« Les Paroles du Seigneur sont bienveillantes

avec qui marche droit » (Mi 2,7)

Lectio Divina - Prophète Michée

 

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Michée, semaine 3

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»

 


DIMANCHE 24 FÉVRIER

Lecture suivie : Mi 1, 1 – 16 : « toutes ses idoles, je les livrerai à la destruction » 

Référence complémentaire : Evangile selon saint Matthieu (Mt 6, 19 – 26) 

"Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car où est ton trésor, là sera aussi ton coeur. "La lampe du corps, c'est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres ! "Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "Voilà pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit! Ne valez-vous pas plus qu'eux ?

 


LUNDI 25 FÉVRIER

Lecture suivie : Mi 1, 1 – 16 : « toutes ses idoles, je les livrerai à la destruction » 

Texte de méditation : CATÉCHISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE

L'Ecriture rappelle constamment ce rejet des "idoles, or et argent, œuvres de mains d'hommes", elles qui "ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas ...". Ces idoles vaines rendent vain : "Comme elles, seront ceux qui les firent, quiconque met en elles sa foi". Dieu, au contraire, est le "Dieu vivant", qui fait vivre et intervient dans l'histoire. L'idolâtrie ne concerne pas seulement les faux cultes du paganisme. Elle reste une tentation constante de la foi. Elle consiste à diviniser ce qui n'est pas Dieu. Il y a idolâtrie dès lors que l'homme honore et révère une créature à la place de Dieu, qu'il s'agisse des dieux ou des démons (par exemple le satanisme), de pouvoir, de plaisir, de la race, des ancêtres, de l'Etat, de l'argent, etc. "Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon", dit Jésus (Mt 6,24). De nombreux martyrs sont morts pour ne pas adorer "la Bête" (cf. Ap 13-14), en refusant même d'en simuler le culte. L'idolâtrie récuse l'unique Seigneurie de Dieu ; elle est donc incompatible avec la communion divine (cf. Ga 5,20 Ep 5,5). La vie humaine s'unifie dans l'adoration de l'Unique. Le commandement d'adorer le seul Seigneur simplifie l'homme et le sauve d'une dispersion infinie. L'idolâtrie est une perversion du sens religieux inné de l'homme. L'idolâtre est celui qui "rapporte à n'importe quoi plutôt qu'à Dieu son indestructible notion de Dieu" (Origène).

 


MARDI 26 FÉVRIER

Lecture suivie : Mi 2, 1 – 13   « ils ont passé la porte, leur roi est passé devant eux »

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 10, 1 – 11)

"En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans l'enclos des brebis, mais en fait l'escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand; celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors. Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Elles ne suivront pas un étranger; elles le fuiront au contraire, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers." Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait. Alors Jésus dit à nouveau: "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante. Je suis le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

 


MERCREDI 27 FÉVRIER

Lecture suivie : Mi 2, 1 – 13   « ils ont passé la porte, leur roi est passé devant eux »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sermon 142)

 « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » Le Christ semble nous dire par là : « Par où veux-tu passer ? Je suis le chemin. Où veux-tu arriver ? Je suis la vérité. Où veux-tu demeurer ? Je suis la vie. » Marchons donc en toute sécurité sur le chemin ; et en dehors du chemin, craignons les pièges, car sur le chemin l'ennemi n'ose pas attaquer -- le chemin, c'est le Christ -- mais en dehors du chemin il dresse ses pièges… Notre chemin, c'est le Christ dans son humilité ; le Christ vérité et vie, c’est le Christ dans sa grandeur, dans sa divinité. Si tu marches dans le chemin de l'humilité, tu parviendras au Très-Haut ; si dans ta faiblesse tu ne méprises pas l'humilité, tu demeureras plein de force dans le Très-Haut. Pourquoi le Christ a-t-il pris le chemin de l’humilité ? C’est à cause de ta faiblesse qui était là comme un obstacle insurmontable ; c'est pour t'en délivrer qu'un si grand médecin est venu vers toi. Tu ne pouvais pas aller à lui ; il est venu jusqu'à toi. Il est venu t’enseigner l'humilité, ce chemin du retour, car c'est l'orgueil qui nous empêchait de revenir vers la vie qu’il nous avait fait perdre. Alors Jésus, devenu notre chemin, nous crie : « Entrez par la porte étroite ! » (Mt 7,13) L'homme s'efforce d'entrer, mais l’enflure de l'orgueil nous en empêche. Acceptons le remède de l'humilité, buvons ce médicament amer mais salutaire… L’homme enflé d’orgueil demande : « Comment pourrai-je entrer ? » Le Christ nous répond : « Je suis le chemin, entre par moi. Je suis la porte (Jn 10,7), pourquoi chercher ailleurs ? » Pour que tu ne t’égares pas, il s’est fait tout pour toi, et il te dit : « Sois humble, sois doux » (Mt 11,29).

 


JEUDI 28 FÉVRIER

Lecture suivie : Mi 3, 1 – 12  « par votre faute, Sion deviendra une terre de labour »

Référence complémentaire : Livre du prophète Jérémie (Jr 26, 8 – 19)

Prêtres et prophètes dirent aux princes et à tout le peuple: "C'est la mort que mérite cet homme, car il a prophétisé contre cette ville, ainsi que vous l'avez entendu de vos oreilles!" Mais Jérémie répondit à tous les princes et à "tout le peuple: C'est le Seigneur qui m'a envoyé prophétiser contre le Temple et contre cette ville en prononçant toutes les paroles que vous avez entendues. Maintenant donc, améliorez vos voies et vos œuvres, soyez attentifs à l'appel de Yahvé votre Dieu; alors ils se repentira du malheur qu'il a prononcé contre vous. Pour moi, me voici entre vos mains. Faites de moi ce qui vous semble bon et juste. Mais sachez bien que si vous me faites mourir, c'est du sang innocent que vous mettrez sur vous, sur cette ville et sur ses habitants. Car le Seigneur m'a bel et bien envoyé vers vous, pour prononcer à vos oreilles toutes ces paroles." Alors les princes et le peuple entier dirent aux prêtres et aux prophètes: "Cet homme ne mérite pas la mort puisqu'il nous a parlé au nom du Seigneur notre Dieu." Et quelques-uns des anciens du pays se levèrent pour dire à tout le peuple assemblé: "Michée de Moréshèt, qui prophétisait aux jours d'Ezéchias, roi de Juda, a bien dit à tout le peuple de Juda: Ainsi parle le Seigneur Sabaot: Sion sera une terre de labour, Jérusalem un amoncellement de pierres et la montagne du Temple une hauteur boisée! Est-ce que pour cela Ezéchias, roi de Juda, et tout Juda l'ont fait mourir? N'ont-ils pas plutôt ressenti la crainte du Seigneur et ne l'ont-ils pas imploré, de telle sorte que le Seigneur se repentit du malheur qu'il avait prononcé contre eux? Et nous, nous nous chargerions d'un si grand crime!"

 


VENDREDI 1ER MARS

Lecture suivie : Mi 3, 1 – 12  « par votre faute, Sion deviendra une terre de labour »

Texte de méditation : SAINT CLÉMENT DE ROME (Ep. aux Co)

Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion. Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l'écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait. Ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu'étrangers à Dieu. Les ministres de la grâce de Dieu, sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l'univers lui-même en a parlé avec serment: Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion. Et il ajoute cette sentence pleine de bonté: Convertissez-vous, maison d'Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple: Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu'au ciel, seraient-ils plus rouges que l'écarlate et plus noirs qu'un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites: 'Père!' je vous écouterai comme un peuple saint. Voilà ce qu'il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu'il veut faire participer tous ceux qu'il aime à la conversion. C'est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté, prosternons-nous, tournons-nous vers sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui conduisent à la mort.

 


SAMEDI 2 MARS

 

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).