« Dieu, ta louange comme ton nom

couvre l’étendue de la terre » (Ps 48,11)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 42-57, semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 28 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Ps 47 (46), 1 – 10 « Le Seigneur est le grand roi sur toutes les nations »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 66, 12 – 22) 

Voici que je fais couler vers elle la paix comme un fleuve, et comme un torrent débordant, la gloire des nations. Vous serez allaités, on vous portera sur la hanche, on vous caressera en vous tenant les genoux. Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai, à Jérusalem vous serez consolés. A cette vue votre cœur sera dans la joie, et vos membres reprendront vigueur comme l'herbe (…) Moi je viendrai rassembler toutes les nations et toutes les langues, et elles viendront voir ma gloire. Je mettrai chez elles un signe et j'enverrai de leurs survivants vers les nations (…) vers les îles éloignées qui n'ont pas entendu parler de moi, et qui n'ont pas vu ma gloire. Ils feront connaître ma gloire aux nations, et de toutes les nations ils ramèneront tous vos frères en offrande au Seigneur, sur des chevaux, en char, en litière, sur des mulets et des chameaux, à ma montagne sainte, Jérusalem, dit le Seigneur, comme les enfants d'Israël apportent les offrandes à la Maison du Seigneur dans des vases purs. Et de certains d'entre eux je me ferai des prêtres, des lévites, dit le Seigneur. Car, de même que les cieux nouveaux et la terre nouvelle que je fais subsistent devant moi, oracle du Seigneur, ainsi subsistera votre race et votre nom.

 


LUNDI 29 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Ps 47 (46), 1 – 10 « Le Seigneur est le grand roi sur toutes les nations » 

Texte de méditation : ST JEAN-PAUL II (Audience du 5 septembre 2001)

Le Psaume se termine par une note surprenante en raison de sa portée universelle: ”Les princes des peuples s'unissent: c’est le peuple du Dieu d'Abraham" (v. 10). On remonte à Abraham, le patriarche qui est à l'origine non seulement d'Israël mais également d'autres nations. C'est au peuple élu qui descend de lui qu'est confiée la mission de faire converger vers le Seigneur toutes les nations et toutes les cultures, car Il est le Dieu de toute l'humanité. De l'Orient à l'Occident, ils se rassembleront alors à Sion pour rencontrer ce roi de paix et d'amour, d'unité et de fraternité (cf. Mt 8, 11). Comme le prophète Isaïe l'espérait, les peuples hostiles entre eux recevront l'invitation à jeter les armes à terre et à vivre ensemble sous l'unique souveraineté divine, sous un gouvernement fondé sur la justice et sur la paix (Is 2, 2-5). Les yeux de tous seront fixés sur la nouvelle Jérusalem où le Seigneur "s'élève" pour se révéler dans la gloire de sa divinité. Il y aura "une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue [...] Ils crient d'une voix puissante: ”Le salut à notre Dieu qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau"" (Ap 7, 9.10). La Lettre aux Ephésiens voit la réalisation de cette prophétie dans le mystère du Christ rédempteur lorsqu'elle affirme, en s'adressant aux chrétiens ne provenant pas du judaïsme: ”Rappelez-vous donc qu'autrefois vous les païens - qui étiez tels dans la chair [...] vous étiez sans le Christ, [...] Or voici qu'à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ. Car c'est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n'en a fait qu'un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine" (Ep 2, 11-14). Dans le Christ, la royauté de Dieu, chantée par notre Psaume, s'est donc réalisée sur la terre à l'égard de tous les peuples. Une homélie anonyme du VIIIème siècle commente ainsi ce mystère: ”Jusqu'à la venue du Messie, espérance des nations, les peuples païens n'ont pas adoré Dieu et n'ont pas su qui Il est. Et tant que le Messie ne les a pas rachetés, Dieu n'a pas régné sur les nations à travers leur obéissance et leur culte. Maintenant Dieu, par sa Parole et par son Esprit, règne sur eux, parce qu'il les a sauvés du mensonge et qu'il s'en est fait des amis".

 


MARDI 30 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Ps 48 (47), 1 – 15  « Il est grand le Seigneur dans la ville de notre Dieu »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 33, 20 – 24)

Contemple Sion, cité de nos fêtes, que tes yeux voient Jérusalem, résidence sûre, tente qu'on ne déplacera pas, dont on n'arrachera jamais les piquets, dont les cordes ne seront jamais rompues. Mais c'est là que le Seigneur nous montre sa puissance, comme un lieu de fleuves et de canaux très larges où ne vogueront pas les bateaux à rame, que ne traverseront pas les grands vaisseaux. Car le Seigneur nous juge et le Seigneur nous régente, Le Seigneur est notre roi, c'est lui notre sauveur. Tes cordages ont lâché, ils ne maintiennent plus le mât, ils ne hissent plus le signal. Alors on s'est partagé un énorme butin, les boiteux se sont livrés au pillage. Aucun habitant ne dira plus: "Je suis malade", le peuple qui y demeure verra sa faute remise.

 


MERCREDI 31 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Ps 48 (47), 1 – 15 « Il est grand le Seigneur dans la ville de notre Dieu »

Texte de méditation : SAINT BERNARD (Homélie) – XIe – XIIe siècles

La Vierge Mère introduit le Seigneur du temple dans le temple du Seigneur. Joseph aussi y amène au Seigneur ce fils qui n'est pas le sien, mais le Fils bien-aimé en qui Dieu a mis toute sa faveur (Mt 3,17). Syméon, le juste, reconnaît celui qu'il attendait ; Anne, la veuve, le loue. En ce lieu, il n'y a pas de pécheur : tous sont justes, tous sont saints, tous sont parfaits. Ne sauveras-tu que ceux-là, Seigneur ? Ton corps va grandir, ta tendresse elle aussi grandira. Je vois maintenant une seconde procession où des foules précèdent le Seigneur, où des foules le suivent ; ce n'est plus la Vierge qui la porte, mais un petit âne. Il ne dédaigne donc personne. Mais j'irai plus loin et je dirai qu'à nous aussi, il nous a réservé une place dans cette procession-là. David, roi et prophète, s'est réjoui de voir ce jour. « Il l'a vu et s'en est réjoui » (Jn 8,56) ; sinon aurait-il chanté : « Nous avons reçu ta miséricorde, ô Dieu, au milieu de ton temple » ? (Ps 47,8) David a reçu cette miséricorde du Seigneur, Syméon l'a reçue, et nous aussi nous l'avons reçue, comme tous ceux qui sont prédestinés à la vie, puisque « le Christ est le même hier, aujourd'hui et pour toujours » (He 13,8). Embrassons donc cette miséricorde que nous avons reçue au milieu du temple, et comme la bienheureuse Anne, ne nous en éloignons pas. Car « le temple de Dieu est saint, et ce temple, c'est vous » dit l'apôtre Paul (1Co 3,17). Elle est proche de vous cette miséricorde ; « elle est proche de vous, la parole de Dieu, dans votre bouche et dans votre cœur » (Rm 10,8). De fait, le Christ n'habite-t-il pas dans vos cœurs par la foi ? (Ep 3,17) Voilà son temple, voilà son trône. Oui, c'est dans le cœur que nous recevons la miséricorde, c'est dans le cœur qu'habite le Christ, c'est dans le cœur qu'il murmure des paroles de paix à son peuple, à ses saints, à tous ceux qui rentrent dans leur cœur.

 


JEUDI 1er JANVIER

Lecture suivie: Ps 49 (48), 1 – 13  « L’homme comblé ne dure pas »

Référence complémentaire : 1ère épître de st Paul aux Corinthiens (1 Co 1, 25 – 31) 

Ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. Aussi bien, frères, considérez votre appel: il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés. Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu. Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption, afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur.

 


VENDREDI 2 JANVIER

Lecture suivie : Ps 49 (48), 1 – 13  « L’homme comblé ne dure pas »

Texte de méditation : ST AMBROISE DE MILAN (Sur les Psaumes) – IVe siècle

« Ecoutez ceci, tous les peuples, prêtez l'oreille, tous les habitants du monde ». Nous reconnaissons ici, précisément au début, la voix du Seigneur Sauveur qui appelle les peuples à l'Eglise, afin qu'ils renoncent au péché, qu’ils deviennent des disciples de la vérité et qu'ils reconnaissent le bénéfice de la foi. Tous les cœurs des diverses générations humaines étaient souillés par le venin du serpent et la conscience humaine, esclave du péché, n'était pas en mesure de s'en détacher. C'est pourquoi le Seigneur, de sa propre initiative, promet le pardon dans la générosité de sa miséricorde, afin que le coupable n'ait plus peur, mais, pleinement conscient, se réjouisse de devoir à présent devenir le serviteur du Seigneur bon, qui a su pardonner les péchés et récompenser les vertus". Comme une personne qui viendra visiter les malades, comme un médecin qui viendra soigner les plaies, c'est ainsi qu'il nous présente le remède, afin que les hommes perçoivent sa bonté et accourent avec un empressement confiant pour recevoir le remède de la guérison. Il appelle tous les peuples à la source de la sagesse et de la connaissance, il promet à tous la rédemption, afin que personne ne vive dans l'angoisse, que personne ne vive dans le désespoir.

 


SAMEDI 3 JANVIER

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).