« Cherchez le Seigneur, vous tous les humbles de la terre » (So 2,3)

Lectio Divina - Sophonie

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Sophonie, semaine 1

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

 

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»

 

 

 

 


DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2011

So 1, 1 – 14 : « Le Jour du Seigneur est proche »

 

LUNDI 28 NOVEMBRE

So 1, 15 à 2, 3 : « Cherchez le Seigneur vous tous les humbles de la terre »

 

MARDI 29 NOVEMBRE

So 2, 4 – 15 : « La cité joyeuse qui trônait avec assurance »

 

MERCREDI 30 NOVEMBRE

So 3, 1 – 8 : « Matin après matin, le Seigneur promulgue son droit »

 

JEUDI 1er DÉCEMBRE

So 3, 9 – 13 : « Ils ne diront plus de mensonge »

 

VENDREDI 2 DÉCEMBRE

So 3, 14 – 20 : « Pousse des cris de joie, fille de Sion »

 

SAMEDI 3 DÉCEMBRE

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 


Présentation du Livre de Sophonie : de la conversion à la joie du salut

 

Le prophète Sophonie est situé, historiquement, entre Isaïe et Jérémie. Il a exercé son ministère dans la première moitié du 7e siècle avant Jésus Christ, à une époque où le Royaume de Juda est sous la menace constante de l’Assyrie (« Assur » dont la capitale est Ninive), le puissant empire du nord-est qui fait peser le poids de sa domination sur le Moyen-Orient. Son livre fait partie d’un ensemble appelé les « 12 petits prophètes ».

 

Les deux premiers chapitres du livre de Sophonie contiennent des oracles de jugement qui stigmatisent les fautes de Juda et celles des nations voisines. Sont ici dénoncés les deux grands péchés que sont l’idolâtrie et l’orgueil. Ces oracles aux accents parfois rudes et aux formules violentes constituent en réalité une vive invitation à la conversion. Le croyant doit passer de l’orgueil à l’attitude d’humilité.

 

La fin du livre contient certains des plus beaux oracles de salut de l’Ancien Testament, annonçant le Salut accompli par le Seigneur, et invitant les croyants à laisser éclater leur joie devant la perspective de ce Salut. La joie du peuple sauvé lui permet alors de communier à la joie même du Seigneur ayant sauvé ses bien-aimés.

 

Conversion et joie du salut : ce sont bien les deux caractéristiques majeures de ce temps de l’Avent qui nous dispose à accueillir le Sauveur et à reconnaître dans l’enfant de la crèche celui qui accomplit l’espérance déployée dans l’ensemble de l’Ancien Testament.

 


Le Temps de l’Avent : Dieu nous donne son temps (par Benoît XVI)

Avec le premier dimanche de l'Avent, nous entamons aujourd'hui une nouvelle année liturgique. Ce fait nous invite à réfléchir sur la dimension du temps, qui exerce toujours sur nous une grande fascination. A l'exemple de ce que Jésus aimait faire, je  désirerais  toutefois  partir d'une constatation très concrète: nous disons tous: "le temps nous manque", car le rythme de la vie quotidienne est devenu frénétique pour tous. A cet égard également l'Eglise a une "bonne nouvelle" à apporter: Dieu nous donne son temps. Nous disposons toujours de peu de temps; en particulier pour le Seigneur nous ne savons pas ou, parfois, nous ne voulons pas le trouver. Eh bien, Dieu a du temps pour nous! Telle est la première chose que le début d'une année liturgique nous fait redécouvrir avec un émerveillement toujours nouveau. Oui: Dieu nous donne son temps, car il est entré dans l'histoire avec sa parole et ses œuvres de salut, pour l'ouvrir à l'éternité, pour la faire devenir une histoire d'alliance. Dans cette perspective, le temps est déjà en soi un signe fondamental de l'amour de Dieu: un don que l'homme, comme tout autre chose, est en mesure de valoriser ou, au contraire, d'abîmer; de saisir dans sa signification, ou de négliger avec une superficialité obtuse.

Il y a ensuite les trois grands "axes" du temps, qui rythment l'histoire du salut: la création au début, l'incarnation-rédemption au centre et à la fin la "parousie", la venue finale qui comprend également le jugement universel. Ces trois moments ne sont cependant pas à entendre simplement dans une succession chronologique. En effet, la création est bien à l'origine de tout, mais elle est également permanente et se réalise tout au long du devenir de l'univers, jusqu'à la fin des temps. De même l'incarnation-rédemption, si elle a eu lieu à un moment historique déterminé, la période du passage de Jésus sur la terre, étend toutefois son rayon d'action à tout le temps précédent et à tout le temps suivant. Et à leur tour, la venue finale et le jugement dernier, qui précisément dans la Croix du Christ ont eu une anticipation décisive, exercent leur influence sur la conduite des hommes de chaque époque.

Le temps liturgique de l'Avent célèbre la venue de Dieu, dans ses deux moments:  il nous invite tout d'abord à réveiller l'attente du retour glorieux du Christ; puis, Noël s'approchant, il nous appelle à accueillir le Verbe fait homme pour notre salut. Mais le Seigneur vient sans cesse dans notre vie. L'appel de Jésus, qui en ce dimanche nous est reproposé avec force: "Veillez!" (Mc 13, 33.35.37) est donc plus que jamais opportun. Il est adressé aux disciples, mais également "à tous", car chacun, à l'heure que Dieu seul connaît, sera appelé à rendre compte de sa propre existence. Cela comporte un juste détachement des biens terrestres, un repentir sincère de ses propres erreurs, une charité active envers le prochain et surtout de se remettre de manière humble et confiante entre les mains de Dieu, notre Père tendre et miséricordieux. La Vierge Marie, la Mère de Jésus est l'icône de l'Avent. Invoquons-la pour qu'elle nous aide nous aussi à devenir un prolongement d'humanité pour le Seigneur qui vient.

 

Benoît XVI (Avent 2008)