« Sans fin je veux te rendre grâce

car tu as agi » (Ps 52,11)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 42-57, semaine 8

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu que nul œil ne peut voir, tu as dissipé les ténèbres du monde en lui envoyant ta lumière ; tourne vers nous ton visage de paix, et nos louanges proclameront l’incroyable largesse que tu nous fais dans la naissance de ton Fils unique. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen »

 

DIMANCHE 11 JANVIER

Lecture suivie: Ps 52 (51),1 – 11 « je suis comme un bel olivier dans la maison de Dieu »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 1, 1 – 6) 

Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants,

qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent,

mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit!

Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps,

et jamais son feuillage ne meurt; tout ce qu'il entreprend réussira,

tel n'est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille balayée par le vent:

au jugement, les méchants ne se lèveront pas

ni les pécheurs, au rassemblement des justes.

Le Seigneur connaît le chemin des justes,

mais le chemin des méchants se perdra.


 

LUNDI 12 JANVIER

Lecture suivie : Ps 52 (51), 1 – 11 « je suis comme un bel olivier dans la maison de Dieu » 

Texte de méditation : EPIPHANE DE SALAMINE (Homélie pour les Rameaux) – Ve siècle

« Sois en grande joie, fille de Sion » (Za 9,9), sois dans l'allégresse et l'exultation, Église de Dieu, car voici ton Roi qui vient à toi, voici ton Époux qui vient, assis sur un ânon comme sur un trône ! Allons en toute hâte au-devant de lui pour contempler sa gloire. Voici le salut du monde : Dieu vient vers la croix. Nous aussi, les peuples, crions aujourd'hui avec le peuple : « Hosanna au Fils de David, sauve-nous dans les hauteurs, ô Dieu ! » (Mt 21,9; Ps 117,25). C'est un jour de fête que célèbre l'Église, sous l'ombrage du Christ, olivier qui porte du fruit dans la maison de Dieu (Ps 51,10) ; elle célèbre un jour de fête avec le Christ, lis printanier du Paradis en fleur. Car le Christ se tient au milieu de l'Église, lui vrai lis en fleur, racine de Jessé qui ne juge pas le monde mais le sert (Is 11,1.3). Il se tient au milieu de l'Église, source éternelle d'où jaillissent non plus les fleuves du paradis (Gn 2,10), mais Matthieu, Marc, Luc et Jean, qui arrosent le jardin de l'Église du Christ. Aujourd'hui, nous qui sommes de jeunes plants d'olivier féconds (cf Ps 127,3), tenant en main des rameaux d'olivier, supplions le Christ miséricordieux. « Plantés dans la maison du Seigneur », fleurissant au printemps dans « les parvis de la maison de notre Dieu », célébrons un jour de fête : « l'hiver s'en est allé ! » (Ps 91,14; Ct 2,11). Je m'écrie avec Paul d'une voix sainte et forte : « Les choses anciennes ont disparu, voici que tout est nouveau » (2Co 5,17). Un prophète, regardant vers ce roi s'écrie : « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29); et David, regardant vers le Christ issu de sa race selon la chair, dit : « Le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu » (Ps 117,27).    


 

MARDI 13 JANVIER

Lecture suivie : Ps 53 (52), 1 – 7  « quelle fête quand le Seigneur ramènera les déportés »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 3, 10 – 26)

Comme il est écrit: Il n'est pas de juste, pas un seul, il n'en est pas de sensé, pas un qui recherche Dieu. Tous ils sont dévoyés, ensemble pervertis; il n'en est pas qui fasse le bien, non, pas un seul. Leur gosier est un sépulcre béant, leur langue trame la ruse. Un venin d'aspic est sous leurs lèvres, la malédiction et l'aigreur emplissent leur bouche. Agiles sont leurs pieds à verser le sang; ruine et misère sont sur leurs chemins. Le chemin de la paix, ils ne l'ont pas connu, nulle crainte de Dieu devant leurs yeux. Or, nous le savons, tout ce que dit la Loi, elle le dit pour ceux qui sont sous la Loi, afin que toute bouche soit fermée, et le monde entier reconnu coupable devant Dieu, puisque personne ne sera justifié devant lui par la pratique de la Loi: la Loi ne fait que donner la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s'est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus Christ, à l'adresse de tous ceux qui croient --  car il n'y a pas de différence: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu -- et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus: Dieu l'a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi; il voulait montrer sa justice, du fait qu'il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis au temps de la patience de Dieu; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d'être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus.


 

MERCREDI 14 JANVIER

Lecture suivie : Ps 53 (52), 1 – 7 « quelle fête quand le Seigneur ramènera les déportés »

Texte de méditation : SAINT ROMANOS LE MÉLODE (Hymne) – VIe siècle

Ouvre, Seigneur, ouvre-moi la porte de ta miséricorde avant le temps de mon départ (Mt 25,11). Car il me faut m'en aller, aller à toi et me justifier de tout ce que je dis en paroles, accomplis en actes et pense en mon cœur. « Même la rumeur des murmures n'échappe pas à ton oreille » (Sg 1,10). David te crie dans son psaume : « Mes reins sont à toi ; dans ton livre tout est écrit » (Ps 138,13.16). En y lisant les caractères de mes mauvaises actions, grave-les sur ta croix, car c'est en elle que je me glorifie (Ga 6,14) en te criant : « Ouvre-moi ». Notre esprit s'est endurci au point que, quand nous avons entendu parler des calamités d'autrui, nous ne nous sommes corrigés en rien (Lc 13,1s). « Il n'en est pas un qui comprenne, pas un qui cherche ; nous sommes dévoyés, nous sommes pervertis » (Ps 13,2-3). Les Ninivites, autrefois, se sont repentis sur un seul appel du prophète. Mais nous autres, nous n'avons compris ni appel ni menace. Par ses larmes, Ézéchias a mis en fuite les Assyriens en suscitant contre eux la justice d'en haut (2R 19). Or voici que les Assyriens nous ont emmenés en captivité, et nous n'avons pas pleuré ni crié : « Ouvre-nous ». Très haut Seigneur, juge de tous, n'attends pas de nous que nous changions de conduite ; tu n'as pas besoin de nos bonnes actions, car chacun de nous se voue aux actions mauvaises par la pensée et par la volonté. Puisqu'il en est ainsi, Sauveur, gouverne nos jours selon ta volonté, sans attendre notre conversion, car elle ne viendra peut-être pas. Et même si elle vient pour un peu de temps, elle ne persiste pas jusqu'au bout. Comme la semence tombée parmi les pierres, comme l'herbe sur les toits, avant de lever elle se dessèche (Mc 4,5; Ps 128,6). Déploie donc tes miséricordes sur nous et sur tous ceux qui crient : « Ouvre-nous ».


 

JEUDI 15 JANVIER

Lecture suivie: Ps 54 (53), 1 – 9  « le Seigneur est mon appui entre tous »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 8, 31 – 39) 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur? Qui se fera l'accusateur de ceux que Dieu a élus? C'est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera? Le Christ Jésus, celui qui est mort, que dis-je? Ressuscité, qui est à la droite de Dieu, qui intercède pour nous? Qui nous séparera de l'amour du Christ? La tribulation, l'angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive? Selon le mot de l'Ecriture: A cause de toi, l'on nous met à mort tout le long du jour; nous avons passé pour des brebis d'abattoir. Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.


 

VENDREDI 16 JANVIER

Lecture suivie : Ps 54 (53), 1 – 9  « le Seigneur est mon appui entre tous »

  Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Hom. sur les martyrs) – IVe-Ve siècles

Tous les bons et fidèles chrétiens, mais surtout les glorieux martyrs, peuvent dire : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rm 8,31). Contre eux le monde grondait, les peuples préparaient de vains complots, les princes se liguaient (Ps 2,1) ; on inventait de nouveaux tourments et imaginait contre eux d'incroyables supplices. On les accablait d'opprobre et d'accusations mensongères, on les enfermait dans des cachots insupportables, on labourait leur chair avec des ongles de fer, on les massacrait à coups d'épée, on les exposait aux bêtes, les livrait aux flammes, et ces martyrs du Christ s'écriaient : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Le monde entier est contre vous, et vous dites : « Qui sera contre nous ? » Mais les martyrs nous répondent : « Qu'est-ce pour nous que ce monde tout entier, quand nous mourons pour celui par qui le monde a été fait ? » Qu'ils disent donc, qu'ils le redisent, les martyrs, et que nous écoutions et disions avec eux : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Ils peuvent déchaîner leur fureur, nous injurier, nous accuser injustement, nous couvrir de calomnies ; ils peuvent non seulement tuer mais torturer. Que feront-ils les martyrs ? Ils répéteront : « Voici que Dieu vient à mon secours, c'est le Seigneur qui soutient mon âme » (Ps 53,6). Or, si le Seigneur est le soutien de mon âme, en quoi le monde peut-il me nuire ? C'est lui aussi qui rétablira mon corps. « Tous vos cheveux sont comptés » (Lc 12,7). Disons donc, disons avec foi, disons avec espérance, avec un cœur brûlant de charité : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »


 

SAMEDI 17 JANVIER

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).