Epître de saint Paul aux Romains (Rm 9-16) – 28 juin. au 3 août (semaine 8)

« recherchons ce qui favorise la paix et l’édification mutuelle » (Rm 14, 19)

Version imprimable (Rm 9-16 semaine 8))

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Viens, Esprit Créateur nous visiter, Viens éclairer l’âme de tes fils ; Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, toi qui créas toute chose avec amour ».

 

Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

Conclurel e temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as instruit le monde entier par la parole de l’Apôtre saint Paul, accorde-nous d’aller vers toi en cherchant à lui ressembler, et d’être, dans le monde, les témoins de ton Évangile. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.Amen »

 

 

 

DIMANCHE 28 JUILLET 2019

              

 Lecture suivie : Rm 13, 11 – 14  « revêtons-nous des armes de la lumière »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Ephésiens (Ep 5, 8 – 20) 

Jadis vous étiez ténèbres, mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur; conduisez-vous en enfants de lumière; car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité. Discernez ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux oeuvres stériles des ténèbres; dénoncez-les plutôt. Certes, ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même de le dire; mais quand tout cela est dénoncé, c’est dans la lumière qu’on le voit apparaître; tout ce qui apparaît, en effet, est lumière. C’est pourquoi l’on dit: Eveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ. Ainsi prenez bien garde à votre conduite; qu’elle soit celle non d’insensés mais de sages, qui tirent bon parti de la période présente; car nos temps sont mauvais; ne vous montrez donc pas inconsidérés, mais sachez voir quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin: on n’y trouve que libertinage; mais cherchez dans l’Esprit votre plénitude. Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre coeur. En tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ.

 

 

LUNDI 29 JUILLET

 

Lecture suivie : Rm 13, 11 – 14  « revêtons-nous des armes de la lumière » 

Texte de méditation : SAINT GRÉGOIE DE NYSSE (Ecrits spirituels) – IVe siècle

Quand nous concevons le Christ comme « vraie lumière (Jn 1,9) « inaccessible » (1Tm 6,16) au mensonge, nous apprenons que notre vie doit elle aussi être illuminée par les rayons de la vraie lumière. Or ce sont les vertus, les rayons jaillis du soleil de la justice pour nous illuminer (cf. Ml 3,20) qui permettent de rejeter « les œuvres de ténèbres » et « de marcher avec décence comme en plein jour » (Rm 13,12-13) « en répudiant les silences de la honte » (2Co 4,2), de tout faire en pleine lumière et de devenir soi-même lumière pour éclairer les autres, ce qui est le propre de la lumière (cf. Mt 5,15-16). Et si nous concevons le Christ comme « sanctification » (1 Co 1,30), détournons-nous de toute action ou pensée impure et souillée pour montrer que nous participons vraiment à son nom, en confessant la puissance de la sanctification non seulement en mots, mais en fait, par notre vie. Nous avons appris que le Christ, qui s’est livré lui-même en rançon pour nous, est « rédemption » (1Co 1,30) ; ce mot nous enseigne que, nous donnant l’immortalité en bien propre comme une sorte de prix que vaudrait l’âme de chacun, il a fait de nous des rachetés, tirés grâce à lui de la mort au prix de sa vie. Si donc nous somme devenus les esclaves de celui qui nous a rachetés, nous tournerons totalement nos regards vers notre maître, de manière à ne plus vivre pour nous-mêmes, mais pour celui qui nous a acquis en échange de sa vie.

 

 

MARDI 30 JUILLET

 

Lecture suivie : Rm 14, 1 – 12 : « Nous ne vivons pas pour nous-mêmes, mais pour le Seigneur »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Marc (Mc 8, 29 – 38)

« Mais pour vous, leur demandait Jésus, qui suis-je? » Pierre lui répond: « Tu es le Christ. » Alors il leur enjoignit de ne parler de lui à personne. Et il commença de leur enseigner: « Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter; et c’est ouvertement qu’il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit: « Passe derrière moi, Satan! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes! » Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit: « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera. Que sert donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie? Et que peut donner l’homme en échange de sa propre vie? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »

 

 

MERCREDI 31 JUILLET

 

Lecture suivie : Rm 14, 1 – 12 : « Nous ne vivons pas pour nous-mêmes mais pour le Seigneur»

Texte de méditation : SAINT GRÉGOIRE LE GRAND (Sur Ezéchiel) – VIe siècle

Que nous nous fatiguons au ministère de la parole, que nous fassions largesses de nos biens aux démunis ou domptions en nous la chair par l’abstinence, que le zèle nous stimule ou que la patience nous fasse tolérer parfois avec douceur certains dérèglement, un devoir nous reste, celui d’examiner avec soin notre intention, soucieux de faire tout ce que nous faisons par un amour jaloux du Seigneur, et non pour nous, de crainte qu’en agissant nous ne servions non pas le Seigneur, mais nous. Ils se servaient eux-mêmes, et non le Seigneur, ceux dont Paul disait : « tous cherchent leurs intérêts, et non ceux de Jésus-Christ ». Le même Paul et avec lui de saints frères s’empressaient de servir le Seigneur, et non pas eux-mêmes, dans la vie comme dans la mort : « aucun de nous disait-il ne vit pour lui, aucun ne meurt pour lui. Si nous vivons nous vivons pour le seigneur ; si nous mourons nous sommes au Seigneur ». Les saints ne vivent ni ne meurent pour eux. Ils ne vivent pas pour eux, car en tout ce qu’ils font, ce sont des fruits spirituels qu’ils convoitent, et par la prière, la prédication, leur assiduité aux œuvres saintes, ils désirent multiplier les citoyens de la patrie céleste. Ils ne meurent point pour eux, car en présence des hommes ils glorifient Dieu par leur mort, ce Dieu vers qui ils ont hâte de parvenir, même en mourant. Dans la mort des saints, voyons non pas l’humiliation infligée par les infidèles, mais la louange du Seigneur grandissant au cœur des croyants.

 

 

JEUDI 1erAOÛT

 

Lecture suivie : Rm 14, 13 – 23 : « le Royaume de Dieu est justice, paix dans l’Esprit »

Référence complémentaire :Epître de saint Paul aux Galates (Ga 5, 18 – 26) :

Si l’Esprit vous anime, vous n’êtes pas sous la Loi. Or on sait bien tout ce que produit la chair: fornication, impureté, débauche, idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, sentiments d’envie, orgies, ripailles et choses semblables – et je vous préviens, comme je l’ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n’hériteront pas du Royaume de Dieu. — Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n’y a pas de loi. Or ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit est notre vie, que l’Esprit nous fasse aussi agir. Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant mutuellement.

 

VENDREDI 2 AOÛT

 

Lecture suivie : Rm 14, 13 – 23 : « le Royaume de Dieu est justice, paix dans l’Esprit »

Texte de méditation : SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE (Ecrits spirituels) – IVe siècle

Paul dit que « tout ce qui ne procède pas de la foi est péché» (Rm 14,23) ; en raisonnant de la même manière, on peut en toute logique démontrer que, si elle n’est pas tournée vers le Christ, toute  parole, toute action, toute pensée regarde absolument vers ce qui s’oppose au Christ. Il est impossible, si l’on s’est mis en dehors de la lumière ou de la vie, de ne pas être complètement dans les ténèbres ou dans la mort. Si donc ce qui n’est pas accompli ou dit ou pensé selon le Christ est en liaison étroite avec ce qui s’oppose au bien, il est évident que l’homme qui se met en dehors du bien par ce qu’il pense, fait ou dit, abandonne le Christ. Que doit donc faire celui qui a été jugé digne de porter le grand nom du Christ ? Quoi, sinon faire le tri en lui-même des pensées, des paroles, des actions, selon que chacune regarde vers le Christ ou lui est étrangère ; et ce tri est bien facile. Ce que l’on réalise, ou conçoit, ou formule en cédant à une passion n’a aucune harmonie avec le Christ, mais porte la marque de son ennemi qui applique les passions comme de la boue sur la perle de l’âme et souille l’éclat de cette pierre précieuse. Au contraire, ce qui purifie de toute disposition passionnelle est orienté vers le maître de l’impassibilité, qui est le Christ ; c’est de lui que l’on peut, comme d’une source pure et incorruptible, puiser les pensées pour les faire siennes, et montrer que l’on ressemble au prototype autant que ressemblent à l’eau celle qui a jaillit dans la source et celle qui de là passe dans l’amphore. Car c’est une pureté de même nature que l’on contemple dans le Christ et dans celui qui participe à lui, mais l’un jaillit en source, l’autre participe et puise, en transposant dans sa vie, la beauté des réalités spirituelles ; si bien qu’il y a harmonie entre l’homme caché et l’homme visible, quand la beauté de la vie s’accorde avec les pensées mues par le Christ. À mon sens donc, la perfection dans la vie chrétienne, c’est d’être en communion avec tous les noms qui exprime le nom du Christ, dans son âme, sa parole et les activités de sa vie, de manière à accueillir en soi la sanctification complète, selon le vœu de Paul « dans tout son être, corps, Anne et esprit » (1Th 5,23), en se gardant bien loin de tout commerce avec le mal.

SAMEDI 3 AOÛT

 

 PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 

contact : lectiodivina@catho-aixarles.fr  – site web : www.lectiodivina.catholique.fr