« Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent » (Lc 16,29)

Lectio Divina - Saint Luc

 

Vous pouvez télécharger la feuille hebdomadaire au format pdf : Luc 15-19, semaine 5

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as des disciples pleins de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’ils portent aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont ils furent les Apôtres courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 7 JUILLET

Lecture suivie : Lc 16, 9 – 13 : « vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Luc (Lc 12, 22 – 34) 

Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Considérez les corbeaux: ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux! Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie? Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres? Considérez les lis, comme ils ne filent ni ne tissent. Or, je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Que si, dans les champs, Dieu habille de la sorte l'herbe qui est aujourd'hui, et demain sera jetée au four, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi! Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez; ne vous tourmentez pas. Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. "Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume. "Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit. Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

 


LUNDI 8 JUILLET

Lecture suivie : Lc 16, 9 – 13 : « vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent » 

Texte de méditation : SAINT AMBROISE DE MILAN (Sur Luc) – IVe siècle

« Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. » Non pas qu'il y en ait deux : il n'y a qu'un seul Maître. Car même s'il y a des gens qui servent l'argent, celui-ci pourtant ne possède aucun droit à être maître ; ce sont eux qui se chargent du joug de l'esclavage. En effet, ce n'est pas un juste pouvoir, mais un injuste esclavage. C’est pourquoi il dit : « Faites-vous des amis avec le malhonnête argent » pour que, par nos largesses envers les pauvres, nous obtenions la faveur des anges et des autres saints. L'intendant n'est pas critiqué : nous apprenons par là que nous ne sommes pas maîtres, mais plutôt intendants des richesses d'autrui. Bien qu'il ait fait une faute, il est loué, parce que, en remettant aux autres au nom de son maître, il s'est ménagé des appuis. Et Jésus a très bien parlé de « argent trompeur », parce que l'avarice tente nos penchants par les séductions variées des richesses au point que nous voulions en être esclaves. C’est pourquoi il dit : « Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? » Les richesses nous sont étrangères parce qu’elles sont en dehors de notre nature ; elles ne naissent pas avec nous, elles ne nous suivent pas dans la mort. Le Christ, au contraire, est à nous parce qu’il est la vie... Ne soyons donc pas esclaves des biens extérieurs, parce que nous ne devons reconnaître comme Seigneur que le Christ.

 


MARDI 9 JUILLET

Lecture suivie : Lc 16, 14 – 18   « Dieu connaît vos cœurs »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 2, 7 – 17)

Le pays s'est rempli d'argent et d'or, ses trésors sont sans limites; le pays s'est rempli de chevaux, ses chars sont sans nombre; le pays s'est rempli de faux dieux, eux se prosternent devant l'œuvre de leurs mains, devant ce qu'ont fabriqué leurs doigts. Le mortel s'est humilié, l'homme s'est abaissé: ne les relève pas! Va dans le rocher, terre-toi dans la poussière devant la Terreur du Seigneur, devant l'éclat de sa majesté, quand il se lèvera pour faire trembler la terre. L'orgueil humain baissera les yeux, l'arrogance des hommes sera humiliée, Le Seigneur sera exalté, lui seul, en ce jour-là. Oui, ce sera un jour du Seigneur Sabaot sur tout ce qui est orgueilleux et hautain, sur tout ce qui est élevé, pour qu'il soit abaissé; sur tous les cèdres du Liban, hautains et élevés, et sur tous les chênes de Bashân; sur toutes les montagnes hautaines et sur toutes les collines élevées; sur toute tour altière et sur tout rempart escarpé; sur tous les vaisseaux de Tarsis et sur tout ce qui paraît précieux. L'orgueil humain sera humilié, l'arrogance de l'homme sera abaissée, et le Seigneur sera exalté, lui seul, en ce jour-là.

 


MERCREDI 10 JUILLET

Lecture suivie : Lc 16, 14 – 18   « Dieu connaît vos cœurs »

Texte de méditation : SAINT COLOMBAN (Instruction) – VIe-VIIe siècles

 Moïse a écrit dans la Loi : « Dieu fit l'homme à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26). A nous donc de refléter pour notre Dieu, pour notre Père, l'image de sa sainteté. Ne soyons pas les peintres d'une image étrangère. Et pour que nous n'introduisions pas en nous l'image de l'orgueil, laissons le Christ peindre en nous son image. Il l'a peinte lorsqu'il a dit : « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix ». Mais à quoi nous sert-il de savoir que cette paix est bonne, si nous ne veillons pas sur elle ? Ce qui est très bon est habituellement très fragile ; et les biens précieux réclament de plus grands soins et une garde plus vigilante. Très fragile est la paix qui peut être perdue par une parole légère ou une petite blessure faite à un frère. Or, rien ne plaît davantage aux hommes que de parler hors de propos et de s'occuper de ce qui ne les regarde pas, de proférer de vains discours et de critiquer les absents. Dès lors, que ceux qui ne peuvent pas dire : « Le Seigneur m'a donné la langue d'un disciple pour que je sache réconforter par la parole celui qui est abattu » (Is 50,4), que ceux-là se taisent ou, s'ils disent un mot, que ce soit un mot de paix. « La plénitude de la loi, c'est l'amour » (Rm 13,8). Que daigne nous l'inspirer notre bon Seigneur et Sauveur Jésus Christ, l'auteur de la paix et le Dieu de l'amour.

 


JEUDI 11 JUILLET

Lecture suivie : Lc 16, 19 – 31  « un pauvre, Lazare, était couché devant le portail »

Référence complémentaire : Livre du prophète Amos (Am 6, 1 – 8)

Malheur à ceux qui sont tranquilles en Sion, à ceux qui sont confiants sur la montagne de Samarie, ces notables des prémices des nations, à qui va la maison d'Israël. Passez à Kalné et voyez, de là, allez à Hamat la grande, puis descendez à Gat des Philistins: valent-elles mieux que ces royaumes-ci? Leur territoire est-il plus grand que le vôtre? Vous pensez reculer le jour du malheur et vous hâtez le règne de la violence! Couchés sur des lits d'ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau et les veaux pris à l'étable. Ils braillent au son de la harpe, comme David, ils inventent des instruments de musique; ils boivent le vin dans de larges coupes, ils se frottent des meilleures huiles, mais ils ne s'affligent pas de la ruine de Joseph! C'est pourquoi ils seront maintenant déportés, en tête des déportés, c'en est fait de l'orgie des vautrés! Le Seigneur Yahvé l'a juré par lui-même: - oracle de Yahvé, Dieu Sabaot - J'abhorre l'orgueil de Jacob, je hais ses palais, et je livrerai la ville et tout ce qui la remplit.

 


VENDREDI 12 JUILLET

Lecture suivie : Lc 16, 19 – 31  « un pauvre, Lazare, était couché devant le portail »

Texte de méditation : SAINT BASILE DE CÉSARÉE (Homélie) – IVe siècle

Que répondras-tu au souverain juge, toi qui habilles tes murs et n'habilles pas ton semblable ? toi qui pares tes chevaux et n'as pas même un regard pour ton frère dans la détresse ? toi qui enfouis ton or et ne viens pas en aide à l'opprimé ? Dis-moi, qu'est-ce qui t'appartient ? De qui as-tu reçu tout ce que tu portes à travers cette vie ? N'es-tu pas sorti nu du sein de ta mère ? Et ne retourneras-tu pas à la terre également nu ? (Jb 1,21) Les biens présents, de qui les tiens-tu ? Si tu réponds : du hasard, tu es un impie qui refuse de connaître son créateur et de remercier son bienfaiteur. Si tu conviens que c'est de Dieu, dis-moi donc pour quelle raison tu les as reçus. Est-ce que Dieu serait injuste en répartissant inégalement les biens nécessaires à la vie ? Pourquoi es-tu dans l'abondance et celui-là dans la misère ? N'est-ce pas uniquement pour qu'un jour, par ta bonté et ta gestion désintéressée, tu reçoives la récompense, alors que le pauvre obtiendra la couronne promise à la patience ? A l'affamé appartient le pain que tu gardes ; à l'homme nu le manteau que tu recèles dans tes coffres. Ainsi tu commets autant d'injustices qu'il y a de gens que tu pouvais aider.

 


SAMEDI 13 JUILLET

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).