« Les foules glorifiaient Dieu » (Mt 9,8)

Lectio Divina - Saint Matthieu

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Saint Matthieu, semaine 5

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes dans une inlassable recherche des biens spirituels. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 2011

Lecture suivie : Mt 8, 28 – 34   « Jésus chasse les démons »

Référence complémentaire : 1ère Epître de saint Jean (1 Jn 2, 12 – 1) 

Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont remis par la vertu de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le Mauvais. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous connaissez le Père. Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le Mauvais. N'aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde -  la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la richesse -  vient non pas du Père, mais du monde. Or le monde passe avec ses convoitises; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

 


LUNDI 12 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 8, 28 – 34   « Jésus chasse les démons »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sur 1 Jn)

Combattez de manière à remporter la victoire: devenez vainqueurs pour mériter la couronne; soyez humbles, pour ne point périr dans la lutte. «Jeunes gens, je vous écris, parce que vous êtes forts, parce que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le malin esprit». Nous sommes tout cela, mes frères, et parce que nous connaissons ce qui est dès le principe, et parce que nous sommes forts, et parce que nous connaissons aussi le Père, et nous devons y trouver un motif puissant d'acquérir cette science divine; mais ne devons-nous pas y trouver encore un motif de charité? Si nous apprenons à connaître, apprenons, de même, à aimer; car la connaissance, sans l'amour, est incapable de nous conduire au salut. La science enfle, la charité édifie. Si vous prétendez confesser de bouche sans aimer, vous ressemblez déjà aux démons. Les démons reconnaissaient hautement le Fils de Dieu, et disaient: «Qu'y a-t-il entre toi et nous ?» Et ils se voyaient repoussés. Confessez-le, et l'affectionnez. Les démons le craignaient en raison de leurs iniquités. Pour vous, aimez-le, car il vous a pardonné vos fautes. Mais comment pouvons-nous aimer Dieu, si nous aimons le monde? Il nous dispose donc à devenir la demeure de la charité. Il y a deux amours, celui du monde et celui de Dieu; si l'amour du monde habite en nous, il n'y a plus de place pour l'amour de Dieu; que celui du monde s'éloigne de notre cœur, que celui de Dieu y habite; donnons-y place au meilleur des deux; dès lors que tu auras retiré ton âme du milieu des affections terrestres, tu puiseras à la source de l'amour divin, et alors habitera en toi la charité qui ne peut aucunement engendrer le mal.

 


MARDI 13 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 9, 1 – 8   « Aie confiance mon enfant, tes péchés sont remis »

Référence complémentaire : Livre de la Sagesse (Sg 11, 21 à 12, 2)

Seigneur, ta grande puissance est toujours à ton service, et qui peut résister à la force de ton bras? Le monde entier est devant toi comme ce qui fait pencher la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre. Mais tu as pitié de tous, parce que tu peux tout, tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, pour qu'ils se repentent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, et tu n'as de dégoût pour rien de ce que tu as fait; car si tu avais haï quelque chose, tu ne l'aurais pas formé. Et comment une chose aurait-elle subsisté, si tu ne l'avais voulue? Ou comment ce que tu n'aurais pas appelé aurait-il été conservé? Mais tu épargnes tout, parce que tout est à toi, Maître ami de la vie! Car ton esprit incorruptible est en toutes choses! Aussi est-ce peu à peu que tu reprends ceux qui tombent; tu les avertis, leur rappelant en quoi ils pèchent, pour que, débarrassés du mal, ils croient en toi, Seigneur.

 


MERCREDI 14 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 9, 1 – 8   « Aie confiance mon enfant, tes péchés sont remis »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur Mt)

Les juifs professaient que Dieu seul peut remettre les péchés. Mais Jésus, avant même de remettre les péchés, a révélé les secrets des cœurs, montrant par là qu'il possédait aussi cet autre pouvoir réservé à Dieu. Car il est écrit : « Toi seul, Seigneur, tu connais les secrets des humains » (2Ch 6,30). Jésus révèle donc sa divinité et son égalité avec le Père en dévoilant aux scribes le fond de leur cœur, en divulguant des pensées qu'ils n'osent pas déclarer ouvertement par crainte de la foule. Et il fait cela avec beaucoup de douceur. Le paralytique aurait pu manifester sa déception au Christ en lui disant : « Soit ! Tu es venu pour soigner une autre maladie et guérir un autre mal, le péché. Mais quelle preuve aurai-je que mes péchés sont pardonnés ? » Or, il ne dit rien de tel, mais il se confie à celui qui a le pouvoir de le guérir. Aux scribes, le Christ dit : « Qu'est-ce qui est le plus facile ? De dire : Tes péchés sont pardonnés, ou bien de dire : Prends ta civière et rentre chez toi ? » Autrement dit : Qu'est-ce qui vous semble le plus facile? De montrer son pouvoir sur un corps inerte, ou de pardonner à une âme ses fautes ? C'est évidemment de guérir un corps, car le pardon des péchés dépasse cette guérison autant que l'âme est supérieure au corps. Mais puisque l'une de ces œuvres est visible, et l'autre pas, je vais accomplir également l’œuvre qui est visible et moindre, pour prouver celle qui est plus grande et invisible. A ce moment-là, Jésus témoigne par ses œuvres qu'il est « celui qui enlève les péchés du monde » (Jn 1,29).

 


JEUDI 15 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 9, 9 – 13       « C'est la miséricorde que je veux et non le sacrifice »

Référence complémentaire : Livre du prophète Osée (Os 6, 1 – 6)

"Venez, retournons vers le Seigneur. Il a déchiré, il nous guérira; il a frappé, il pansera nos plaies; après deux jours il nous fera revivre, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence. Connaissons, appliquons-nous à connaître le Seigneur; sa venue est certaine comme l'aurore; il viendra pour nous comme l'ondée, comme la pluie de printemps qui arrose la terre"  -- Que te ferai-je, Ephraïm? Que te ferai-je, Juda? Car votre amour est comme la nuée du matin, comme la rosée qui tôt se dissipe. C'est pourquoi je les ai taillés en pièces par les prophètes, je les ai tués par les paroles de ma bouche; et mon jugement surgira comme la lumière. Car c'est l'amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes.

 


VENDREDI 16 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 9, 9 – 13       « C’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice »

Texte de méditation : BENOÎT XVI (Audience)

Jésus n'exclut personne de son amitié. Au contraire, alors qu'il se trouvait à table dans la maison de Matthieu-Lévi, en réponse à ceux qui trouvaient scandaleux le fait qu'il fréquente des compagnies peu recommandables, il fait cette déclaration importante: « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs » (Mc 2, 17). La bonne annonce de l'Evangile consiste précisément en ceci : dans l'offrande de la grâce de Dieu au pécheur ! Ailleurs, dans la célèbre parabole du pharisien et du publicain montés au Temple pour prier, Jésus indique même un publicain anonyme comme exemple appréciable d'humble confiance dans la miséricorde divine: alors que le pharisien se vante de sa propre perfection morale, «le publicain... n'osait même pas lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant: “Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!”. Et Jésus commenta: « Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18, 13-14). Dans la figure de Matthieu, les Evangiles nous proposent donc un véritable paradoxe: celui qui est apparemment le plus éloigné de la sainteté peut même devenir un modèle d'accueil de la miséricorde de Dieu et en laisser entrevoir les merveilleux effets dans sa propre existence

 


SAMEDI 17 SEPTEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).