« Mon âme exultera dans le Seigneur » (Ps 35,9)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 33-41, semaine 5

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 22 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 34 (33), 12 – 23  « Pas un os ne sera brisé »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 19, 28 – 37) 

Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Ecriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit : "J'ai soif." Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : "C'est achevé" et, inclinant la tête, il remit l'esprit. Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat - car ce sabbat était un grand jour -, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véritable, et celui-là sait qu'il dit vrai - pour que vous aussi vous croyiez. Car cela est arrivé afin que l'Ecriture fût accomplie : Pas un os ne lui sera brisé. Et une autre Ecriture dit encore : Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé.

 


LUNDI 23 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 34 (33), 12 – 23  « Pas un os ne sera brisé » 

Texte de méditation : SAINT LÉON LE GRAND (Sermon sur la Passion) – Ve siècle

Parce que Dieu était à l’œuvre pour se réconcilier le monde, le Créateur lui-même portait sa créature qu’il voulait refaçonner à l’image de son Auteur. (…) Jésus, sachant que le temps était venu de réaliser sa glorieuse Passion, dit : « Mon âme est triste à en mourir » ; et encore « Père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi ». Par ces paroles, qui manifestaient une certaine crainte, il guérissait, en y participant, la tendance de notre infirmité et il chassait, en s’y soumettant, la peur que provoque une souffrance prévue. C’est donc en nous que le Seigneur tremblait de notre frayeur. Il revêtait notre faiblesse, qu’il avait accepté de prendre sur lui ; il couvrait notre inconstance avec la solidité de sa propre force. Car il était venu du ciel en terre comme un marchand riche et miséricordieux ; et par un échange admirable il avait conclu l’affaire du salut en prenant ce qui était nôtre et donnant ce qui était sien : l’honneur en échange des opprobres, le salut en échange des douleurs ; la vie en échange de la mort.

 


MARDI 24 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 35 (34), 1 – 16   « mon âme exultera dans le Seigneur »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 46 – 55)

Marie dit : "Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, - selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais !"

 


MERCREDI 25 DECEMBRE – NOËL

Lecture suivie : Ps 35 (34), 1 – 16   « mon âme exultera dans le Seigneur »

Texte de méditation : GRÉGOIRE DE NYSSE (De instituto christiano) – IVe siècle

Si quelqu’un regarde son âme de haut, il verra clairement, dans sa nature même, la charité de Dieu pour nous et la volonté du Créateur à notre endroit. Il trouvera qu’il y a dans l’homme l’impulsion naturelle et innée d’un désir qui le porte vers le beau et l’excellent. (…) Ceux qui s’approchent de l’Esprit avec une disposition droite et gardent la foi avec pleine certitude sont purifiés par la puissance même de l’Esprit, aucune tache ne restant sur leur conscience. « Que votre esprit, votre âme et votre corps – dit l’apôtre – soient gardés irréprochables pour l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 8). L’Esprit est riche, et il n’est pas envieux de ses dons. Il se déverse toujours comme un torrent en ceux qui reçoivent la grâce. En eux, l’Esprit demeure, il est leur hôte, il opère en eux et construit en chacun le bien. Vers le Seigneur qui voit dans le secret, nous devons regarder toujours, explorer l’intérieur de notre âme et méditer les arguments de la piété afin que l’Adversaire ne trouve pas quelque entrée dérobée ni une place libre pour sa machine de guerre. Qu’il ne se mêle pas de conduire à la « connaissance du bien et du mal » les points faibles de l’âme.

 


JEUDI 26 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 35, 17 – 28  « ma langue redira ta justice, tout le jour ta louange »

Référence complémentaire : Livre du prophète Ezéchiel (Ez 2, 1 à 3, 4)

Le Seigneur me dit : "Fils d'homme, tiens-toi debout, je vais te parler." L'esprit entra en moi comme il m'avait été dit, il me fit tenir debout et j'entendis celui qui me parlait. Il me dit : "Fils d'homme, je t'envoie vers les Israélites, vers les rebelles qui se sont rebellés contre moi. Eux et leurs pères se sont révoltés contre moi jusqu'à ce jour. Les fils ont la tête dure et le cœur obstiné, je t'envoie vers eux pour leur dire : Ainsi parle le Seigneur Dieu. Qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas, c'est une engeance de rebelles, ils sauront qu'il y a un prophète parmi eux. Pour toi, fils d'homme, n'aie pas peur d'eux, n'aie pas peur de leurs paroles s'ils te contredisent et te méprisent et si tu es assis sur des scorpions. N'aie pas peur de leurs paroles, ne crains pas leurs regards, car c'est une engeance de rebelles. Tu leur porteras mes paroles, qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas, car c'est une engeance de rebelles. Et toi, fils d'homme, écoute ce que je vais te dire, ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche et mange ce que je vais te donner." Je regardai, et voici qu'une main était tendue vers moi, tenant un volume roulé. Il le déploya devant moi : il était écrit au recto et au verso ; il y était écrit : "Lamentations, gémissements et plaintes." Il me dit : "Fils d'homme, ce qui t'est présenté, mange-le; mange ce volume et va parler à la maison d'Israël." J'ouvris la bouche et il me fit manger ce volume, puis il me dit : "Fils d'homme, nourris-toi et rassasie-toi de ce volume que je te donne." Je le mangeai et, dans ma bouche, il fut doux comme du miel. Alors il me dit : "Fils d'homme, va-t'en vers la maison d'Israël et tu leur porteras mes paroles.

 


VENDREDI 27 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 35, 17 – 28  « ma langue redira ta justice, tout le jour ta louange »

Texte de méditation : SAINT LÉON LE GRAND (Sermon pour Noël) – Ve siècle

Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous ! Il n’est pas permis d’être triste, lorsqu’on célèbre l’anniversaire de la vie. Celui-ci détruit la crainte d’avoir à mourir, il nous donne la joie de l’éternité promise. 

Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse, car le même motif de joie est commun à tous. Notre Seigneur, chargé de détruire le péché et la mort, n’ayant trouvé personne qui en fût affranchi, est venu en affranchir tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche du triomphe. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. 

En effet, le Fils de Dieu, à la plénitude des temps fixée dans la profondeur impénétrable du plan divin, a épousé la nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur ; c’est ainsi que le démon, inventeur de la mort, allait être vaincu par cette nature même qu’il avait vaincue. ~

À la naissance du Seigneur, les anges bondissent de joie et chantent : Gloire à Dieu au plus haut des cieux ; ils annoncent : Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime. Ils voient en effet la Jérusalem céleste qui se construit avec toutes les nations du monde. Combien la pauvre humanité doit-elle se réjouir devant cette œuvre inouïe de la bonté divine, puisque celle-ci inspire une telle joie à la nature sublime des anges eux-mêmes !

Mes bien-aimés, il nous faut donc rendre grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint ; avec la grande miséricorde dont il nous a aimés, il nous a pris en pitié, et alors que nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ pour que nous soyons en lui une création nouvelle , une nouvelle œuvre de ses mains. 

Rejetons donc l’homme ancien avec ses agissements, et puisque nous sommes admis à participer à la naissance du Christ, renonçons à notre conduite charnelle.

 Chrétien, prends conscience de ta dignité. Puisque tu participes maintenant à la nature divine, ne dégénère pas en venant à la déchéance de ta vie passée. Rappelle-toi à quel chef tu appartiens, et de quel corps tu es membre. Souviens-toi que tu as été arraché au pouvoir des ténèbres pour être placé dans la lumière et le royaume de Dieu. Par le sacrement de baptême, tu es devenu temple du Saint-Esprit. Garde-toi de mettre en fuite un hôte si noble par tes actions mauvaises, et de retomber ainsi dans l’esclavage du démon, car tu as été racheté par le sang du Christ.

 


SAMEDI 28 DECEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).