« Sois vigilant, fais preuve de sagesse

dans tes actions et paroles » (Tb 4,14)

Tobie, Quentin Denoyelle - Lectio Divina

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Tobie, semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»

 


DIMANCHE 14 SEPTEMBRE  

Lecture suivie: Tb 4, 14 – 21   « bénis ton Dieu, qu’il rende droits tes chemins »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 119(118), 9 – 16) 

Comment, jeune, garder pur son chemin?

En observant ta parole.

De tout mon cœur, je te cherche;

garde-moi de fuir tes volontés.

Dans mon cœur, je conserve tes promesses

pour ne pas faillir envers toi.

Toi, Seigneur, tu es béni:

apprends-moi tes commandements.

Je fais repasser sur mes lèvres

chaque décision de ta bouche.

Je trouve dans la voie de tes exigences

plus de joie que dans toutes les richesses.

Je veux méditer sur tes préceptes

et contempler tes voies.

Je trouve en tes commandements mon plaisir,

je n'oublie pas ta parole.

 


LUNDI 15 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Tb 4, 14 – 21   « bénis ton Dieu, qu’il rende droits tes chemins » 

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sur Jn) – IVe – Ve siècles

Comment est-il le roi de toute la terre, Jésus qui n'a été vu que dans la Judée, à Jérusalem, où il a conversé avec les hommes, où il est né, où il a sucé le lait de sa mère, où il a grandi, où il a bu et mangé, où il a veillé et dormi, où, étant fatigué, il s'est assis près d'un puits; où il a été saisi, flagellé, couvert de crachats, couronné d'épines, attaché à la croix, percé d'une lance, où il est mort et a été enseveli? Comment reconnaître en lui le roi de toute la terre? Ce qui se voyait dans un lieu n'était que sa chair; sa chair apparaissait aux yeux de la chair; mais sous les dehors d'une chair mortelle se cachait sa majesté immortelle. Quels yeux pouvaient apercevoir cette majesté immortelle voilée par une enveloppe de chair? Il y a d'autres yeux que ceux-là, il y a les yeux de l'âme. Certes, Tobie n'était pas entièrement privé de la vue quand il donnait à son fils des préceptes de vie. Le fils donnait la main à son père pour guider ses pas le père donnait des conseils à son fils pour l'aider à marcher dans la voie de la justice. Ici je vois réellement des yeux, là j'en devine. Les yeux de celui qui donnait des conseils valaient mieux que les yeux de celui qui lui servait de guide. C'étaient de tels yeux que cherchait Jésus-Christ, lorsqu'il disait à Philippe: "Depuis si longtemps je suis avec vous, "et vous ne me connaissez pas encore". C'était à de tels yeux qu'il faisait allusion quand il disait: "Philippe, celui qui me voit, voit aussi mon Père". Ces yeux sont les yeux de l'intelligence, ces yeux sont les yeux du cœur. Ne cherchez pas à voir avec les yeux du corps ce que vous ne pouvez apercevoir que des yeux de l'âme.

 


MARDI 16 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Tb 5, 1 – 8   « cherche quelqu’un qui connaisse la route pour t’accompagner »

Référence complémentaire : Livre de l’Exode (Ex 23, 20 – 25)

Voici que je vais envoyer un ange devant toi, pour qu'il veille sur toi en chemin et te mène au lieu que je t'ai fixé. Révère-le et écoute sa voix, ne lui sois pas rebelle, il ne pardonnerait pas vos transgressions car mon Nom est en lui. Mais si tu écoutes bien sa voix et fais ce que je dis, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires. Mon ange ira devant toi et te mènera chez les Amorites, les Hittites, les Perizzites, les Cananéens, les Hivvites, les Jébuséens, et je les exterminerai. Tu ne te prosterneras pas devant leurs dieux ni ne les serviras; tu ne feras pas ce qu'ils font, mais tu détruiras leurs dieux et tu briseras leurs stèles. Vous servirez le Seigneur votre Dieu, alors je bénirai ton pain et ton eau et je détournerai de toi la maladie.

 


MERCREDI 17 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Tb 5, 1 – 8 « cherche quelqu’un qui connaisse la route pour t’accompagner »

Texte de méditation : BENOIT XVI (Homélie du 29 septembre 2007)

Qu'est-ce qu'un Ange? L'Ecriture Sainte et la Tradition de l'Eglise nous laissent entrevoir deux aspects. D'une part, l'Ange est une créature qui se trouve devant Dieu, orientée de tout son être vers Dieu. Les trois noms des Archanges finissent par le mot "El", qui signifie Dieu. Dieu est inscrit dans leurs noms, dans leur nature. Leur véritable nature est l'existence en vue de Lui et pour Lui. C'est précisément ainsi que s'explique également le deuxième aspect qui caractérise les Anges: ils sont les messagers de Dieu. Ils apportent Dieu aux hommes, ils ouvrent le ciel et ouvrent ainsi la terre. C'est précisément parce qu'ils sont auprès de Dieu, qu'ils peuvent être également très près de l'homme. En effet, Dieu est plus intime à chacun de nous que nous ne le sommes à nous-mêmes. Les Anges parlent à l'homme de ce qui constitue son être véritable, de ce qui dans sa vie est si souvent couvert et enseveli. Ils l'appellent à rentrer en lui-même, en le touchant de la part de Dieu. Dans ce sens également, nous qui sommes des êtres humains devrions toujours à nouveau devenir des anges les uns pour les autres - des anges qui nous détournent des voies de l'erreur et qui nous orientent toujours à nouveau vers Dieu.

 


JEUDI 18 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Tb 5, 9 – 14 « courage, Dieu ne tardera pas à te guérir, courage ! »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Marc (Mc 10, 46 – 52)

Comme Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée (Bartimée), un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier: "Fils de David, Jésus, aie pitié de moi!" Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle: "Fils de David, aie pitié de moi!" Jésus s'arrêta et dit: "Appelez-le." On appelle l'aveugle en lui disant: "Aie confiance! lève-toi, il t'appelle." Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus. Alors Jésus lui adressa la parole: "Que veux-tu que je fasse pour toi?" L'aveugle lui répondit: "Rabbouni, que je recouvre la vue!" Jésus lui dit: "Va, ta foi t'a sauvé." Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.

 


VENDREDI 19 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Tb 5, 9 – 14 « courage, Dieu ne tardera pas à te guérir, courage ! »

Texte de méditation : SAINT GRÉGOIRE LE GRAND (Sur l’Ev.) – Ve – VIe siècles

Remarquons ce que le Seigneur dit à l'aveugle qui s'approche : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Celui qui avait le pouvoir de rendre la vue ignorait-il donc ce que voulait l'aveugle ? Non, bien sûr ! Mais il veut que nous demandions les choses, bien qu'il sache d'avance que nous les demanderons et qu'il nous les accordera. Il nous exhorte à prier jusqu'à être importuns, lui qui affirme cependant : « Votre Père céleste sait de quoi vous avez besoin avant que vous ne le lui demandiez » (Mt 6,8). S'il interroge, c'est pour qu'on lui demande ; s'il interroge, c'est pour exciter notre cœur à la prière. Ce que demande l'aveugle au Seigneur, ce n'est pas l'or, mais la lumière. Il ne se soucie pas de demander autre chose que la lumière. Imitons cet homme, frères très chers. Ne demandons au Seigneur ni des richesses trompeuses, ni des cadeaux terrestres, ni des honneurs passagers, mais la lumière : non la lumière circonscrite par l'espace, limitée par le temps, interrompue par la nuit, et dont nous partageons la vue avec les animaux, mais demandons cette lumière que seuls les anges voient avec nous, qui ne débute par aucun commencement et n'est bornée par aucune fin. Or le chemin pour arriver à cette lumière, c'est la foi. C'est donc avec raison que le Seigneur répond aussitôt à l'aveugle à qui il va rendre la lumière : « Vois ! Ta foi t'a sauvé ».

 


SAMEDI 20 SEPTEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).«  sois vigilant, fais preuve de sagesse dans toutes tes actions et paroles » (Tb 4,14)