« Seigneur, qu’elle est grande, ta bonté! » (Ps 31,20)

Lectio Divina - Psaumes

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Psaumes 19-32, semaine 9

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Réponds à notre prière, Dieu tout-puissant, et comme au jour de la Pentecôte, que le Christ, lumière de lumière, envoie sur nous l’Esprit de feu : qu’il éclaire nos cœurs, nous que tu as fait renaître et que tu confirmes dans ta grâce. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen."

 


DIMANCHE 7 AOÛT 2011

Lecture suivie : Ps 31 (30), 1 – 14    « En tes mains, je remets mon esprit »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 23,44-49) 

C'était déjà environ la sixième heure quand, le soleil s'éclipsant, l'obscurité se fit sur la terre entière, jusqu'à la neuvième heure. Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu, et, jetant un grand cri, Jésus dit : "Père, en tes mains je remets mon esprit." Ayant dit cela, il expira. Voyant ce qui était arrivé, le centurion glorifiait Dieu, en disant : "Sûrement, cet homme était un juste !" Et toutes les foules qui s'étaient rassemblées pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s'en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui l'accompagnaient depuis la Galilée, et qui regardaient cela.

 


LUNDI 8 AOÛT

Lecture suivie : Ps 31 (30), 1 – 14    « En tes mains, je remets mon esprit »

Texte de méditation : Karl RAHNER

Oh Jésus, tu te laisses porter, et tu t'abandonnes entre les mains légères et invisibles que nous autres, incrédules, enfermés en nous-mêmes, nous nous représentons comme le gouffre imprévu, la cruauté et le destin aveugle de la mort. Mais toi tu le sais : ce sont les mains du Père. Tes yeux, en lesquels il fait déjà nuit, sont capables de voir le Père ; ils se fixent sur l'œil paisible de son amour, et ta bouche prononce la dernière parole de ta vie : "Père, en tes mains je remets mon esprit". Tu remets tout à celui qui t'a tout donné. Sans conditions, sans réserves, tu confies tout aux mains de ton Père. Quel don amer et lourd ! Le poids de ta vie, que tu as porté seul : les hommes, leur vulgarité, ta mission, ta croix, l'échec et la mort. Mais maintenant, tu n'as pas à le porter plus longtemps ; tu peux l'abandonner totalement et t'abandonner toi-même entre les mains du Père. Totalement ! Ces mains soutiennent, avec fermeté et avec soin. Elles sont comme celles d'une mère. Elles accueillent ton âme aussi délicatement qu'elles abriteraient un oisillon qui se réfugierait entre elles. Rien n'a de poids. Tout est lumière et grâce, tout est sécurité à l'abri du Cœur de Dieu, où la peine peut se répandre en pleurs, et où le Père sèche les larmes sur les joues de son Fils par un baiser. Jésus, recommanderas-tu un jour ma pauvre âme et mon pauvre corps entre les mains de ton Père ? Dépose le poids de ma vie et de mes péchés sur la balance de la justice dans les bras du Père. Où pourrai-je fuir, où me cacherai-je, si ce n'est en toi, frère dans l'amertume, qui as souffert pour mes péchés ? Aujourd'hui je me tiens devant toi. Je m'agenouille sous ta croix. Je baise tes pieds qui, silencieux et intrépides, me suivent de leur pas sanglant sur les chemins de la vie. J'embrasse ta croix, Seigneur de l'amour éternel, Cœur des cœurs, Cœur patient, transpercé et infiniment bon. Aie pitié de moi. Accueille-moi dans ton amour. Et quand mon pèlerinage aura pris fin, quand le jour déclinera et que m'envelopperont les ombres de la mort, prononce alors ta dernière parole : Père, entre tes mains je remets mon esprit.

 


MARDI 9 AOÛT

Lecture suivie : Ps 31 (30), 15 – 25   « Seigneur, qu’elle est grande ta bonté ! »

Référence complémentaire : Livre des Psaumes (Ps 34, 2 – 10)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse en ma bouche ;

dans le Seigneur mon âme se loue, qu'ils écoutent, les humbles, qu'ils jubilent !

Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons ensemble son nom.

Je cherche le Seigneur, il me répond et de toutes mes frayeurs me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira et sur son visage point de honte.

Un pauvre a crié, le Seigneur écoute, et de toutes ses angoisses il le sauve.

Il campe, l'ange du Seigneur, autour de ses fidèles, et il les dégage.

Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon ;

heureux qui s'abrite en lui !

Craignez le Seigneur, vous les saints:

qui le craint ne manque de rien.

 


MERCREDI 10 AOÛT

Lecture suivie : Ps 31 (30), 15 – 25   " Seigneur, qu’elle est grande ta bonté ! "

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sermon)

« Seigneur, quel est grande, ta douceur ! » Et si un impie et me dit : « où est-elle, cette douceur ? » Je répondrai : « je ne puis te la montrer, tu as perdu le goût. Tu n’es pas de ceux à qui on peut dire : « goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! » Rien n’est plus doux que la sagesse : « tu la réserves à ceux qui te craignent », car « la crainte est le commencement de la sagesse ». « À ceux qui espèrent en toi devant les fils des hommes, tu la fais goûter dans sa plénitude. » Attention : il ne fait pas « goûter sa douceur devant les fils des hommes », mais il a fait goûter à ceux qui osent « le confesser devant le fils des hommes ». [cf. Mt 10, 32] Car saint Paul a dit qu’il faut « croire de cœur et confesser de bouche ». Je vous le dis, mes frères, si vous commencez à vivre en vrais chrétiens, beaucoup vous le reprocheront, y compris les chrétiens qui ne le sont que de nom. Tu veux suivre les traces de ton Seigneur ? On t’en fait un grief. Si tu veux marcher dans la voie du Seigneur, « espère en Dieu, même devant les hommes ». Autrement dit ne rougit pas de ton espérance. Le Christ vit dans ton cœur : qu’on le trouve aussi dans ta bouche, car ce n’est pas pour rien que le signe du Christ marque notre front. Si, « devant les hommes », tu ne renies jamais le Christ - ni par ta bouche ni par tes actes -, alors tu pourras « goûter la douceur de Dieu ».

 


JEUDI 11 AOÛT

Lecture suivie : Ps 32 (31)  «  Tu as absous mon corps, pardonné ma faute »

Référence complémentaire : Livre du prophète Osée (Os 14, 2 – 10)

« Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu, car c'est ta faute qui t'a fait trébucher. Munissez-vous de paroles et revenez au Seigneur. Dites-lui : "Enlève toute faute et prends ce qui est bon. Au lieu de taureaux nous te vouerons nos lèvres. Assur ne nous sauvera pas, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus Notre Dieu ! à l'œuvre de nos mains, car c'est auprès de toi que l'orphelin trouve compassion" - Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai de bon cœur ; puisque ma colère s'est détournée de lui, je serai comme la rosée pour Israël, il fleurira comme le lis, il enfoncera ses racines comme le chêne du Liban ; ses rejetons s'étendront, il aura la splendeur de l'olivier et le parfum du Liban. Ils reviendront s'asseoir à mon ombre ; ils feront revivre le froment, ils feront fleurir la vigne qui aura la renommée du vin du Liban. Ephraïm, qu'a-t-il encore à faire avec les idoles ? Moi, je l'exauce et le regarde. Je suis comme un cyprès verdoyant, c'est de moi que vient ton fruit. Qui est sage pour comprendre ces choses, intelligent pour les connaître ? Droites sont les voies du Seigneur, les justes y marcheront, mais les infidèles y trébucheront. »

 


VENDREDI 12 AOÛT

Lecture suivie : Ps 32 (31)  « Tu as absous mon corps, pardonné ma faute »

Texte de méditation : BIENHEUREUX CARDINAL NEWMAN (Religion pleasant)

Dieu condescend à nous inviter à venir à lui : Goûtez et voyez, dit le psaume, comme est bon le Seigneur ! Heureux l’homme qui met sa foi en lui ! (Ps 33, 8). (…) Cette excellence des dons du Seigneur, le désir qu’ils suscitent, sont des points que la sainte Ecriture met sans cesse devant nos yeux. C’est ainsi qui le prophète Isaïe parle d’un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés (Is 25, 6). (…) Et le prophète Osée déclare : Moi, le Seigneur, je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lys, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa beauté sera comme celle de l’olivier, son parfum comme celui de la forêt du Liban, Ils reviendront s’asseoir sous son ombre, ils revivront comme le blé et pousseront comme la vigne. Vous le voyez. Toutes les images de ce qui est agréable et doux dans la nature se trouvent rassemblées pour évoquer le charme et la douceur des dons de grâce que Dieu nous fait. Comme le vin donne vie et comme le pain fortifie, comme l’huile est exquise et le miel doux, les fleurs odorantes, la rosée rafraichissante et le feuillage ravissant, ainsi, et beaucoup plus encore, les dons de Dieu dans l’Evangile donnent vie et force ; ils sont exquis et doux, ils embaument et rafraîchissent, ils excellent en tous points. Et comme il est naturel de trouver satisfaction et bonheur dans ces dons du monde visible, ainsi il est tout à fait naturel et normal d’être enchanté et ravi par les dons du monde invisible. Et comme les dons visibles sont objets de désir et de recherche, beaucoup plus encore, c’est – je ne dirais pas simplement un devoir –, mais un privilège et une bénédiction de goûter et de voir combien le Seigneur est bon !

 


SAMEDI 13 AOÛT

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).