« Viens vite à mon aide, Seigneur, mon salut ! » (Ps 38,23)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 33-41, semaine 8

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 12 JANVIER

Lecture suivie : Ps 38 (37), 14 – 23  « Mon offense, Seigneur, je la confesse »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 19, 1 – 10) 

Entré dans Jéricho, Jésus traversait la ville. Et voici un homme appelé du nom de Zachée; c'était un chef de publicains, et qui était riche. Et il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait à cause de la foule, car il était petit de taille. Il courut donc en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, qui devait passer par là. Arrivé en cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : "Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi." Et vite il descendit et le reçut avec joie. Ce que voyant, tous murmuraient et disaient : "Il est allé loger chez un homme pécheur !" Mais Zachée, debout, dit au Seigneur : "Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple." Et Jésus lui dit : "Aujourd'hui le salut est arrivé pour cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

 


LUNDI 13 JANVIER

Lecture suivie : Ps 38 (37), 14 – 23  « Mon offense, Seigneur, je la confesse » 

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sur le Ps 51) – IVe – Ve siècles

Que le Dieu d’Israël est bon pour ceux qui ont le cœur droit ! Ecoutez, mes frères ! Parfois Dieu corrige en ce siècle ceux à qui il veut pardonner dans le siècle futur. Ce même David, à qui le prophète avait dit : « Dieu a remis ton péché », à souffert certains châtiments que Dieu lui avait annoncés pour son péché. Car son fils Absalom lui fit une guerre atroce et humilia son père. David s’enfuit avec douleur, et dans l’épreuve de cette humiliation, il reste soumis à Dieu au point de confesser que sa souffrance était méritée. (…) Reconnaissant sa faute, il embrassa le châtiment. David ne cherchait pas sa propre gloire, mais il louait Dieu pour le bien qu’il recevait de lui, louait le Seigneur pour ce qu’il souffrait, bénissait le Seigneur en tout temps, « sa louange toujours à la bouche ». Les cœurs droits sont ainsi.

 


MARDI 14 JANVIER

Lecture suivie : Ps 39 (38), 1 – 7   « mon cœur brûlait en moi »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 25 – 35)

Alors Jésus dit <aux disciples d’Emmaüs> : "O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ?" Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin. Mais ils le pressèrent en disant : "Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme." Il entra donc pour rester avec eux. Et il advint, comme il était à table avec eux, qu'il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent... mais il avait disparu de devant eux. Et ils se dirent l'un à l'autre : "Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Ecritures ?" A cette heure même, ils partirent et s'en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui dirent : "C'est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon !" Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.

 


MERCREDI 15 JANVIER

Lecture suivie : Ps 39 (38), 1 – 7   « mon cœur brûlait en moi »

Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (Message JMJ 2005)

Dans son Evangile, Matthieu rapporte la question qui brûlait le cœur des Mages: "Où est le Roi des Juifs qui vient de naître?" (2, 2). C'est pour Le rechercher qu'ils avaient fait le long voyage jusqu'à Jérusalem. C'est pour cela qu'ils avaient supporté fatigues et privations, sans céder au découragement, ni à la tentation de retourner sur leurs pas. Maintenant qu'ils étaient proches du but, ils n'avaient pas d'autres questions à poser que celle-là. Nous aussi, nous sommes venus à Cologne parce que nous avons entendu résonner dans notre cœur, bien que sous une autre forme, la même question qui avait poussé les hommes de l'Orient à se mettre en chemin. Il est vrai que nous aujourd'hui nous ne cherchons plus un roi; mais nous sommes préoccupés par l'état du monde et nous demandons : Où puis-je trouver les critères pour ma vie, les critères  pour  collaborer  de manière responsable à l'édification du présent et de l'avenir de notre monde? A qui puis-je faire confiance - à qui me confier ? Où est Celui qui peut m'offrir la réponse satisfaisante aux attentes de mon cœur ? Poser de telles questions signifie avant tout reconnaître que le chemin ne peut pas s'achever avant d'avoir rencontré Celui qui a le pouvoir d'instaurer son Royaume universel de justice et de paix, auquel les hommes aspirent, mais qu'ils ne savent pas construire tout seuls. Poser de telles questions signifie aussi chercher Quelqu'un qui ne se trompe pas et qui ne peut pas tromper, et qui est donc en mesure d'offrir une certitude assez forte pour permettre de vivre pour elle et, si nécessaire aussi, de mourir.

 


JEUDI 16 JANVIER

Lecture suivie : Ps 39 (38), 8 – 14  « Je suis l’étranger chez toi »

Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 11, 8 – 16)

Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables... C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

 


VENDREDI 17 JANVIER

Lecture suivie : Ps 39 (38), 8 – 14  « elle est en toi, Seigneur, mon espérance »

Texte de méditation : ORIGÈNE (Homélie sur le Ps 39(38)) – IIIe siècle

 « Fais-moi connaître, Seigneur, ma fin, et quel est le nombre de mes jours pour que je sache ce qui me manque. » (Ps 38,5) Si tu me faisais connaître ma fin, dit le psalmiste, et si tu me faisais connaître quel est le nombre de mes jours, je pourrai par là même savoir ce qui me manque. Ou peut-être, par ces mots, il semble encore indiquer ceci : tout métier a une fin ; par exemple la fin d'une entreprise de construction, c'est de faire une maison ; la fin d'un chantier naval, de construire un bateau capable de triompher des flots de la mer et de supporter l'assaut des vents ; et la fin de chaque métier est quelque chose de semblable pour laquelle le métier lui-même semble inventé. Ainsi peut-être est-il aussi une certaine fin de notre vie et du monde entier pour laquelle se fait tout ce qui se fait en notre vie, ou pour laquelle le monde lui-même a été créé ou subsiste. De cette fin, l'apôtre Paul aussi se souvient quand il dit : « Ensuite viendra la fin, quand il remettra la royauté à Dieu le Père. » (1Co 15,24) Vers cette fin-là, il faut assurément se hâter, puisque c'est le prix même de l'œuvre, ce pour quoi nous sommes créés par Dieu. Comme notre organisme corporel, petit et réduit au début de sa naissance, pousse pourtant et tend au terme de sa grandeur en croissant en âge, et encore comme notre âme reçoit un langage d'abord balbutiant, puis dans la suite plus clair, pour arriver enfin à une manière de s'exprimer parfaite et correcte, de cette façon aussi toute notre vie commence à présent, certes, comme balbutiante parmi les hommes sur la terre, mais elle est achevée et parvient à son sommet dans les cieux près de Dieu. Pour ce motif, le prophète désire donc connaître la fin pour laquelle il a été fait, pour qu'en regardant la fin, en examinant ses jours et en considérant sa perfection, il voie ce qui lui manque par rapport à cette fin où il tend. C'est comme si ceux qui sont sortis d'Égypte avaient dit : « Fais-moi connaître, Seigneur, ma fin » qui est une terre bonne et une terre sainte, « et le nombre de mes jours » où je marche, « pour que je sache ce qui me manque », combien il m'en reste jusqu'à ce que je parvienne à la terre sainte qui m'est promise.

 


SAMEDI 18 JANVIER

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).