« Instruction et discipline sont un chemin de vie » (Pr 6,23)

 Lectio Divina - Livre des Proverbes

 

Vous pouvez télécharger la feuille au format pdf : Proverbes 1 à 9, semaine 7

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne pour les siècles des siècles.Amen »

 


DIMANCHE 26 JUILLET 

 Lecture suivie:Pr 5, 1 – 23  « qu’elle soit ta joie la femme de ta jeunesse »

    Référence complémentaire :Livre de la Sagesse (Sg 8, 2 – 9) 

C'est la Sagesse que j'ai chérie et recherchée dès ma jeunesse; j'ai cherché à la prendre pour épouse et je suis devenu amoureux de sa beauté. Elle fait éclater sa noble origine en vivant avec Dieu, car le maître de tout l'a aimée. Elle est, de fait, initiée à la science de Dieu et c'est elle qui choisit ses œuvres. Si, dans la vie, la richesse est un bien désirable, quoi de plus riche que la Sagesse, qui opère tout? Et si c'est l'intelligence qui opère, qui est plus qu'elle l'ouvrière de ce qui est? Aime-t-on la justice? Ses labeurs, ce sont les vertus, elle enseigne, en effet, tempérance et prudence, justice et force; ce qu'il y a de plus utile pour les hommes dans la vie. Désire-t-on encore un savoir étendu? Elle connaît le passé et conjecture l'avenir, elle sait l'art de tourner les maximes et de résoudre les énigmes, les signes et les prodiges, elle les sait d'avance, ainsi que la succession des époques et des temps. Je décidai donc de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu'elle me serait une conseillère pour le bien, et un encouragement dans les soucis et la tristesse.

 


LUNDI 27 JUILLET

Lecture suivie:Pr 5, 1 – 23  « qu’elle soit ta joie la femme de ta jeunesse » 

Texte de méditation : CONCILE VATICAN II (Gaudium et Spes)

A plusieurs reprises, la parole de Dieu a invité les fiancés à entretenir et soutenir leurs fiançailles par une affection chaste, et les époux leur union par un amour sans faille. Beaucoup de nos contemporains exaltent aussi l'amour authentique entre mari et femme, manifesté de différentes manières, selon les saines coutumes des peuples et des âges. Eminemment humain puisqu'il va d'une personne vers une autre personne en vertu d'un sentiment volontaire, cet amour enveloppe le bien de la personne tout entière; il peut donc enrichir d'une dignité particulière les expressions du corps et de la vie psychique et les valoriser comme des éléments et les signes spécifiques de l'amitié conjugale. Cet amour, par un don spécial de sa grâce et de sa charité, le Seigneur a daigné le guérir, le parfaire et l'élever. Associant l'humain et le divin, un tel amour conduit les époux à un don libre et mutuel d'eux-mêmes qui se manifeste par des sentiments et des gestes de tendresse et il imprègne toute leur vie ; bien plus, il s'achève lui-même et grandit par son généreux exercice. Le véritable amour conjugal sera tenu en plus haute estime, et une saine opinion publique se formera à son égard, si les époux chrétiens donnent ici un témoignage éminent de fidélité et d'harmonie, comme le dévouement dans l'éducation de leurs enfants, et s'ils prennent leurs responsabilités dans le nécessaire renouveau culturel, psychologique et social en faveur du mariage et de la famille. Il faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au sein de la famille, sur la dignité de l'amour conjugal, sa fonction, son exercice: ainsi formés à la chasteté, ils pourront le moment venu, s'engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la dignité.

 

 


MARDI 28 JUILLET

Lecture suivie :Pr 6, 1 – 19  « combien de temps vas-tu rester couché, paresseux ? »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Romains (Rm 13, 11 à 14, 6)

C'est l'heure désormais de vous arracher au sommeil; le salut est maintenant plus près de nous qu'au temps où nous avons cru. La nuit est avancée. Le jour est arrivé. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme il sied en plein jour, conduisons-nous avec dignité: point de ripailles ni d'orgies, pas de luxure ni de débauche, pas de querelles ni de jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ et ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises. A celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants sans vouloir discuter des opinions. Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des légumes: que celui qui mange ne méprise pas l'abstinent et que l'abstinent ne juge pas celui qui mange; Dieu l'a bien accueilli. Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d'autrui? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela ne concerne que son maître; d'ailleurs il restera debout, car le Seigneur a la force de le soutenir. Celui-ci préfère un jour à un autre; celui-là les estime tous pareils: que chacun s'en tienne à son jugement. Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur; et celui qui mange le fait pour le Seigneur, puisqu'il rend grâce à Dieu.

 


MERCREDI 29 JUILLET

   Lecture suivie :Pr 6, 1 – 19  « combien de temps vas-tu rester couché, paresseux ? »

   Texte de méditation : ST FRANÇOIS DE SALES (Sermon) – XVIe – XVIIe siècles

Les paresseux sont toujours à se lamenter; et de quoi ? De quoi, dites-vous, hélas! il faut travailler; et cependant je pensais qu'il suffisait de s'embarquer en la voie de Dieu et en son service pour se reposer. Mais ne savez-vous pas que la fainéantise et l'oisiveté fit périr le pauvre David en la tentation? Vous voudriez, à l'aventure, être de ces soldats de garnison lesquels ont tout à souhait dans une bonne ville : ils sont joyeux, ils sont maîtres de la maison de l'hôte, ils couchent dans son lit et font bonne chair; ils s'appellent néanmoins soldats, faisant des vaillants et courageux tandis qu'ils ne vont point à la bataille ni à la guerre. Mais Notre Seigneur veut des combattants et des vainqueurs, et non pas des fainéants et des couards ; il a voulu être tenté et attaqué lui-même pour nous donner exemple. Hé, ne craignez rien, je vous prie, puisque vous êtes environnés de l'armure de la vérité et de la foi (Ep 6,11). Levez-vous de votre lit, paresseux, car il est temps (Pr 6,9 Rm 13,11), et ne vous épouvantez pas du travail de la journée, car c'est une chose ordinaire que la nuit étant donnée pour le repos, le jour qui vient après est destiné au travail. Sortez, de grâce, de votre couardise, et mettez bien avant en votre esprit cette vérité infaillible que tous doivent être tentés, que tous se doivent tenir prêts pour combattre afin de remporter la victoire. Puisque la tentation a une merveilleuse force sur nous quand elle nous trouve oiseux, travaillons donc et ne nous lassons point, si nous ne voulons perdre le repos éternel qui nous est préparé pour nous récompenser de nos travaux. Confions-nous en Dieu, qui est notre " Père tout puissant, " en la vertu duquel toutes choses nous seront rendues faciles, quoi que d'abord elles nous épouvantent un peu.

 


JEUDI 30 JUILLET

Lect. s. :Pr 6, 20 – 35 « ces préceptes sont une lampe, l’enseignement une lumière »

Référence complémentaire :Livre du Psautier (Ps 119 (118), 105 – 112) :

Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.

Je l'ai juré, je tiendrai mon serment, j'observerai tes justes décisions.

J'ai vraiment trop souffert, Seigneur; fais-moi vivre selon ta parole.

Accepte en offrande ma prière, Seigneur: apprends-moi tes décisions.

A tout instant j'expose ma vie: je n'oublie rien de ta loi.

Des impies me tendent un piège: je ne dévie pas de tes préceptes.

Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon cœur.

Mon cœur incline à pratiquer tes commandements:

c'est à jamais ma récompense.

 


VENDREDI 31 JUILLET

Lecture suivie :Pr 6, 20 – 35 « ces préceptes sont une lampe, l’enseignement une lumière »

  Texte de méditation : Bx JH. NEWMAN (Homélies) – XIXe siècle

Bonne est toute parole du Christ, elle a sa mission et son but, elle ne tombe p as à terre. Il est impossible qu'il ait jamais prononcé de paroles éphémères, lui, le Verbe de Dieu, exprimant selon son bon plaisir les conseils profonds et la volonté sainte du Dieu invisible. Toute parole du Christ est bonne. Même si ses propos nous avaient été transmis par des gens ordinaires, nous pouvons être sûrs que rien de ce qui nous a été conservé -- qu'il s'agisse de paroles à un disciple ou à un contradicteur, ou bien d'avertissements, d'avis, de réprimandes, de réconfort, de persuasion ou de condamnation -- rien de tout cela n'a une signification purement accidentelle, une portée limitée ou partielle. Au contraire, toutes les paroles sacrées du Christ, bien que revêtues d'un habillement temporaire et ordonnées à un but immédiat, difficiles de ce fait à dégager de ce qu'il y a en elles de momentané et de contingent, n'en gardent pas moins toute leur force à chaque siècle. Demeurant dans l'Eglise, elles sont destinées à durer pour toujours dans les cieux (cf Mt 24,35) ; elles se prolongent jusque dans l'éternité. Elles sont notre règle sainte, juste et bonne, la « lampe pour nos pieds, lumière sur notre route » (Ps 118,105), aussi pleinement et aussi intimement pour notre temps que lorsqu'elles ont été d'abord prononcées. Cela aurait été vrai même si un simple soin humain avait recueilli ces miettes de la table du Christ. Mais nous avons une assurance beaucoup plus grande, parce que nous les recevons non pas des hommes mais de Dieu (1Th 2,13). L'Esprit Saint, qui est venu glorifier le Christ et donner aux évangélistes l'inspiration d'écrire, n'a pas tracé pour nous un Evangile stérile. Loué soit-il d'avoir choisi et sauvegardé pour nous les paroles qui devaient être particulièrement utiles dans les temps à venir, les paroles pouvant servir de loi à l'Eglise, pour la foi, la morale et la discipline. Non pas une loi écrite sur des tables de pierre (Ex 24,12), mais une loi de foi et d'amour, de l'esprit non de la lettre (Rm 7,6), une loi pour des cœurs généreux qui acceptent de « vivre de toute parole », si modeste et si humble soit-elle, « qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8,3;Mt 4,4).

 


SAMEDI 1er AOÛT

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).