« Descends vite,

car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi » (Lc 19,5)

Lectio Divina - Saint Luc

 

Vous pouvez télécharger la feuille hebdomadaire au format pdf : Luc 15-18, semaine 9

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as des disciples pleins de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’ils portent aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont ils furent les Apôtres courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 4 AOÛT          

Lecture suivie : Lc 18, 35 – 43 : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! »

Référence complémentaire : Livre du prophète Jérémie (Jr 31, 3 – 9) 

De loin le Seigneur m'est apparu: D'un amour éternel je t'ai aimée, aussi t'ai-je maintenu ma faveur. De nouveau je te bâtirai et tu seras rebâtie, vierge d'Israël. De nouveau tu te feras belle, avec tes tambourins, tu sortiras au milieu des danses joyeuses. De nouveau tu seras plantée de vignes sur les montagnes de Samarie ; ils planteront, les planteurs, et ils cueilleront. Oui, ce sera le jour où les veilleurs crieront sur la montagne d'Ephraïm: "Debout! Montons à Sion, vers le Seigneur notre Dieu!" Car ainsi parle le Seigneur : Criez de joie pour Jacob, acclamez la première des nations! Faites-vous entendre! louez! Proclamez: "le Seigneur a sauvé son peuple, le reste d'Israël!" Voici que moi je les ramène du pays du Nord, je les rassemble des extrémités du monde. Parmi eux l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la femme qui enfante, tous ensemble: c'est une grande assemblée qui revient ici! En larmes ils reviennent, dans les supplications je les ramène. Je vais les conduire aux cours d'eau, par un chemin tout droit où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël et Ephraïm est mon premier-né.

 


LUNDI 5 AOÛT

Lecture suivie : Lc 18, 35 – 43 : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » 

Texte de méditation : ODES DE SALOMON – IIe siècle

J'ai levé les bras au ciel, vers la grâce du Seigneur.

Il a jeté mes chaînes loin de moi ;

mon protecteur m'a élevé

selon sa grâce et son salut.

 

J'ai dépouillé l'obscurité et revêtu la lumière.

J'ai trouvé des membres qui ne connaissaient

ni peine ni angoisse ni douleur.

 

La pensée du Seigneur m'a beaucoup secouru,

ainsi que sa communion incorruptible.

Sa lumière m'a exalté,

j'ai marché en sa présence,

et m'approcherai de lui,

le louant et le glorifiant.

 

Mon cœur a débordé,

il a envahi ma bouche,

il a jailli sur mes lèvres.

L'exultation du Seigneur et sa louange

épanouissent mon visage.

Alléluia ! 

 

 


MARDI 6 AOÛT

Lecture suivie : Lc 19, 1 – 10   « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison »

Référence complémentaire : Livre de la Sagesse (Sg 11,21 à 12,2)

Ta grande puissance est toujours à ton service, et qui peut résister à la force de ton bras? Le monde entier est devant toi comme ce qui fait pencher la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre. Mais tu as pitié de tous, parce que tu peux tout, tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, pour qu'ils se repentent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, et tu n'as de dégoût pour rien de ce que tu as fait; car si tu avais haï quelque chose, tu ne l'aurais pas formé. Et comment une chose aurait-elle subsisté, si tu ne l'avais voulue? Ou comment ce que tu n'aurais pas appelé aurait-il été conservé? Mais tu épargnes tout, parce que tout est à toi, Maître ami de la vie! Car ton esprit incorruptible est en toutes choses! Aussi est-ce peu à peu que tu reprends ceux qui tombent; tu les avertis, leur rappelant en quoi ils pèchent, pour que, débarrassés du mal, ils croient en toi, Seigneur.

 


MERCREDI 7 AOÛT

Lecture suivie : Lc 19, 1 – 10   « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison »

Texte de méditation : ELISABETH DE LA TRINITÉ (Dern. retraite) – XIXe-XXe siècles

« En Dieu mon âme est silencieuse ; c'est de lui que j'attends ma délivrance. Oui, il est le rocher où je trouve le salut, ma citadelle, et je ne serai pas ébranlée » (Ps 61,2-3). Voilà le mystère que chante aujourd'hui ma lyre ! Comme à Zachée, mon Maître m'a dit: « Hâte-toi de descendre, car il faut que je loge chez toi. »  Hâte-toi de descendre, mais où ? Au plus profond de moi-même : après m'être quittée moi-même (Mt 16,24), séparée de moi-même, dépouillée de moi-même, en un mot sans moi-même. « Il faut que je loge chez toi. » C’est mon Maître qui m'exprime ce désir ! Mon Maître qui veut habiter en moi, avec le Père et son Esprit d'amour, pour que, selon l'expression du disciple bien-aimé, j'aie « société » avec eux, que je sois en communion avec eux (1Jn 1,3). « Vous n'êtes plus des hôtes ou des étrangers, mais vous êtes déjà de la maison de Dieu », dit saint Paul (Ep 2,19). Voilà comment j'entends être « de la maison de Dieu » : c'est en vivant au sein de la tranquille Trinité, en mon abîme intérieur, en cette « forteresse inexpugnable du saint recueillement » dont parle saint Jean de la Croix.

 


JEUDI 8 AOÛT

Lecture suivie : Lc 19, 11 – 27  « bon serviteur, tu as été fidèle en peu de chose »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 15, 1 – 16)

"Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l'enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, pour qu'il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Je suis la vigne; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l'aurez. C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.

 


VENDREDI 9 AOÛT

Lecture suivie : Lc 19, 11 – 27  « bon serviteur, tu as été fidèle en peu de chose »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Homélies) – IVe-Ve siècles

Si on le peut, si la perfection de la justice l'exige ainsi, qu'on renonce à tout. Mais si on n'en est point capable, qu'on possède, mais sans se laisser posséder, qu'on retienne, mais sans être retenu: qu'on reste le maître et non l'esclave de son bien. Prends garde d'aimer ce que tu possèdes en cette vie? Que ta main n'y soit pas liée, puisque c'est par elle que tu dois te saisir de Dieu; que ton amour n'y soit point attaché, puisque c'est par lui que tu peux t'élancer vers Dieu et t'unir à ton Créateur. Dieu réclame ce qu'il m'a donné; il me l'a donné pour le distribuer, et si je le cachais pour le conserver, il me dirait bientôt: «Mauvais et paresseux serviteur, pourquoi n'as-tu pas donné mon argentait banquier? En venant aujourd'hui je le redemanderais avec les intérêts (Lc 19,23).» Et que me servira de n'avoir rien perdu de ce qui m'a été confié? Ce n'est pas assez pour mon Maître, car il est avare mais avare pour notre salut. Oui, il est avare, partout il recherche ses deniers, il rassemble ce qui porte son image. «Tu devais, dit-il; donner cet argent aux banquiers, et en venant aujourd'hui je le redemanderais avec les intérêts ».

 


SAMEDI 10 AOÛT

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).