« Seigneur ouvre mes lèvres,

et ma bouche annoncera ta louange » (Ps 51,17)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 42-57, semaine 7

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu que nul œil ne peut voir, tu as dissipé les ténèbres du monde en lui envoyant ta lumière ; tourne vers nous ton visage de paix, et nos louanges proclameront l’incroyable largesse que tu nous fais dans la naissance de ton Fils unique. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen »

 

DIMANCHE 4 JANVIER

Lecture suivie: Ps 49 (48), 14 – 21  « Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Matthieu (Mt 6, 19 – 33) 

"Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel: là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car où est ton trésor, là sera aussi ton coeur. (…) Nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "Voilà pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit! Ne valez-vous pas plus qu'eux? Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter? Observez les lis des champs, comme ils poussent: ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Que si Dieu habille de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi! Ne vous inquiétez donc pas en disant: Qu'allons-nous manger? Qu'allons-nous boire? De quoi allons-nous nous vêtir? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.


 

LUNDI 5 JANVIER

Lecture suivie : Ps 49 (48), 14 – 21  « Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort » 

Texte de méditation : ST JEAN-PAUL II (Audience du 7 octobre 2004)

La réflexion sur la mort se révèle bénéfique, car elle relativise de nombreuses réalités secondaires que nous avons malheureusement placées au niveau d'absolu, comme précisément la richesse, le succès, le pouvoir... C'est pourquoi un sage de l'Ancien Testament, le Siracide, avertit: “Dans tout ce que tu fais souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras jamais" (7, 36). Mais voilà qu'apparaît dans notre Psaume un tournant décisif. Si l'argent ne réussit pas à nous "racheter" de la mort (cf. Ps 48, 8-9), il y a cependant quelqu'un qui peut nous racheter de cet horizon sombre et dramatique. Le Psalmiste dit en effet: “Mais Dieu rachètera mon âme des griffes du shéol et me prendra" (v. 16). C'est ainsi que s'ouvre pour le juste un horizon d'espérance et d'immortalité. A la question placée au début du Psaume ("Pourquoi craindre?": v. 6), est à présent donnée la réponse:  "Ne crains pas quand l'homme s'enrichit" (v. 17). Le juste, pauvre et humilié dans l'histoire, lorsqu'il parvient à la frontière ultime de la vie, se retrouve sans biens, n'a rien à verser comme "rançon" pour arrêter la mort et se soustraire à son étreinte glaciale. Mais voilà la grande surprise: Dieu lui-même verse une rançon et arrache son fidèle des mains de la mort, car Il est le seul qui puisse vaincre la mort, inexorable à l'égard des créatures humaines. C'est pourquoi le Psalmiste invite à "ne pas craindre" et à ne pas envier le riche toujours plus arrogant dans sa gloire (cf. ibid.) car, parvenu à la mort, il sera dépouillé de tout, il ne pourra emporter avec lui ni or ni argent, ni gloire ni succès (cf. vv. 18-19). Le fidèle, en revanche, ne sera pas abandonné par le Seigneur, qui lui indiquera "le chemin de vie, devant ta face, plénitude de joie, en ta droite, délices éternelles" (cf. Ps 15, 11).


 

MARDI 6 JANVIER

Lecture suivie : Ps 50 (49), 1 – 23  « qui offre un sacrifice d’action de grâce, me rend gloire »

Référence complémentaire : Livre du prophète Osée (Os 14, 2 – 10)

Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu, car c'est ta faute qui t'a fait trébucher. Munissez-vous de paroles et revenez au Seigneur. Dites-lui: "Enlève toute faute et prends ce qui est bon. Au lieu de taureaux nous te vouerons nos lèvres. Assur ne nous sauvera pas, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus Notre Dieu! à l'œuvre de nos mains, car c'est auprès de toi que l'orphelin trouve compassion"  -- Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai de bon cœur; puisque ma colère s'est détournée de lui, je serai comme la rosée pour Israël, il fleurira comme le lis, il enfoncera ses racines comme le chêne du Liban; ses rejetons s'étendront, il aura la splendeur de l'olivier et le parfum du Liban. Ils reviendront s'asseoir à mon ombre; ils feront revivre le froment, ils feront fleurir la vigne qui aura la renommée du vin du Liban. Ephraïm, qu'a-t-il encore à faire avec les idoles? Moi, je l'exauce et le regarde. Je suis comme un cyprès verdoyant, c'est de moi que vient ton fruit. Qui est sage pour comprendre ces choses, intelligent pour les connaître? Droites sont les voies du Seigneur, les justes y marcheront, mais les infidèles y trébucheront.


 

MERCREDI 7 JANVIER

Lecture suivie : Ps 50, 1 – 23  « qui offre un sacrifice d’action de grâce, me rend gloire »

Texte de méditation : SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS (Manuscrits)

« Je veux te faire lire dans le livre de vie, où est contenue la science d'Amour. » La science d'Amour, oh oui, cette parole résonne doucement à l'oreille de mon âme, je ne désire que cette science-là ; pour elle, ayant donné toutes mes richesses, j'estime, comme l'épouse du Cantique, n'avoir rien donné (Ct 8,7). Je comprends si bien qu'il n'y a que l'amour qui puisse nous rendre agréables au bon Dieu que cet amour est le seul bien que j'ambitionne. Jésus se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette fournaise divine ; ce chemin c'est l'abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de son Père. « Si quelqu'un est tout petit qu'il vienne à moi », a dit l'Esprit Saint par la bouche de Salomon (Pr 9,4), et ce même Esprit d'amour a dit encore que « la miséricorde est accordée aux petits » (Sg 6,6). En son nom, le prophète Isaïe nous révèle qu'au dernier jour « le Seigneur conduira son troupeau dans les pâturages, qu'il rassemblera les petits agneaux et les pressera sur son sein » (Is 40,11). Ah, si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes, l'âme de votre petite Thérèse, pas une seule ne désespérerait d'arriver au sommet de la montagne de l'amour, puisque Jésus ne demande pas de grandes actions, mais seulement l'abandon et la reconnaissance. Il a dit dans le psaume 49 : « Je n'ai nul besoin des boucs de vos troupeaux, parce que toutes les bêtes des forêts m'appartiennent et les milliers d'animaux qui paissent sur les collines... Immolez à Dieu des sacrifices de louanges et d'actions de grâces ». Voilà donc tout ce que Jésus réclame de nous, il n'a point besoin de nos œuvres, mais seulement de notre amour. Car ce même Dieu qui déclare n'avoir point besoin de nous dire s'il a faim (Ps 49) n'a pas craint de mendier un peu d'eau à Samaritaine (Jn 4,7). Il avait soif... Il avait soif d'amour.


 

JEUDI 8 JANVIER

Lecture suivie: Ps 51 (50), 1 – 21  « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 15, 1 – 10) 

Tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les Pharisiens et les scribes de murmurer: "Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux!" Il leur dit alors cette parabole: "Lequel d'entre vous, s'il a cent brebis et vient à en perdre une, n'abandonne les 89 autres dans le désert pour s'en aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée? Et, quand il l'a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, ma brebis qui était perdue! C'est ainsi, je vous le dis, qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes, qui n'ont pas besoin de repentir. "Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n'allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée? Et, quand elle l'a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée, la drachme que j'avais perdue! C'est ainsi, je vous le dis, qu'il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent."


 

VENDREDI 9 JANVIER

Lecture suivie : Ps 51 (50), 1 – 21  « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu »

Texte de méditation : JACQUES DE SAROUG (Poème) – Ve-VIe siècles

Je reviendrai à la maison de mon Père comme le prodigue, et je serai accueilli. Comme il a fait, lui, ainsi je ferai : ne m'exaucera-t-il pas ? A ta porte, Père miséricordieux, voici que je frappe ; ouvre-moi, que j'entre, de peur que je me perde et m'éloigne et périsse ! Tu m'as fait ton héritier, et moi, j'ai délaissé mon héritage et dissipé mes biens ; que je sois désormais comme un mercenaire et comme un serviteur. Comme du publicain, aie pitié de moi et je vivrai par ta grâce ! Comme à la pécheresse, remets-moi mes péchés, ô Fils de Dieu. Comme Pierre, tire-moi aussi du milieu des flots. Comme pour le larron, aie pitié de ma bassesse et souviens-toi de moi ! Comme la brebis qui s'est égarée, cherche-moi, Seigneur, et tu me trouveras ; et sur tes épaules amène-moi, Seigneur, à la maison de ton Père. Comme à l'aveugle, ouvre-moi les yeux, que je voie ta lumière ! Comme au sourd, ouvre-moi les oreilles, que j'entende ta voix. Comme pour le paralytique, guéris mon infirmité, que je loue ton nom. Comme le lépreux, par ton hysope purifie-moi de mes souillures (cf. Ps 50,9). Comme la jeune enfant, fille de Jaïre, fais-moi vivre, ô notre Seigneur. Comme la belle-mère de Pierre, guéris-moi, car je suis malade. Comme le jeune enfant, fils de la veuve, remets-moi sur pied. Comme Lazare, appelle-moi de ta propre voix et délie mes bandelettes. Car je suis mort par le péché, comme d'une maladie ; relève-moi de ma ruine, que je loue ton nom ! Je t'en prie, Maître de la terre et du ciel, viens à mon aide et montre-moi ton chemin, que j'aille vers toi. Amène-moi vers toi, Fils du Très Bon, et mets le comble à ta miséricorde. J'irai vers toi et là je me rassasierai dans l'allégresse.


 

SAMEDI 10 JANVIER

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).