« Les élus de Dieu crient vers lui jour et nuit » (Lc 18,7)

Lectio Divina - Saint Luc

 

Vous pouvez télécharger la feuille hebdomadaire au format pdf : Luc 15-19, semaine 7

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as des disciples pleins de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’ils portent aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont ils furent les Apôtres courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 21 JUILLET

Lecture suivie : Lc 18, 1 – 8 : « prier sans cesse et ne pas se décourager »

Référence complémentaire : Livre de l’Ecclésiastique (Si 35, 5 – 19) 

L'offrande du juste réjouit l'autel, son parfum s'élève devant le Très-Haut. Le sacrifice du juste est agréable, son mémorial ne sera pas oublié. Glorifie le Seigneur avec générosité et ne sois pas avare des prémices que tu offres. Chaque fois que tu fais une offrande montre un visage joyeux et consacre la dîme avec joie. Donne au Très-Haut comme il t'a donné, avec générosité, selon tes moyens. Car le Seigneur paie de retour, il te rendra au septuple. N'essaie pas de le corrompre par des présents, il les refuse, ne t'appuie pas sur un sacrifice injuste. Car le Seigneur est un juge qui ne fait pas acception de personnes. Il ne considère pas les personnes pour faire tort au pauvre, il écoute l'appel de l'opprimé. Il ne néglige pas la supplication de l'orphelin, ni de la veuve qui épanche ses plaintes. Les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur ses joues et son cri n'accable-t-il pas celui qui les provoque? Celui qui sert Dieu de tout son cœur est agréé et son appel parvient jusqu'aux nuées. La prière de l'humble pénètre les nuées; tant qu'elle n'est pas arrivée il ne se console pas. Il n'a de cesse que le Très-Haut n'ait jeté les yeux sur lui, qu'il n'ait fait droit aux justes et rétabli l'équité. Et le Seigneur ne tardera pas.

 


LUNDI 22 JUILLET

Lecture suivie : Lc 18, 1 – 8 : « prier sans cesse et ne pas se décourager » 

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Lettre à Proba sur la prière) – IVe-Ve siècles

A quoi bon nous disperser de tous côtés et chercher ce que nous devons demander dans la prière ? Disons plutôt avec le psaume : « La seule chose que je demande au Seigneur, celle que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour savourer la douceur du Seigneur et fréquenter son temple » (Ps 26,4). Là, en effet, « tous les jours » ne passent pas en arrivant et en disparaissant, et l'un ne commence pas quand l'autre finit ; ils existent tous ensemble, ils n'ont pas de fin, car la vie elle-même, dont ils sont les jours, n'a pas de fin. Le Seigneur sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions ? Alors, pourquoi nous exhorte-t-il à la prière continuelle ? (Lc 18,1) Cela pourrait nous étonner, mais nous devons comprendre que Dieu notre Seigneur ne veut pas être informé de notre désir, qu'il ne peut ignorer. Mais il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'il s'apprête à nous donner. Car cela est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité ! C'est pourquoi on nous dit : « Ouvrez tout grand votre cœur » (2Co 6,13). C'est quelque chose de très grand: nous serons d'autant plus capables de le recevoir que nous y croyons avec plus de foi, nous l'espérons avec plus d'assurance, nous le désirons avec plus d'ardeur. C'est donc dans la foi, l'espérance et l'amour, par la continuité du désir, que nous prions toujours.

 


MARDI 23 JUILLET

Lecture suivie : Lc 18, 9 – 14   « qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé »

Référence complémentaire : 2e livre de Samuel (2 S 7, 18 – 26)

Le roi David entra et s'assit devant le Seigneur, et il dit: "Qui suis-je, Seigneur Dieu, et quelle est ma maison, pour que tu m'aies mené jusque là? Mais cela est encore trop peu à tes yeux, Seigneur Dieu, et tu étends aussi tes promesses à la maison de ton serviteur pour un lointain avenir. Voilà le destin de l'homme, Seigneur Dieu. Que David pourrait-il te dire de plus, alors que tu as toi-même distingué ton serviteur, Seigneur Dieu! A cause de ta parole et selon ton cœur, tu as eu cette magnificence d'instruire ton serviteur. C'est pourquoi tu es grand, Seigneur Dieu: il n'y a personne comme toi et il n'y a pas d'autre Dieu que toi seul, comme l'ont appris nos oreilles. Y a-t-il, comme ton peuple Israël, un autre peuple sur la terre qu'un dieu soit allé racheter pour en faire son peuple, pour le rendre fameux et opérer en sa faveur de grandes et terribles choses en chassant devant son peuple des nations et des dieux? Tu as établi ton peuple Israël pour qu'il soit à jamais ton peuple, et toi, Seigneur, tu es devenu son Dieu. Maintenant, Seigneur Dieu, garde toujours la promesse que tu as faite à ton serviteur et à sa maison et agis comme tu l'as dit. Ton nom sera exalté à jamais et l'on dira: le Seigneur Sabaot est Dieu sur Israël. La maison de ton serviteur David subsistera en ta présence.

 


MERCREDI 24 JUILLET

Lecture suivie : Lc 18, 9 – 14   « qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé »

Texte de méditation : SAINT CYPRIEN (La Prière) – IIIe siècles

Les hommes de prière doivent expriment leurs suppliques et leurs demandes avec modestie, calme, retenue et discrétion. Rappelons-nous que nous nous tenons en présence de Dieu. Il faut que l'attitude de notre corps, le ton de notre voix soient agréables aux yeux de Dieu. Il ne convient pas de s'épandre en clameurs ; il convient de prier avec modestie et réserve. Le Seigneur dans son enseignement nous demande de prier à l'écart, dans la solitude et en des lieux retirés, et même en nos chambres (Mt 14,23; 6,6), ce qui s'accorde mieux avec la foi. Nous savons que Dieu est présent partout, il entend et voit tous les hommes, le regard de sa majesté souveraine pénètre jusque dans le secret. Il est écrit, en effet : « Je suis un Dieu proche et non un Dieu lointain. Quelqu'un peut-il se cacher dans ses cachettes sans que je le voie ? Est-ce que je ne remplis pas le ciel et la terre ? » (Jr 23,24) L'homme de prière, frères bien-aimés, ne doit pas ignorer comment le publicain priait dans le Temple, à côté du pharisien. Il ne levait pas les yeux vers le ciel avec effronterie, il ne tendait pas les mains avec insolence. Il se frappait la poitrine, il reconnaissait ses péchés intérieurs et cachés, il implorait le secours de la miséricorde divine. Le pharisien, en revanche, se fiait en lui-même. Et c'est le publicain qui a mérité d'être reconnu juste. Car il priait sans mettre l'espérance de son salut dans son innocence, puisque personne n'est innocent. Mais il priait en confessant ses péchés, et sa prière a été exaucée par Celui qui pardonne aux humbles.

 


JEUDI 25 JUILLET

Lecture suivie : Lc 18, 15 – 17  « accueillir le Royaume de Dieu en petit enfant »

Référence complémentaire : Psaume 131

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier,

ni le regard hautain.

Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs

ni de prodiges qui me dépassent.

 

Non, je tiens mon âme en paix et silence ;

comme un petit enfant contre sa mère,

comme un petit enfant, telle est mon âme en moi.

 

Mets ton espoir, Israël, dans le Seigneur,

dès maintenant et à jamais !

 


VENDREDI 26 JUILLET

Lecture suivie : Lc 18, 15 – 17  « accueillir le Royaume de Dieu en petit enfant »

Texte de méditation : SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT-JÉSUS (Lettre)

Je sais que le Seigneur est infiniment Juste et c'est cette justice qui effraye tant d'âmes qui fait le sujet de ma joie et de ma confiance. C'est parce qu'il est juste qu'il est compatissant et rempli de douceur, lent à punir et abondant en miséricorde (Ps 102,8). Car il connaît notre fragilité (Ps 102,14). Il se souvient que nous ne sommes que poussière (Ps 103,13). Comme un Père a de la tendresse pour ses enfants ainsi le Seigneur a compassion de nous.  Voilà mon Frère, ce que je pense de la justice du bon Dieu ma voie est toute de confiance et d'amour, je ne comprends pas les âmes qui ont peur d'un si tendre Ami. Parfois lorsque je lis certains traités spirituels où la perfection est montrée à travers mille entraves, environnée d'une foule d'illusions, mon pauvre petit esprit se fatigue bien vite, je ferme le savant livre qui me casse la tête et me dessèche le cœur et je prends l'Ecriture Sainte. Alors tout me semble lumineux une seule parole découvre à mon âme des horizons infinis, la perfection me semble facile, je vois qu'il suffit de reconnaître son néant et de s'abandonner comme un enfant dans les bras du Bon Dieu. Laissant aux grandes âmes, aux grands esprits les beaux livres que je ne puis comprendre, encore moins mettre en pratique, je me réjouis d'être petite puisque les enfants seuls et ceux qui leur ressemblent seront admis au banquet céleste.

 


SAMEDI 27 JUILLET

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).