« Par ta lumière, nous voyons la lumière » (Ps 36,10)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 33-41, semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 29 DECEMBRE – STE FAMILLE

Lecture suivie : Ps 36 (35), 1 – 13  « En toi, Seigneur, est la source de la vie »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 4, 5 – 14) 

Jésus arrive à une ville de Samarie appelée Sychar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits. C'était environ la sixième heure. Une femme de Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : "Donne-moi à boire." Ses disciples en effet s'en étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. La femme samaritaine lui dit : "Comment ! toi qui es Juif, tu me demandes à boire à moi qui suis une femme samaritaine ?" (Les Juifs en effet n'ont pas de relations avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : "Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'aurais prié et il t'aurait donné de l'eau vive." Elle lui dit : "Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond. D'où l'as-tu donc, l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits et y a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses bêtes ?" Jésus lui répondit : "Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle."

 


LUNDI 30 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 36 (35), 1 – 13  « En toi, Seigneur, est la source de la vie » 

Texte de méditation : SAINT AMBROISE DE MILAN (Sur le Ps 37) – IVe siècle

« Ouvre ta bouche, et je l’emplirai » Mais tous ne peuvent recevoir la perfection de la sagesse au même degré que Salomon ; tous ne peuvent la recevoir au même degré que Daniel. A tous cependant – suivant la capacité de chacun – est versé largement l’Esprit de sagesse ; du moins à tous ceux qui croient. Si tu crois, tu as l’Esprit de sagesse. Toujours, donc, médite et parle des choses de Dieu : quand tu es assis à la maison – nous pouvons considérer que l’Eglise est la maison où nous pouvons parler entre nous – parle avec circonspection, pour éviter le péché, pour ne par tomber en bavardant. Assis, parle avec toi-même comme chargé de juger. En chemin, parle, pour ne pas rester l’esprit vide. Tu parles en chemin si tu parles dans le Christ. Ecoute comment tu peux lui parler : « Je veux, dit l’apôtre, que les hommes prient en tout lieu, élevant vers Dieu des mains pures, excluant tout sentiment de colère ou de discussion ». Parle, ô homme, en t’endormant, pour que le sommeil de la mort ne se glisse pas en toi. Quand tu te lèves ou te réveilles, dis le Christ, afin d’accomplir ce qui t’est commandé. Ecoute comment le Christ te réveille : ton âme dit « Une voix ! Mon frère frappe à la porte » ; et le Christ dit : « Ouvre-moi, ma sœur, mon épouse ». Ecoute comment toi, tu réveilles le Christ : l’âme dit « Je vous conjure, filles de Jérusalem, faites levers l’amour ». L’amour est le Christ. 

 


MARDI 31 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 37 (36), 1 – 11   « les humbles posséderont la terre »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 1 – 12)

Voyant les foules, Jésus gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui. Et prenant la parole, il les enseignait en disant : "Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les doux, car ils posséderont la terre. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers."

 


MERCREDI 1er JANVIER 2014 – STE MARIE, MÈRE DE DIEU

Lecture suivie : Ps 37 (36), 1 – 11   « les humbles posséderont la terre »

Texte de méditation : SAINT BERNARD (5e sermon pour le Carême) – XIIe siècle

Que nul de vous, mes frères, ne tienne son oraison pour sans valeur : je vous le dis, celui que nous prions ne la tient pas pour sans valeur. Avant qu’elle ait passé nos lèvres, lui-même ordonne qu’elle soit écrite dans son livre. Et nous devons espérer sans hésitation l’une de ces deux choses : il nous donnera ou bien ce que nous demandons, ou bien ce qu’il sait nous être plus utile. Car nous ne savons pas ce qu’il faut demander ; mais il a pitié de notre ignorance. Il reçoit notre prière avec bienveillance et ne nous accorde pas ce qui nous serait tout à fait inutile, ou qui viendrai plus à propos dans la suite. Mais la prière n’a pas été infructueuse. Si du moins nous faisons ce que recommande le psaume : « Que le Seigneur soit ta félicité, et lui te donnera les requêtes de ton cœur ». Mais ô prophète ! tu nous recommandes de prendre notre délectation dans le Seigneur comme si cette délectation était à portée de la main. Nous connaissons le plaisir de la nourriture, du repos, et autres choses de la terre. Mais Dieu ? Quelle délectation nous offre-t-il pour que nous trouvions notre joie en lui ? Mes frères, quel est celui d’entre vous qui n’a pas éprouvé la joie d’une bonne conscience ? Qui n’a jamais goûté la saveur de la chasteté, de l’humilité, de la charité ? Ce n’est pas le plaisir du manger ou du boire, mais c’est bien une délectation, et plus grande que toutes les autres. Car c’est une délectation divine et non charnelle ; et quand nous éprouvons cette joie, c’est vraiment dans le Seigneur que nous avons notre félicité.

 


JEUDI 2 JANVIER

Lecture suivie : Ps 37, 12 – 24  « Le Seigneur conduit les pas de l’homme »

Référence complémentaire : Livre du prophète Osée (Os 11, 1 – 9)

Quand Israël était jeune, je l'aimai, et d'Egypte j'appelai mon fils. Mais plus je les appelais, plus ils s'écartaient de moi ; aux Baals ils sacrifiaient, aux idoles ils brûlaient de l'encens. Et moi j'avais appris à marcher à Ephraïm, je le prenais par les bras, et ils n'ont pas compris que je prenais soin d'eux ! Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d'amour; j'étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson tout contre leur joue, je m'inclinais vers lui et le faisais manger. Il ne reviendra pas au pays d'Egypte, mais Assur sera son roi. Puisqu'il a refusé de revenir à moi, l'épée sévira dans ses villes, elle anéantira ses verrous, elle dévorera à cause de leurs desseins. Mon peuple est cramponné à son infidélité. On les appelle en haut, pas un qui se relève ! Comment t'abandonnerais-je, Ephraïm, te livrerais-je, Israël ? Comment te traiterais-je comme Adma, te rendrais-je semblable à Ceboyim ? Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent. Je ne donnerai pas cours à l'ardeur de ma colère, je ne détruirai pas à nouveau Ephraïm car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint, et je ne viendrai pas avec fureur.

 


VENDREDI 3 JANVIER

Lecture suivie : Ps 37, 12 – 24  « Le Seigneur conduit les pas de l’homme »

Texte de méditation : JEAN CHRYSOSTOME (Sur la Providence) – IVe-Ve siècles

Dieu parle à la manière d’un homme, non pour te faire soupçonner en lui quelque chose d’humain – loin de là ! –, mais pour que, à partir d’un langage très simple, tu puisses concevoir un amour à la mesure de Dieu, authentique, indestructible. Celui qui aime à la folie choisit jusqu’à ses paroles, pour ne pas déplaire à celui qu’il aime ; ainsi fait Dieu : « A peine ai-je parlé que je me suis repenti de ce que j’ai dit. Mon cœur s’est retourné sur lui-même. » Dieu ne refuse pas d’employer des images matérielles pour montrer sa tendresse : c’est bien le propre de celui qui aime. Et Dieu ne s’en est pas tenu là, il va plus loin une autre fois en introduisant un nouvel exemple, puis profond encore : Comme l’époux trouve sa joie dans son épouse, ainsi le Seigneur trouvera en toi sa joie (Is 62, 5). (…) Si Dieu parle ainsi, ce n’est pas pour que tu imagines quelque chose d’humaine – je ne cesserai de le répéter –, mais pour que, à travers ces images, tu voies la chaleur, l’authenticité, la véhémence, le feu de son amour.

 


SAMEDI 4 JANVIER

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).