« Je bénirai le Seigneur en tout temps » (Ps 34,2)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 33-41, semaine 4

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 15 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 33 (32), 1 – 12  « il parla, et ce qu’il dit exista »

Référence complémentaire : Prologue de l’Evangile selon saint Jean (Jn 1, 1 – 14) 

Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.

Il y eut un homme envoyé de Dieu. Son nom était Jean. Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.

Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme; il venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli. Mais à tous ceux qui l'ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, lui qui ne fut engendré ni du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu. Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

 


LUNDI 16 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 33 (32), 1 – 12  « il parla, et ce qu’il dit exista » 

Texte de méditation : Fr. Jean-Luc VESCO o.p. (Le Psautier de David)

Par amour la parole divine a fait d’un chaos un monde organisé. Les eaux ont été maîtrisées et mises en réserve. Par sa parole, Dieu a « fait » les cieux et leur armée que sont les astres, il a rassemblé les eaux de la mer et les abîmes. Le psalmiste associe cette parole divine à la justice, au jugement et à l’amour. Il met en valeur sa souveraine efficacité. Dieu dit, et cela est. (…) Les eaux rassemblées évoquent le livre de la Genèse, le livre de l’Exode et le livre de Josué, lors de la traversée du Jourdain. (…) Création du monde, traversée de la mer, passage du Jourdain, le geste divin et victorieux reste toujours le même. Dieu le rééditera en déjouant les projets des nations et en accomplissant son dessein. Le psaume suppose un Israël confronté à un contexte politique hostile. Il lui assure que le plan de Dieu se poursuivra, il lui annonce que la confiance dans le Seigneur est la seule arme efficace pour obtenir le bonheur et le salut.

 


MARDI 17 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 33, 13 – 22   « Le Seigneur discerne tous leurs actes »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 139, 1 – 10)

Seigneur, tu me sondes et me connais ;

que je me lève ou m'assoie, tu le sais, tu perces de loin mes pensées ;

que je marche ou me couche, tu le sens, mes chemins te sont tous familiers.

La parole n'est pas encore sur ma langue, et voici, Seigneur, tu la sais tout entière ;

derrière et devant tu m'enserres, tu as mis sur moi ta main.

Merveille de science qui me dépasse, hauteur où je ne puis atteindre.

Où irai-je loin de ton esprit, où fuirai-je loin de ta face ?

Si j'escalade les cieux, tu es là, qu'au shéol je me couche, te voici.

Je prends les ailes de l'aurore, je me loge au plus loin de la mer,

même là, ta main me conduit, ta droite me saisit.

 


MERCREDI 18 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 33, 13 – 22   « La joie de notre cœur vient du Seigneur »

Texte de méditation : PAPE FRANÇOIS (La joie de l’Evangile)

J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclus de la joie que nous apporte le Seigneur ». Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts. C’est le moment pour dire à Jésus Christ : « Seigneur, je me suis laissé tromper, de mille manières j’ai fui ton amour, cependant je suis ici une fois encore pour renouveler mon alliance avec toi. J’ai besoin de toi. Rachète-moi de nouveau Seigneur, accepte-moi encore une fois entre tes bras rédempteurs ». Cela nous fait tant de bien de revenir à lui quand nous nous sommes perdus ! J’insiste encore une fois : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. Celui qui nous a invités à pardonner « soixante-dix fois sept fois » (Mt 18, 22) nous donne l’exemple : il pardonne soixante-dix fois sept fois. Il revient nous charger sur ses épaules une fois après l’autre. Personne ne pourra nous enlever la dignité que nous confère cet amour infini et inébranlable. Il nous permet de relever la tête et de recommencer, avec une tendresse qui ne nous déçoit jamais et qui peut toujours nous rendre la joie. Ne fuyons pas la résurrection de Jésus, ne nous donnons jamais pour vaincus, advienne que pourra. Rien ne peut davantage que sa vie qui nous pousse en avant !

 


JEUDI 19 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 34 (33), 1 – 11  « Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon »

Référence complémentaire : 1ère épître de saint Pierre (1 P 1, 22 à 2, 3)

En obéissant à la vérité, vous avez sanctifié vos âmes, pour vous aimer sincèrement comme des frères. D'un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance, engendrés de nouveau d'une semence non point corruptible, mais incorruptible : la Parole de Dieu, vivante et permanente. Car toute chair est comme l'herbe et toute sa gloire comme fleur d'herbe ; l'herbe se dessèche et sa fleur tombe ; mais la Parole du Seigneur demeure pour l'éternité. Rejetez donc toute malice et toute fourberie, hypocrisies, jalousies et toute sorte de médisances. Comme des enfants nouveau-nés désirez le lait non frelaté de la parole, afin que, par lui, vous croissiez pour le salut, si du moins vous avez goûté combien le Seigneur est excellent.

 


VENDREDI 20 DECEMBRE

Lecture suivie : Ps 34 (33), 1 – 11  « Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon »

Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (Homélie à Annecy 1986)

Jeanne de Chantal a vécu, en suivant avec ferveur les simples chemins de la foi, les étapes de la vie d’une femme qui rayonne de sagesse humaine et spirituelle.

Jeune fille, épouse, mère, veuve, en peu d’années elle a connu la joie et l’épreuve, elle a mûri par le don d’elle-même. Dans l’épanouissement d’un couple qui s’aime et de la maternité, elle a développé sa foi et mis en pratique la charité en soignant les malades et en apportant aux pauvres une aide respectueuse. Meurtrie par la mort de son époux, la souffrance l’a marquée encore de bien des manières. Elle a su la difficulté du pardon, l’inquiétude pour l’avenir de ses enfants. D’autres deuils l’ont douloureusement frappée. Et même, il ne faut pas l’oublier, à toutes les étapes de sa vie, Jeanne de Chantal s’est vue ébranlée dans sa foi. Le doute et l’obscurité l’ont saisie au moment de tracer sa voie, dans une réelle souffrance. La sainteté est traversée de ces combats. Au long de cette route, elle qui aimait chanter les Psaumes, elle a pu méditer ces paroles : “Je cherche le Seigneur, il me répond: / de toutes mes frayeurs, il me délivre . . . / Goûtez et voyez, le Seigneur est bon! / Heureux qui trouve en lui son refuge!” (Ps 33, 5. 9). Oui, elle affirmera sa résolution de se donner toute entière au Seigneur “dans une toute simple confiance”. Elle poursuivra son chemin en s’appuyant sur le pur amour de Dieu. Des frayeurs, elle est délivrée; en Dieu, elle trouve sa paix.

 


SAMEDI 21 DECEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).