« Mon peuple, souviens-toi donc » (Mi 6,5)

 

Lectio Divina - Prophète Michée

 

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Michée, semaine 5

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 10 MARS

Lecture suivie : Mi 5, 4 – 14 : « celui-ci sera paix » 

Référence complémentaire : Livre du Prophète Isaïe (Is 9, 1 – 7) 

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur les habitants du sombre pays, une lumière a resplendi. Tu as multiplié la nation, tu as fait croître sa joie; ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit à la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur elle, la barre posée sur ses épaules, le bâton de son oppresseur, tu les as brisés comme au jour de Madiân. Car toute chaussure qui résonne sur le sol, tout manteau roulé dans le sang, seront mis à brûler, dévorés par le feu. Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom: Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-éternel, Prince-de-paix, pour que s'étende le pouvoir dans une paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, pour l'établir et pour l'affermir dans le droit et la justice. Dès maintenant et à jamais, l'amour jaloux du Seigneur Sabaot fera cela. Le Seigneur a jeté une parole en Jacob, elle est tombée en Israël.

 


LUNDI 11 MARS

Lecture suivie : Mi 5, 4 – 14 : « celui-ci sera paix » 

Texte de méditation : BENOÎT XVI (Discours du  22.12.2006)

Telle sera la paix, dit le prophète Michée (5,4) en ce qui concerne le futur dominateur d'Israël, dont il annonce la naissance à Bethléem. Aux pasteurs qui gardaient leurs brebis dans les champs autour de Bethléem, les anges dirent: Celui qui était attendu est arrivé. "Sur la terre paix aux hommes" (Lc 2,14). Lui-même, le Christ, le Seigneur a dit à ses disciples: "Je vous laisse la paix; c'est ma paix que je vous donne" (Jn 14,27). C'est à partir de ces paroles que s'est développé le salut liturgique: "La paix soit avec vous". Cette paix qui est communiquée dans la liturgie est le Christ lui-même. Il se donne à nous comme la paix, comme la réconciliation au-delà de toute frontière. Là où Il est écouté se multiplient les îlots de paix. Nous, hommes, aurions voulu que le Christ bannisse une fois pour toutes les guerres, qu'il détruise les armes et établisse la paix universelle. Mais nous devons apprendre que la paix ne peut pas être atteinte uniquement de l'extérieur à travers des structures et que la tentative de l'établir par la violence ne conduit qu'à une violence toujours nouvelle. Nous devons apprendre que la paix - comme le disait l'ange de Bethléem - est liée à l'eudokia, à l'ouverture de nos cœurs à Dieu. Nous devons apprendre que la paix ne peut exister que si la haine et l'égoïsme sont surmontés de l'intérieur. L'homme doit être renouvelé de l'intérieur, et il doit devenir un homme toujours nouveau, différent. Ainsi, la paix dans ce monde demeure toujours faible et fragile. Nous en souffrons. C'est précisément pour cela que nous sommes d'autant plus appelés à nous laisser pénétrer intérieurement par la paix de Dieu, et à apporter sa force dans le monde. Dans notre vie doit se réaliser ce qui a eu lieu en nous dans le Baptême de façon sacramentelle: la mort de l'homme ancien et ainsi la renaissance de l'homme nouveau. Et nous prierons toujours à nouveau le Seigneur avec insistance: Réveille nos cœurs! Fais de nous des hommes nouveaux! Aide-nous afin que la raison de la paix l'emporte sur la folie de la violence! Fais de nous les messagers de ta paix!

 


MARDI 12 MARS

Lecture suivie : Mi 6, 1 – 5   « Mon peuple que t’ai-je fait ? Réponds-moi »

Référence complémentaire : Livre du prophète Jérémie (Jr 2, 2 – 7)

Ainsi parle le Seigneur : Je me rappelle l'affection de ta jeunesse, l'amour de tes fiançailles, alors que tu marchais derrière moi au désert, dans une terre qui n'est pas ensemencée. Israël était une part sainte pour le Seigneur, les prémices de sa récolte; tous ceux qui en mangeaient étaient coupables, le malheur fondait sur eux, oracle du Seigneur. Ecoutez la parole du Seigneur, maison de Jacob et toutes les familles de la maison d'Israël. Ainsi parle le Seigneur : En quoi vos pères m'ont-ils trouvé injuste pour s'être éloignés de moi, pour marcher derrière la Vanité et devenir eux-mêmes vanité ? Ils n'ont pas dit : "Où est le Seigneur qui nous fit monter du pays d'Egypte et nous fit marcher dans le désert, dans une terre aride et ravinée, dans une terre desséchée et obscure, terre que personne ne parcourt, où nul homme ne se fixe ?" Pourtant je vous ai conduits au pays du verger pour vous rassasier de ses fruits et de ses biens; vous êtes entrés et vous avez souillé mon pays, mon héritage, vous l'avez changé en abomination.

 


MERCREDI 13 MARS

Lecture suivie : Mi 6, 1 – 8   « Mon peuple que t’ai-je fait ? Réponds-moi »

Texte de méditation : IMPROPÈRES DU VENDREDI SAINT (Liturgie)

 

O mon peuple, que t'ai-je fait ? En quoi t'ai-je contristé ? Réponds-moi (Mi 6,3).

Peuple égaré par l'amertume, peuple au cœur fermé, souviens-toi ! Le Maître t'a libéré.

Tant d'amour serait-il sans réponse, tant d'amour d'un Dieu crucifié ?

Moi, depuis l'aurore des mondes, j'ai préparé ton aujourd'hui ; toi, tu rejettes la vraie Vie

qui peut donner la joie sans ombre : ô mon peuple, réponds-moi !

Moi, j'ai brisé tes liens d'esclave, j'ai fait sombrer tes ennemis ;

toi, tu me livres à l'ennemi, tu me prépares une autre Pâque : ô mon peuple, réponds-moi.

Moi, j'ai pris part à ton exode, par la nuée je t'ai conduit ; toi, tu m'enfermes dans ta nuit,

tu ne sais plus où va ma gloire : ô mon peuple, réponds-moi.

Moi, j'ai envoyé mes prophètes, ils ont crié dans ton exil ; toi, tu ne veux pas revenir,

tu deviens sourd quand je t'appelle : ô mon peuple, réponds-moi.

 


JEUDI 14 MARS

Lecture suivie : Mi 6, 6 – 16   « applique-toi à marcher humblement avec ton Dieu »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 14, 5 – 14)

Thomas dit à Jésus : "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" Jésus lui dit: "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père; dès à présent vous le connaissez et vous l'avez vu." Philippe lui dit: "Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit." Jésus lui dit: "Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: Montre-nous le Père!? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: mais le Père demeurant en moi fait ses œuvres. Croyez-m'en! je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez du moins à cause des œuvres mêmes. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.

 


VENDREDI 15 MARS

Lecture suivie : Mi 6, 6 – 16   « applique-toi à marcher humblement avec ton Dieu »

Texte de méditation : J. RATZINGER (Benoît XVI) (L’enfance de Jésus)

«On te fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur te demande: est-ce autre chose «que de pratiquer le jugement et la justice, d'aimer la miséricorde et d'être disposé à marcher avec le Seigneur ton Dieu (Mi 6,6-8)?» Tu demandais ce que tu pourrais offrir pour toi: offre-toi. Est-ce autre chose en effet que le Seigneur exige de toi? Et parmi toutes les créatures corporelles qu'y a-t-il de meilleur? Or, s'il te redemande à toi-même, c'est que tu t'étais perdu, et si tu fais ce qu'il ordonne, il trouve en toi le jugement et la justice, le jugement à l'égard de toi-même et la justice à l'égard de ton prochain. En quoi consiste le jugement envers toi? A n'aimer pas ce que tu étais afin de pouvoir devenir ce que tu n'étais pas; à te juger toi-même en toi-même, sans faire acception de ta personne, sans te pardonner tes fautes, sans les aimer parce qu'elles sont ton œuvre; enfin à ne te pas glorifier du bien qui est en toi et à n'accuser pas Dieu des maux dont tu souffres. Sans quoi ton jugement serait dépravé, et par conséquent il ne serait pas un jugement. Que faisais-tu donc quand tu te perdais, quand tu courais à la perdition, et que tu courrais sans retour? Que faisais-tu? Je le sais: Tu te glorifiais du bien qui était en toi, et tu blasphémais Dieu à cause des maux dont tu souffrais. C'est là un jugement injuste, et conséquemment, comme je l'ai dit, ce n'est pas un jugement. Veux-tu donc rendre ton jugement juste, en faire un jugement? Il suffit de te corriger, de faire le contraire. Qu'est-ce à dire, de te corriger? De louer Dieu de ce que tu as de bon, de t'accuser de tes maux. Si en effet tes défauts te déplaisent et que tu te corriges avec le secours de Celui qui t'a créé, tu seras un juste observateur de la justice. Tu aimeras Dieu si tu es juste; à moins d'être mauvais et pervers tu ne t'écarteras point de la droiture, et si tu es droit tu aimeras ce qui l'est.

 


SAMEDI 16 MARS

 

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).