lien entre le bois de la crèche et celui de la croix, entre les langes qui enveloppent l'enfant Jésus et le suaire qui recevra son corps supplicié ; les icônes de la Nativité représentent la grotte de Noël semblable à la grotte du sépulcre... Quelle est donc cette joie de Noël? Non pas celle qui fait fi des violences, des oppositions, des refus, des haines de ce monde, mais celle qui annonce la confrontation de l'amour de Dieu avec ces forces mauvaises, et surtout déjà la victoire définitive et totale qui sera obtenue par cet enfant, avec comme seule arme, son amour pour son Père et pour les hommes. Alors oui, nous qui sommes encore dans le combat spirituel, nous pouvons vraiment entrer dans la joie de Noël. 

 

Saintes fêtes de Noël à tous, et sainte lectio divina en cette grande semaine de l'octave de la Nativité du Seigneur.

 

Christophe de DREUILLE

 

DIMANCHE 18 DÉCEMBRE 2011

 

Ô Seigneur, Chef de ton peuple Israël, tu te révèles à Moïse dans le buisson ardent et tu lui donnes la Loi sur la montagne, délivre-nous par la vigueur de ton bras, viens, Seigneur, viens nous sauver !

 

Depuis hier, samedi, nous sommes entrés dans la dernière semaine du temps de l'Avent, une grande semaine durant laquelle la liturgie accompagne avec un soin particulier notre ultime préparation à la célébration de la Nativité de notre Sauveur.  

 

Du 17 au 23 décembre, à l'office des vêpres, nous prions ainsi chaque jour une antienne particulière, développée, avant le chant du Magnificat. Chaque antienne commence par l'interjection "O" et désigne le Christ par l'un des titres messianiques de l'Ancien Testament, par lesquels le Seigneur avait annoncé et promis la venue du Sauveur. Chacune de ces antiennes se termine par cette prière "Viens Seigneur, viens nous sauver!". Ces antiennes remontent à saint Grégoire le Grand, au VIe siècle. Elles permettent de retraverser toute l'Ecriture, elles nous font méditer sur l'espérance d'Israël, guidé par les prophètes, elles avivent notre désir de la venue du Christ sauveur. Les 7 titres messianiques ainsi mis en valeur sont les suivants : 

 

SAPIENTIA : O Sagesse (17 décembre) 

ADONAÏ : O Adonaï (18 décembre)

RADIX JESSE : O Racine de Jessé (19 décembre)

CLAVIS DAVID : O Clef de la Maison de David (20 décembre)

ORIENS : O Soleil levant (21 décembre)

REX GENTIUM : O Roi des nations (22 décembre)

EMMANUEL : O Emmanuel (23 décembre)

 

 

Losque le 23 décembre au soir, nous aurons prié la dernière antienne, alors nous pourrons découvrir la réponse du Christ à la prière des croyants :  la première lettre de chacun de ces titres messianiques, du dernier au premier, forme en effet l'acrostiche suivant (en latin) : ERO CRAS = "Je serai là demain". 

 

 

C'est ce parcours que nous vous proposons pour la lectio divina de cette grande semaine de préparation à Noël. 

 

En ce 4e dimanche de l'Avent, c'est avec la Vierge Marie que nous sommes invités à faire grandir notre désir de la venue du Christ, accomplissement des promesse jadis faites à David. Marie était familière de la méditation des Ecritures. Sa prière était habitée par l'espérance d'Israël en la venue du Messie qui devait apporter la paix et le salut. A l'annonciation, sa prière est exaucée bien au delà de ce qu'elle aurait pu imaginer ou prévoir. Laissons résonner aux oreilles de notre coeur la parole de l'Ange : "rien n'est impossible à Dieu".

 

Sainte lectio divina à tous à l'approche des célébrations de la Nativité du Sauveur. 

 

Christophe de DREUILLE

JEUDI 15 DÉCEMBRE 2011

 

Le Seigneur est Roi au milieu de toi (So 3,15)

 

Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros Sauveur (So 3,17)

 

Il exultera pour toi de joie... il dansera pour toi avec des cris de joie (So 3,17)

 

La perspective de Sophonie, qui donne sens à tout le parcours tracé dans son livre, est bien de nous révéler le secret de la joie du salut. Il y a en effet un secret attaché à cette thématique de la joie, aussi bien dans l'Ancien Testament, que dans la lumière du Christ ressuscité.

 

Pour percer ce secret, Sophonie nous a invités à l'attitude d'humilité. Seul celui qui renonce à s'appuyer sur lui-meme, sur ses propres forces peut en effet avoir suffisamment de disponibilité intérieure, de simplicité pour acquérir ce regard purifié sur Dieu. Au contraire, celui qui est encombré par son orgueil, dominé par sa suffisance, ne peut voir du Seigneur, non le rayonnement de son amour, mais uniquement sa colère, sa jalousie. 

 

Le secret de la vraie joie à laquelle nous sommes appelés réside dans la révélation de la Présence du Seigneur. Sophonie l'exprime par l'expression "au milieu de toi" qui revient à plusieurs reprises dans sa prédication. Rappelons la prédication de saint Jean-Baptiste qui reprendra cette formule : "au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas" (Jn 1 - Evangile de ce dimanche).

 

Lorsque nous reconnaissons  cette présence, lorsque nous acceptons que le Seigneur règne sur notre coeur, alors et alors seulement l'inouï peut nous être révélé : Dieu nous parle de sa propre joie, de son désir de "danser pour son peuple avec des cris de joie". Voilà la grande révélation attachée au ministère prophétique de Sophonie. La joie des croyants n'est en réalité que l'expression de la communion des hommes sauvés à la joie même de Dieu. 

 

Tel est bien le sens de Noël : la joie de Dieu veut être communiquée aux hommes. Le Seigneur vient lui-même à notre rencontre pour nous manifester cette joie qu'il veut partager avec ceux qu'il a créés à son image. Cette joie du salut était déjà entrevue lors de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, cette joie éclate la nuit de Noël dans les paroles de l'ange aux bergers de Bethléem. Le chant du "Gloire à Dieu" est l'expression de cette joie divine communiquée aux hommes. 

 

Dans ces derniers jours du Temps de l'Avent, nous pouvons méditer avec Sophonie sur cette  révélation de la Présence du Seigneur offrant sa propre joie. Notre vie chrétienne reçoit en effet sa valeur de cette expérience d'un Dieu qui est Présent, aux trois sens du terme (en français) : 

il est présent, parce qu'il est là, proche de nous. Ce n'est pas un Dieu absent de tout ce qui fait notre existence. 

Il est présent, parce qu'il est là "au présent", c'est-à-dire maintenant. Ce n'est pas le Dieu du passé ou de l'avenir, mais du "maintenant" de notre existence. Il vient à notre rencontre maintenant, aujourd'hui.

Il est présent, parce qu'il vient à nous comme un "présent", comme un don, un cadeau. Il nous fait le don de sa paix et de sa joie. 

 

Sainte lectio divina à tous en ce Temps de l'Avent

 

Christophe de DREUILLE

 

 

LUNDI 12 DÉCEMBRE 2011

 

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu (Is 61 – lecture de la messe de ce dimanche)

 

Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur (Lc 1 – Cantique de la messe de ce dimanche)

 

Soyez toujours dans la joie (1 Th 5 – lecture de la messe de ce dimanche)

 

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. Et c'est pour qu'il soit manifesté que j'ai été envoyé (Jn 1 – Evangile de ce dimanche)

 

Pousse des cris de joie, fille de Sion!

le Seigneur dansera pour toi avec des cris de joie (So 3 – lectio de cette semaine)

 

Cette troisième semaine du Temps de l'Avent marque un tournant dans notre marche vers Noël et dans notre attente vigilante de la venue du Sauveur. 

Les deux premières semaines de l'Avent nous avaient invités à la vigilance et à faire grandir en nos coeur le désir de la venue du Christ jusqu'à nous, grâce en particulier à la parole des prophètes. Cette tonalité de la liturgie avait trouvé un écho dans notre lectio des deux premiers chapitres du Livre de Sophonie. Le prophète, avec des paroles rudes et radicales, avait invité à la conversion, à renoncer à l'orgueil, à découvrir la marche humble des enfants de Dieu. 

Le troisième dimanche de l'Avent nous invite à recevoir le témoignage de Jean-Baptiste, et à nous ouvrir à la joie du Salut.

La parole de Jean-Baptiste. Il est le précurseur. Celui qui ne veut pas prendre la place du Messie, mais qui est envoyé pour témoigner de la lumière (comme le dit le Prologue de Jn), pour manifester celui qui est déjà là, "au milieu de vous", mais que "vous ne connaissez pas encore". Avec saint Jean-Baptiste, l'attente se précise donc. Celui que nous attendons n'est pas absent, il est déjà là. Seulement, nous risquons toujours de passer à côté de sa présence. Il est déjà là, mais il reste à ce qu'il soit manifesté pour nous et en nous. Il est déjà la lumière, il faut que nous acceptions de nous laisser illuminer et transfigurer par cette lumière. 

– C'est la découverte de la présence du Christ au coeur de nos vies, de notre Sauveur, qui peut ouvrir nos coeurs à la vraie joie. Cette joie ne vient pas de notre situation du moment, elle surgit en notre coeur comme fruit de la présence du Seigneur et du Sauveur. C'est la joie de se savoir sauvés, alors même que nous avons pris conscience de la gravité de nos fautes ; la joie de se savoir aimés. Seule la découverte de la présence en nous, au milieu de nous, du Christ Sauveur peut nous ouvrir ainsi à cette joie spirituelle. En témoignent Marie dans son Magnificat, saint Paul dans sa toute première lettre adressée à une communauté chrétienne. 

Le dernier mot de cettte méditation revient au prophète Sophonie. Il révèle en effet le secret de la joie du Salut. Que les hommes sauvés puissent communier, par leur joie, à la joie même du Seigneur. Si notre joie est de vivre de la présence du Seigneur, la joie du Seigneur c'est de contempler ses enfants sauvés : "le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros sauveur! Il exultera pour toi de joie, il tressaillera dans son amour; il dansera pour toi avec des cris de joie" (So 3,17).

 

Sainte lectio divina à tous en ce Temps de l'Avent

 

Christophe de DREUILLE

 

 

DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2011

 

Ah! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais! (Is 63,19 – 1ère lecture de la messe de ce dimanche)

 

Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veilez! (Mc 13,37 – Evangile de la messe de ce dimanche)

 

Le Jour du Seigneur est proche ! (So 1,7 – lectio divina de ce jour)

 

Puisque nous entrons aujourd'hui, avec le Temps de l'Avent, dans une nouvelle année liturgique, nous pouvons mettre à profit ce temps de commencement pour nous interroger sur notre accueil quotidien de la Parole de Dieu, pour en approfondir la pédagogie divine, pour renouveler notre pratique de la lectio divina et peut-être pour reprendre avec persévérance le rythme quotidien de cette prière : 

Durant cette nouvelle année, comment la Parole de Dieu nous nourrira-t-elle ?

Comment la Parole de Dieu renouvellera notre coeur, nous fera grandir dans cette intimité avec le Christ, Verbe du Père?

Comment par sa Parole, le Christ nous fera cheminer jour après jour, comment il cheminera avec nous, comme il l'avait fait pour les disciples d'Emmaüs, comment il se fera lui-même pour nous le chemin qui nous conduit jusqu'à la pleine communion d'amour avec le Père?

 

Je demande à l'Esprit Saint de vous guider et de vous donner la grâce de la fidélité, pour que grandisse votre foi, votre confiance en ce Père qui en son Fils s'est approché de nous, pour que se déploie votre espérance en ce Dieu d'amour qui veut nous conduire à la plénitude de la vie. 

 


 

Lectio divina de ce Temps de l'Avent : le livre du prophète Sophonie

 

Le Temps de l'Avent est destiné à faire grandir en nos coeurs le désir de la venue du Christ. C'est pourquoi la liturgie accorde une si grande place, durant ces quatre semaines, aux textes des prophètes. Ceux-ci ont porté l'espérance d'Israël dans le Messie Sauveur, ils ont été envoyés pour préparer le coeur du peuple et pour que grandisse dans les coeurs le désir de la venue du Sauveur, de la venue du Seigneur lui-même portant avec lui le salut. La vigilance dont parle Jésus dans l'Evangile de ce premier dimanche de l'Avent est de cet ordre. Or, pour que notre désir de la venue du Seigneur grandisse en nous, il faut d'abord libérer nos coeurs de tout ce qui l'encombre, de tout ce qui l'entrave, de tout ce qui l'alourdit. C'est pourquoi le Temps de l'Avent qui veut nous ouvrir progressivement à la joie du Salut commence par nous inviter à la conversion. 

 

Tel est bien le message du Livre prophétique que nous vous proposons en ce Temps de l'Avent : Le Livre de Sophonie. Il fait partie de cet ensemble de textes prophétiques de l'Ancien Testament que l'on appelle les "12 petits prophètes". 

Avant de laisser éclater la perspective de la joie du Salut, le prophète commence son livre par une série impressionnante d'oracles de jugement. Certaines des formules, et la tonalité même de ces oracles, peuvent nous déconcerter. Aussi, pour ne pas faire de contresens et pour entrer dans l'intelligence spirituelle du message du prophète, il est important de rappeler quelques principes, quelques clefs, qui commandent la bonne interprétation de cette prédication prophétique :

 

– Tout d'abord, aucun oracle de la Bible n'est donné pour nous condamner. Ils sont au contraire destinés à la conversion. Plus l'oracle de jugement est rude, violent, plus la conversion est urgente. C'est ainsi qu'il faut comprendre tous les oracles de jugement, que l'on appelle parfois "oracles de condamnation". Cette clef de lecture est si importante qu'elle est développée dans le petit livre prophétique de Jonas. En Jérémie, nous trouvons une semblable indication, exprimant le désir du coeur de Dieu quand il envoie le prophète parler sévèrement à son peuple pécheur : "peut-être écouteront-ils et se détourenront-ils chacun de sa voie perverse" (Jr 26,3). Accueillons donc les oracles de jugement comme ces invitations très vives à la conversion, invitation à nous convertir aujourd'hui.

 

– D'autre part, ne perdons pas de vue que chaque passage de la Bible fait partie d'oeuvres entières, de livres qui ont leur cohérence du début jusqu'à la fin. Aussi est-il important de toujours lire un passage à l'intérieur d'un projet global qui est déployé sur plusieurs chapitres. C'est pourquoi, nous devons lire en lecture continue la totalité d'un livre, ou au moins d'une grande section du livre, pour pouvoir situer de manière juste le passage dans l'ensemble du projet divin développé. Dans le cadre de la lectio divina quotidienne, c'est l'une des raisons de cette première lecture de l'ensemble du livre de Sophonie, avant d'avancer davantage dans la méditation de chacun des passages. Ainsi, ce livre s'ouvre par des oracles de jugement sévères qui préparent le peuple à l'accueil de la joie du Salut. Le message de conversion est aussi radical en début de livre, que sera pénière la joie que le prophète annoncera ensuite. 

 

– Comment alors recevoir avec profit les durs oracles de jugement du début du livre de Sophonie.?En comprenant que, ce que le Seigneur veut détruire, ce ne sont pas les hommes, mais le péché qui asservit l'homme. C'est le mal au coeur de l'homme qu'il veut anéantir, dont il veut nous libérer, dont il veut que nous désolidarisions. Cette destruction du mal sera radicale. C'est la seule condition pour que l'homme puisse enfin accueillir la joie du salut. Le Seigneur annonce donc que les deux grands péchés de l'homme seront détruits : l'orgueil et l'idolatrie. 

 

Le thème du Jour du Seigneur, qui apparaît dès le début du Livre (cf. la lectio de ce jour), est un bon exemple de cette invitation à la conversion. La venue du Seigneur sera un jour de joie pour celui qui met en Dieu son espérance. Il se réjouira de la Visite du Seigneur se faisant proche et apportant le Salut. 

Ce jour ne sera un jour terrible que pour l'orgueil et l'idolatrie qui ne pourront plus tenir devant la manifestation de la présence du Seigneur (et pour ceux qui refuseraient jusqu'au bout de se désolidariser de ces fautes). Aussi, sommes-nous invités par le prophète à rompre avec ces péchés. L'orgueil qui prétend que nous pouvons nous passer de Dieu pour ne compter que sur nous-mêmes, qui insinue que le Seigneur ne pourrait "faire ni bien ni mal" (So 1,12) ; l'idolatrie qui nous fait nous tromper de Dieu et nous fait prendre pour des dieux ce qui n'en est pas. C'est bien cela qui est stigmatisé dans les premiers textes de Sophonie. 

 

Accueillons donc cette Parole de Dieu telle qu'elle nous est donnée, acceptons en les exigences, ne soyons pas rebutés par la tonalité de ces textes, mais laissons-nous convertir par cette Parole. Comme nous le recommande l'Epître au Hébreux : "débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d'abord du péché qui nous entrave si bien ; alors nous courrons avec endurance" (He 12,1). Alors notre coeur laissera toute la place au désir de la Venue du Sauveur et pourra s'écrier avec les mots de la prière des premiers chrétiens "Marana tha", "Viens Seigneur Jésus !"

 

Sainte lectio divina à tous en ce Temps de l'Avent

Christophe de DREUILLE


Pour ceux qui nous rejoignent en ces jours-ci et qui voudraient entrer progressivement dans la démarche, et pour ceux qui voudraient vivre d'une manière particulière ce Temps de l'Avent, nous proposons un parcours alternatif de lectio divina pour les 3 premières semaines de l'Avent ; un parcours appuyé sur les textes reçus le dimanche. Vous en trouverez les fiches sur notre site. 

 

 

 

 

 

 

 

SAMEDI 26 NOVEMBRE 2011

 

Vivez dans l'action de grâce! Que la Parole de Dieu réside chez vous en abondance

 

Au terme d'un parcours de lectio divina, la journée du samedi, plus que jamais, peut être l'occasion de reparcourir l'ensemble du texte biblique que nous avons prié depuis quelques semaines, ou de reprendre les notes qui ont pu accompagner cette lectio divina quotidienne. 

 

En ces derniers jours d'une année liturgique, saint Paul nous laisse dans cette épître deux messages majeurs

 

Tout d'abord, l'Apôtre nous invite à contempler le Christ dans l'oeuvre du salut qu'il a réalisée pour nous. Le contempler, et surtout être enracinés, édifiés en lui (cf. Col 2,7). Toute l'épître rappelle que le Christ est l'unique, suffisant, permanent et nécessaire médiateur. C'est dans le Christ que nous pouvons vivre notre vie chrétienne en communion avec le Père et en communion avec nos frères. L'hymne du chapitre 1 est l'un des plus grands textes sur cette médiation du Christ. C'est dans le Christ que le croyant, encore sur terre, vit déjà (depuis le baptême) de la vie divine. Cette médiation du Christ nous a libérés de toutes les fausses médiations que les hommes peuvent imaginer et qui soumettent à leur loi ceux qui mettent dans ces superstitions leur confiance. Le chrétien n'est plus soumis à toutes ces idoles, à toutes ces forces plus ou moins obscures. Déjà ressuscités avec le Christ (Col 3,1), il nous suffit d'épanouir dans notre existence quotidienne cette vie divine. Si la Parole de Dieu doit "résider chez nous en abondance", c'est précisément parce qu'elle nous permet de vivre en communion avec le Christ, Verbe du Père. 

 

L'autre message est peut-être le plus important pour notre vie chréitenne et nous invite à l'une des plus radicales conversions. C'est ce que saint Paul a découvert sur la route de Damas et dont il ne cesse de témoigner : "vivez dans l'action de grâce". L'enjeu est une conversion du regard : Ne plus s'attacher à ce qui nous manque et que l'on souhaite obtenir, mais désormais découvrir, contempler, et nous attacher à ce que le Christ nous a donnés et que nous devons déployer, épanouir. Ce changement de regard peut transfigurer toute une existence, pacifier les coeurs et réorienter tous nos engagements. Nous cherchons en effet si souvent obtenir ce qui nous manque ; nos efforts pour cela pourrait alors nous conduire à l'orgueil de penser que l'on peut obtenir par soi-même le don de Dieu, par les mérites que nous pourrions accumuler. 

A l'inverse, reconnaître le don que Dieu nous fait, nous a déjà fait, reconnaître que tout ce qui donne sens à notre existence nous est donné, que le salut nous est gratuitement offert par le Christ, que la charité du Père est répandu dans nos coeurs, que nous sommes les enfants bien-aimés de ce Père qui ne cesse de nous dire : "tout ce qui est à moi est à toi", nous invite à l'action de grâce. C'est pourquoi, dans cette épître aux Colossiens, l'action de grâce a une telle importance. L'Esprit Saint nous permmetra alors de faire fructifier tout ce qui nous est donné.

 

Avec la Vierge Marie, contemplons le Christ, Sauveur des hommes, et par le Magnificat, entrons nous aussi dans ce beau mouvement de l'action de grâce. 

 

Sainte lectio divina

 

Christophe de DREUILLE

 

LUNDI 17 OCTOBRE 2011

 

Dieu s'est plu à faire habiter dans le Christ toute la Plénitude et par lui à réconcilier tous les êtres (Col 1,19-20)

 

Au début de cette semaine où l'Eglise nous invite à méditer sur sa Mission universelle, nous commençons un nouveau parcours de lectio divina quotidienne. Nous retrouvons le message de saint Paul qui, dans l'épître aux Colossiens, médite et contemple l'oeuvre du Salut menée à son plein accomplissemnent par le Christ, unique et suffisant médiateur. 

 

Une épître qui témoigne de la mission chrétienne : Dès le premier chapitre de l'Epître, saint Paul met en valeur la belle figure d'Epaphras, un de ses disciples. En effet, la jeune communauté chrétienne de Colosses a ceci de particulier, au sein des destinataires des épîtres pauliniennes, d’être une Église que Paul n'a ni fondée, ni visitée, et auprès de laquelle il n’envisage même pas de se rendre. Qu’il ne connaisse pas personnellement les destinataires de cette épître, n’empêche cependant pas Apôtre de se révéler particulièrement concerné et préoccupé par la solidité de leur foi. C’est en effet très probablement une mission composée de disciples de Paul qui est à l’origine de la fondation de cette Église ; cette mission serait partie d’Ephèse et aurait eu, à sa tête, un Colossien, Épaphras. Les nombreuses salutations que nous trouvons au terme de cette Épître nous renseignent d’ailleurs sur les relations étroites et suivies que Paul et ses compagnons entretenaient avec les chrétiens de la région de Colosses. L’épître insiste également à plusieurs reprises sur la collégialité de l’activité missionnaire, en évoquant non seulement le fidèle Timothée, co-auteur de la lettre, mais aussi en mentionnant l’importance du rôle d’Épaphras et l’envoi de Tychique à Colosses.

 

Une épître qui proclame l'unique, permanente et suffisante médiation du Christ : C'est le sens de ce que l'on appelle "l'hymne aux Colossiens". C'est bien en Jésus Christ que le croyant met toute sa confiance. Le Christ mène le projet créateur à sa perfection et à son accomplissement dans le don qu'il a fait de lui-même sur la Croix. C'est en lui que nous sommes réconciliés ; c'est unis à lui que par le Baptême nous devenons une Création nouvelle. L'hymne qui constitue la lectio de ce jundi est ce cri d'émérveillement qui commande tout ce qui sera développé dans la suite de l'Epitre aux Colossiens. 

 


 

 

COMMENT VIVRE CETTE PREMIÈRE ÉTAPE : LA LECTURE PRIANTE DU TEXTE

Ceux qui ont commencé il y a peu à vivre la lectio divina quotidienne ont pu être surpris de ne plus voir, pour cette semaine, les références complémentaires. C'est à dessein que nous vous proposons, dans un premier temps, une lecture simple et continue du texte biblique choisi, en l'occurrence l'épître aux Colossiens. Dans quelques jours, vous retrouverez la seconde et la troisième lecture proposée de ce texte accompagnées par des lectures complémentaires.

 

Cette première étape présente deux intérêts, dans le cadre de la pédagogie de la lectio divina : 

 

– tout d'abord, vous donner l'occasion de lire un texte biblique dans sa longueur, dans sa continuité et sa cohérence, sans choisir, sans éviter ce qui est a priori moins facile à comprendre ou à accepter.

 

– ensuite, vous ouvrir à la première étape de la lectio diivna : la LECTURE priante, la "lectio" (cf. notre site : pédagogie de la lectio divina), sans passer trop rapidement à la seconde étape qu'est la méditation. 

 

 

 

Rendez-vous disponibles pour cette lecture priante vécue sous la lumière de l’Esprit-Saint. N’oubliez pas qu’elle est d’abord une nourriture spirituelle, c’est-à-dire qu’il faut le temps de l’assimiler avant de chercher à enrichir notre connaissance intellectuelle.

 

Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

 

DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2011

 

Le message de Benoît XVI, adressé récemment à des pèlerins francophones, nous encourage à vivre fidèlement cet accueil quotidien de la Parole de Dieu dans notre lectio divina :

Je vous invite aujourd'hui à devenir des familiers de la Parole de Dieu! Elle nous appelle à l'amour mutuel.Cet amour se vit de façon très concrète dans le quotidien, c'est-à-dire : prendre avec l'autre le temps d'un vrai dialogue, le respecter, lui pardonner, prier ensemble et les les uns pour les autres. Ainsi  peut naître et grandir la fraternité que Jésus est venu instaurer au sein des familles, des communautés, des pays.


Les lectures de la messe de ce dimanche nous introduisent au thème de notre lectio divina quotidienne de cette semaine. 

Nous poursuivons en effet notre parcours dans les chapitres 8 à 12 de l'Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu. Après les premières guérisons (dans le chapitre 8 de l'Evangile), les lectures que nous méditons cette semaine nous invitent à contempler la libération du mal que Jésus est venu réaliser pour nous. Il y a en effet plus dramatique que les maladies et infirmités corporelles : le péché dans le coeur de l'homme. Contemplons comment Jésus nous libère de ce mal et nous invite à vivre de sa miséricorde. Ayons la même reconnaissance que les foules qui sont témoins de la guérison du paralytique.

Enfin, rendons grâce pour la miséricorde dont nous sommes les bénéficiaires, cette surabondance du pardon que le Père nous offre inlassablement, comme nous le rappelle l'Evangile de ce dimanche. 

Saint Jean, dans sa première épître, nous rappelle que notre force, contre la puissance du mal et ses ravages, ne vient pas de nous, mais de la Parole de Dieu qui demeure en nous. Elle nous permet de "vaincre le Mauvais" (1 Jn 2)


Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

 

DIMANCHE 24 JUILLET

Les lectures de la messe de ce dimanche constituent un bel encouragement à persévérer dans notre lectio divina quotidienne : 

 

"Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai"

"Donne à ton serviteur un coeur capable d'écouter" (1 R 3)

 

"Déchiffrer ta Parole illumine" (Ps 119 (118))

 

Au début de notre temps quotidien d'accueil de la Parole, nous pouvons formuler la même prière que le roi Salomon : "Donne-moi Seigneur un coeur capable d'écouter". Puis nous demandons à l'Esprit Saint de nous illuminer par cette Parole qui vient nous rejoindre aujourd'hui.


Depuis maintenant quelques semaines, nous sommes engagés dans un parcours au sein du psautier. Pour soutenir notre lectio divina, je vous laisse quelques méditations sur cette prière des psaumes : 

Le Psautier
 
Les 150 psaumes ont été rassemblés et organisés en un recueil qui forme le livre biblique du Psautier, structuré en cinq livrets. Ils répondent ainsi à la Révélation développée dans les cinq livres du Pentateuque (les 5 premiers livres de l'Ancien Testament) et chez les prophètes. Les psaumes expriment la méditation et la prière d'Israël. Cette réponse du peuple, nourrie de la Parole de Dieu reçue, devient elle-même, par son insertion dans la Bible, expression de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu s'est faite Parole d'homme, pour que la parole de l'homme devienne Parole de Dieu. La présence du Psautier au coeur de l'Ancien Testament est le signe que la Révélation donnée ouvre un dialogue entre Dieu et l'homme et invite à une communion. Dans les psaumes, "Dieu nous apprend à parler à Dieu" (Cardinal MARTINI)

Prier les Psaumes
 
Les psaumes ont été priés par le peuple d'Israël,
ils ont porté le dialogue de Jésus avec son Père,
Ils ont été priés par les premières générations chrétiennes.
Ils sont au coeur de la prière chrétienne qu'ils nourrissent et expriment.

La Présentation Générale de la Liturgie des Heures consacre un chapitre très instructif sur la prière des psaumes. En voici quelques extraits  :

  • De leur origine, ces poèmes tiennent la vertu d'élever à Dieu l'esprit des hommes, d'éveiller en eux des sentiments religieux et saints, de les aider admirablement à rendre grâce dans les circonstances heureuses, et de leur apporter consolation et force d'âme dans l'adversité.
     
  • L'Esprit Saint, sous l'inspiration duquel les psalmistes ont chanté, vient toujours avec sa grâce au secours des croyants qui chantent ces poèmes avec bonne volonté.
     
  • Tous les psaumes possèdent un caractère musical qui détermine la manière dont il convient de les chanter. C'est pourquoi, même si le psaume est dit sans être chanté, et même dans la solitude et en silence, cette récitation doit être commandée par son caractère musical: sans doute il présente un texte à notre esprit, mais il tend davantage à toucher les coeurs de ceux qui psalmodient et de ceux qui écoutent, voire de ceux qui jouent " sur le psaltérion et la cithare ".
     
  • Celui qui psalmodie ouvre son coeur aux sentiments dont les psaumes sont animés.

Lorsque nous méditons les psaumes, selon la pédagogie divine de la lectio divina, nous pouvons nous attacher à plusieurs aspects de ces textes de la Parole de Dieu : 

– les psaumes nous révèlent un Dieu qui est à l'écoute des hommes, de leur prière, de leur louange comme de leurs détresses. Méditer les psaumes, c'est tout d'abord donc découvrir ce Dieu qui écoute et accueille nos prières. Nous pouvons tout lui dire, lui qui est un Père très aimant. L'audace du psalmiste, en particulier dans les supplications, exprime cette confiance infinie en l'amour paternel du Seigneur. 

 

– Les psaumes ont été priés et vécus par Jésus Christ. Comment vraiment comprendre par exemple les psaumes 22 et 23 sans avoir dans le coeur la passion du Christ et le salut qu'il nous a offert. 

 

– Les psaumes mettent des mots sur ce que vivent nos contemporains, pour lesquels nous sommes invités à prier, sur toutes les situations des hommes. Méditer les Psaumes, c'et donc faire de notre prière une prière universelle.

 

– Enfin, les psaumes expriment notre propre prière. Nous pouvons apprendre auprès du psalmiste comment nous adresser à Dieu comme à un Père disponible, à notre écoute.


Sainte lectio divina.

Christophe de DREUILLE