« Le Verbe s’est fait chair et il a planté sa tente parmi nous » (Jn 1, 14)

Lectio Divina - Saint Jean l'Evangéliste

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COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»

 

 

SEMAINE 1

« Le Verbe s’est fait chair et il a planté sa tente parmi nous » (Jn 1, 14)

 

Références de lecture

DIMANCHE 23 JANVIER : Jn 1 – 13

LUNDI 24 JANVIER : Jn 1, 14 – 18

MARDI 25 JANVIER : Jn 1, 19 – 34

MERCREDI 26 JANVIER : Jn 1, 35 – 51

JEUDI 27 JANVIER : Jn 2, 1 – 12

VENDREDI 28 JANVIER : Jn 2, 13 – 25

SAMEDI 29 JANVIER: Reprise


 


Présentation de l’Evangile selon saint Jean : chapitres 1 à 4

« Ces signes ont été mis par écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jn 20,31). Tel est l’objectif du quatrième Evangile qui transmet le témoignage du Disciple bien-aimé. Cet Evangile se distingue clairement des trois autres (appelés, synoptiques), dans son vocabulaire et ses thèmes, dans sa manière d’organiser le ministère de Jésus comme dans la mise en valeur de quelques figures. Les miracles sont appelés des « signes », et quelques rencontres occupent une place importante, comme nous le voyons dès ces chapitres 1 à 4, avec Nicodème puis la Samaritaine.

  • Jn 1 – 4 : Le chapitre 1 s’ouvre par le Prologue qui introduit l’ensemble de l’Evangile. Le témoin privilégié qui y est mentionné – Jean (que nous appelons « le Baptiste » – occupera une place importante dans les 3 premiers chapitres. C’est avec cette figure que se poursuit le chapitre 1, avec la manifestation de Jésus et l’appel des premiers disciples.

 

  • Jn 2 – 4 forment ensuite une première partie de l’Evangile que l’on peut résumer ainsi : de Cana à Cana. C’est en effet à Cana qu’aura lieu, dès le chapitre 2, le « Commencement des signes » : celui du vin nouveau des noces. Jésus reviendra à Cana, après une première fête de Pâque vécue à Jérusalem et la rencontre avec la femme de Samarie. Ces chapitres proposent une réflexion sur la foi, ou plutôt selon le vocabulaire du quatrième Evangile : sur l’acte de croire.

 

 


SEMAINE 2

 « Si tu savais le don de Dieu…  » (Jn 4, 10)

 

Références de lecture

DIMANCHE 30 JANVIER: Jn 3, 1 – 8

LUNDI 31 JANVIER : Jn 3, 9 – 21

MARDI 1ER FÉVRIER : Jn 3, 22 – 36

MERCREDI 2 FÉVRIER : Jn 4, 1 – 26

JEUDI 3 FÉVRIER : Jn 4, 27 – 42 

VENDREDI 4 FÉVRIER : Jn 4, 43 – 54

SAMEDI 5 FÉVRIER : Reprise

 


PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 


 

L’ENSEIGNEMENT DE SAINT JEAN (par BENOÎT XVI)

Selon la tradition, Jean est « le disciple bien-aimé » qui, dans le Quatrième Evangile, pose sa tête sur la poitrine du Maître au cours de la Dernière Cène (cf. Jn 13, 21), qui se trouve au pied de la Croix avec la Mère de Jésus (cf. Jn 19, 25) et, enfin, qui est le témoin du Tombeau vide, ainsi que de la présence même du Ressuscité (cf. Jn 20, 2; 21, 7). Nous savons que cette identification est aujourd'hui débattue par les chercheurs, certains d'entre eux voyant simplement en lui le prototype du disciple de Jésus. En laissant les exégètes résoudre la question, nous nous contentons ici de tirer une leçon importante pour notre vie: le Seigneur désire faire de chacun de nous un disciple qui vit une amitié personnelle avec Lui. Pour y parvenir, il ne suffit pas de le suivre et de l'écouter extérieurement; il faut aussi vivre avec Lui et comme Lui. Cela n'est possible que dans le contexte d'une relation de grande familiarité, imprégnée par la chaleur d'une confiance totale. C'est ce qui se passe entre des amis; c'est pourquoi Jésus dit un jour: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis... Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître » (Jn 15, 13, 15).

S'il est un thème caractéristique qui ressort des écrits de Jean, c'est l'amour. Ce n'est pas par hasard que j'ai voulu commencer ma première Lettre encyclique par les paroles de cet Apôtre: « Dieu est amour (Deus caritas est); celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4, 16). Il est très difficile de trouver des textes de ce genre dans d'autres religions. Ces expressions nous placent donc face à une donnée très particulière du christianisme. Jean n'est certes pas le seul auteur des origines chrétiennes, à parler de l'amour. Ceci étant un élément constitutif essentiel du christianisme, tous les écrivains du Nouveau Testament en parlent, même s’ils le font avec des accents différents. Si nous nous arrêtons à présent pour réfléchir sur ce thème chez Jean, c'est parce qu'il nous en a tracé avec insistance et de façon incisive les lignes principales. Nous nous en remettons donc à ses paroles. Une chose est certaine: il n’explique pas ce qu’est l’amour, de façon abstraite, philosophique ou même théologique. Non, ce n'est pas un théoricien. En effet, de par sa nature, le véritable amour n'est jamais purement spéculatif, mais exprime une référence directe, concrète et vérifiable à des personnes réelles.

BENOÎT XVI (catéchèses du mercredi)

 

Dieu qui as dévoilé pour nous les mystères de ton Verbe grâce à ton Apôtre saint Jean, rends-nous capables de comprendre et d’aimer les merveilles qu’il nous a fait connaître. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.

 


PÉDAGOGIE DIVINE DE LA « LECTIO DIVINA » – QUELQUES CONSEILS

 

  • Après notre parcours dans la dernière partie du Livre du prophète Isaïe, nous allons suivre les premiers pas du ministère de Jésus, dans l’Evangile de Jésus Christ selon saint Jean.
  • A partir du 23 janvier, nous vous proposons donc, selon la pédagogie propre de la Lectio Divina, de lire, de méditer, de prier, de contempler, la Parole de Dieu dans les chapitres 1 à 4 de l’Evangile de Jésus Christ selon saint Jean.
  • Pendant deux semaines, à l’aide des références données par cette feuille, nous vous invitons d’abord à prendre le temps de la LECTURE priante du texte, en lecture continue. C’est la raison pour laquelle durant ces semaines, le programme quotidien de la lectio ne comporte pas de textes complémentaires ni de commentaires de la tradition chrétienne (cela viendra pour la seconde et la troisième lecture de ces chapitres, à partir du 5 février).
  • Cette première étape permet de recevoir la Parole de Dieu dans la cohérence d’un texte entier. C’est toute l’Ecriture qui est Parole de Dieu. Rendez-vous disponibles pour cette lecture priante vécue sous la lumière de l’Esprit Saint. N’oubliez pas qu’elle est d’abord une nourriture spirituelle, c’est-à-dire qu’il faut le temps de l’assimiler avant de chercher à enrichir notre connaissance intellectuelle.
  • Certains jours, ce sera une lecture peut-être lumineuse, où un mot, un verset, s’imposent soudain à nous ; dans ce cas, recueillons-le, notons-le peut-être, et faisons de ce qui nous est donné notre prière.
  • D’autres jours, ce sera plus laborieux, voire plus décevant (à vue humaine) ; c’est alors une invitation à persévérer et non à se décourager, le Seigneur travaille plus souvent dans le secret du cœur que dans la lumière éblouissante, il faut du temps pour que le grain semé commence à laisser apparaître une jeune pousse. Respectez ce temps nécessaire. Je vous rappelle que le vrai fruit de toute prière ne s’évalue pas dans la prière elle-même, mais dans notre vie, nos actes et nos choix. Pour soutenir votre prière, à condition que cela ne la remplace pas, vous pouvez également parfois  lire (en plus du texte biblique) tel ou tel paragraphe du « Dossier  de présentation » de la Lectio Divina.
  • D’autres jours enfin, vous vous sentirez moins disponibles et le temps de la Lectio Divina lui-même, indépendamment du texte prié, vous semblera plus difficile à « habiter », ou même à prendre. Dans une vie bien occupée, il est normal que cela arrive. Je vous conseille alors de prendre quand même ce temps, au moins le minimum, de faire un acte de foi en la puissance de la Parole de Dieu et de lire comme vous le pouvez le ou les texte(s) prévu(s). Saint Paul nous a bien dit que l’Esprit Saint venait au secours de notre faiblesse, pour nous apprendre à prier. N’attendons pas d’être dans une disponibilité d’esprit idéale pour se mettre à la prière ; et si c’était la prière elle-même, même pauvre et peu satisfaisante, qui pouvait nous aider à grandir dans notre disponibilité ?
  • N’oublions pas que l’Ecriture s’éclaire elle-même, qu’un verset pourra prendre tout son sens en relation avec d’autres versets. Il peut donc être utile de prendre l’habitude de noter sur un carnet, dans un cahier, les versets qui auront été votre nourriture du jour. 
  • Durant le temps quotidien de Lectio Divina, après avoir invoqué l’Esprit Saint et pris le temps de lire posément, calmement, le texte de la Parole de Dieu, on peut alors s’appuyer sur un mot, une phrase, un verset du texte biblique que l’on vient de lire, pour entrer dans la prière silencieuse où nous laissons la Parole de Dieu nous imprégner