« Va ! qu’il t’advienne selon ta foi » (Mt 8,13)

Lectio Divina - Saint Matthieu

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Saint Matthieu, semaine 4

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes dans une inlassable recherche des biens spirituels. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011

 Lecture suivie : Mt 8, 1 – 4   « Quand Jésus fut descendu de la montagne… »

 Référence complémentaire : Livre de l’Exode (Ex 34, 29 – 35) 

Lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse quand il descendit de la montagne, et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu'il avait parlé avec le Seigneur. Aaron et tous les Israélites virent Moïse, et voici que la peau de son visage rayonnait, et ils avaient peur de l'approcher. Moïse les appela; Aaron et tous les chefs de la communauté revinrent alors vers lui, et Moïse leur parla. Ensuite tous les Israélites s'approchèrent, et il leur ordonna tout ce dont le Seigneur avait parlé sur le mont Sinaï. Quand Moïse eut fini de leur parler, il mit un voile sur son visage. Lorsque Moïse entrait devant le Seigneur pour parler avec lui, il ôtait le voile jusqu'à sa sortie. En sortant, il disait aux Israélites ce qui lui avait été ordonné, et les Israélites voyaient le visage de Moïse rayonner. Puis Moïse remettait le voile sur son visage, jusqu'à ce qu'il entrât pour parler avec lui.

 


LUNDI 5 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 8, 1 – 4   « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier »

Texte de méditation : SAINT SYMÉON LE NOUVEAU THÉOLOGIEN (Hymne)

Me voyant alors dans les ténèbres et en prison, enfermé dans un bourbier,

couvert de saleté, blessé, ma chair enflée,

je suis tombé aux pieds de celui qui m’avait illuminé.

Et celui qui m'avait illuminé touche de ses mains mes liens et mes blessures ;

là où touche sa main et où son doigt s'approche, aussitôt tombent mes liens,

les blessures disparaissent, et toute saleté.

La souillure de ma chair disparaît si bien qu’il la rend semblable à sa main divine.

Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps participent à la gloire divine.

Dès que j'ai été purifié et débarrassé de mes liens, le voici qui me tend une main divine,

il me retire du bourbier entièrement, il m'embrasse, il se jette à mon cou,

il me couvre de baisers (Lc 15,20).

Et moi qui étais totalement épuisé et qui avais perdu mes forces,

il me prend sur ses épaules Lc 15,5), et il m’emmène hors de mon enfer…

C’est la lumière qui m’emporte et me soutient ; elle m’entraîne vers une grande lumière.

Il me donne à contempler par quel étrange remodelage

lui-même m'a repétri (Gn 2,7) et m'a arraché à la corruption.

 


MARDI 6 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 8, 5 – 17   «  Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies »

Référence complémentaire : Livre d’Isaïe (Is 53, 2 – 12)

Mon Serviteur n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits; objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas. Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à tous. Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche. Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple? On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche. Le Seigneur a voulu l'écraser par la souffrance; s'il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté du Seigneur s'accomplira. A la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes. C'est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes, et avec les puissants il partagera le butin, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort et qu'il a été compté parmi les criminels, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les criminels.

 


MERCREDI 7 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 8, 5 – 17  «  Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur Mt)

 « Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; par sa parole il en chassa les esprits, et guérit tous ceux qui étaient malades. » Vois-tu comme la foi de la foule grandit peu à peu ? Malgré l'heure avancée, ils n'ont pas voulu quitter le Seigneur ; ils ont pensé que le soir permettait de lui amener des malades. Songe au nombre de guérisons que les évangélistes laissent de côté ; ils ne les racontent pas toutes une à une, mais en une seule phrase ils nous font voir un océan infini de miracles. Pour que la grandeur du prodige ne nous entraîne pas à l'incrédulité, pour qu'on ne soit pas troublé à la pensée d'une telle foule frappée de maux si divers et guérie en un moment, l'évangile apporte le témoignage du prophète, aussi extraordinaire et aussi surprenant que les faits eux-mêmes : « Ainsi devait s'accomplir l'oracle du prophète Isaïe : Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies » (53,4). Il ne dit pas : « Il a détruit », mais : « Il a pris » et « Il s'est chargé », marquant ainsi, à mon avis, que le prophète parle plus du péché que des maladies du corps, ce qui est conforme à la parole de Jean Baptiste : « Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29).

 


JEUDI 8 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 8, 18 – 27   « Le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête »

Référence complémentaire : 2e épître aux Corinthiens (2 Co 8, 7 – 15)

De même que vous excellez en tout, foi, parole, science, empressement de toute nature, charité que nous vous avons communiquée, il vous faut aussi exceller en générosité. Ce n'est pas un ordre que je donne; je veux seulement, par l'empressement des autres, éprouver la sincérité de votre charité. Vous connaissez, en effet, la libéralité de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté. C'est un avis que je donne là-dessus; et c'est ce qui vous convient, à vous qui, dès l'an dernier, avez été les premiers non seulement à entreprendre mais encore à vouloir. Maintenant donc achevez votre œuvre, afin que l'achèvement réponde à l'ardeur du vouloir, selon vos moyens. Lorsque l'ardeur y est, on est agréé pour ce qu'on a, il n'est pas question de ce qu'on n'a pas. Il ne s'agit point, pour soulager les autres, de vous réduire à la gêne; ce qu'il faut, c'est l'égalité. Dans le cas présent, votre superflu pourvoit à leur dénuement, pour que leur superflu pourvoie aussi à votre dénuement. Ainsi se fera l'égalité, selon qu'il est écrit: Celui qui avait beaucoup recueilli n'eut rien de trop, et celui qui avait peu recueilli ne manqua de rien.

 


VENDREDI 9 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Mt 8, 18 – 27   « Le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête »

Texte de méditation : SAINTE CLAIRE (Lettre)

Bienheureuse pauvreté, qui prodigue des richesses éternelles à ceux qui l'aiment et qui l'embrassent ! Sainte pauvreté -– à ceux qui la possèdent et la désirent Dieu promet sûrement le Royaume des cieux et donnent la gloire éternelle et la vie bienheureuse. Chère pauvreté, que le Seigneur Jésus Christ a daigné préférer à toute autre chose, lui qui régnait et qui règne sur le ciel et la terre, « et par sa parole tout a été fait » (Ps 32,9). « Les renards, dit-il en effet, ont leur tanière et les oiseaux du ciel leur nid, mais le Fils de l'homme (c'est a dire le Christ) n'a pas trouvé où reposer sa tête. » Quand enfin il a laissé reposer sa tête [sur la croix], il a remis l'esprit (Jn 19,30). Puisqu'un si grand Seigneur a voulu descendre dans le sein de la Vierge, puisqu'il a voulu apparaître au monde méprisé, indigent et pauvre afin que les hommes, indigents, pauvres et affamés de nourriture céleste, deviennent riches en lui en entrant en possession du Royaume des cieux, exultez de joie. Réjouissez-vous d'un grand bonheur et d'une allégresse spirituelle. Si vous préférez le mépris aux honneurs, et la pauvreté aux richesses de ce monde, si vous confiez vos trésors non pas à la terre mais au ciel, où la rouille ne ronge pas, « la mite ne détruit pas, et les voleurs ne peuvent s'approcher » (Mt 6,20), « votre récompense sera grande dans les cieux » (Mt 5,12).

 


SAMEDI 10 SEPTEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).