« Rends tes oreilles attentives à la Sagesse » (Pr 2,2)

Lectio Divina - Livre des Proverbes

 

Vous pouvez télécharger la feuille au format pdf : Livre des Proverbes, semaine 5

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne pour les siècles des siècles.Amen »

 


DIMANCHE 12 JUILLET

Lecture suivie : Pr 2, 1 – 11  « creuse la Sagesse comme un chercheur de trésor »

Référence complémentaire : Livre de la Sagesse (Sg 9, 1 – 11) 

Dieu des Pères et Seigneur de miséricorde, toi qui, par ta parole, as fait l'univers, toi qui, par ta Sagesse, as formé l'homme pour dominer sur les créatures que tu as faites, pour régir le monde en sainteté et justice et exercer le jugement en droiture d'âme, donne-moi celle qui partage ton trône, la Sagesse, et ne me rejette pas du nombre de tes enfants. Car je suis ton serviteur et le fils de ta servante, un homme faible et de vie éphémère, peu apte à comprendre la justice et les lois. Quelqu'un, en effet, serait-il parfait parmi les fils des hommes, s'il lui manque la sagesse qui vient de toi, on le comptera pour rien. C'est toi qui m'as choisi pour roi de ton peuple et pour juge de tes fils et de tes filles. Tu m'as ordonné de bâtir un Temple sur ta montagne sainte, et un autel dans la ville où tu as fixé ta tente, imitation de la Tente sainte que tu as préparée dès l'origine. Avec toi est la Sagesse, qui connaît tes œuvres et qui était présente quand tu faisais le monde; elle sait ce qui est agréable à tes yeux et ce qui est conforme à tes commandements. Mande-la des cieux saints, de ton trône de gloire envoie-la, pour qu'elle me seconde et peine avec moi, et que je sache ce qui te plaît; car elle sait et comprend tout. Elle me guidera prudemment dans mes actions et me protégera par sa gloire.

 


LUNDI 13 JUILLET

Lecture suivie:Pr 2, 1 – 11  « creuse la Sagesse comme un chercheur de trésor » 

Texte de méditation : SAINT JEAN DE LA CROIX (Cantique spirituel) – XVIe siècle

Le Seigneur, l’Epoux, dit par Isaïe en ces paroles : Avant qu'ils ne crient, moi je les entendrai; même ayant encore la parole en la bouche, je les entendrai (Is 65,24). Le Sage dit de lui que, si l'âme le cherche comme on cherche de l'argent, elle le trouvera (Pr 2,4), et ainsi cette âme énamourée qui le cherche avec plus d'avidité que l'argent, puisque toutes les choses sont abandonnées et soi-même pour lui, il semble qu'à ses supplications si ardentes Dieu lui accorda quelque présence de soi spirituelle, en laquelle il lui montra quelques profondes vues de sa divinité et de sa beauté, avec quoi il lui augmenta beaucoup plus le désir de le voir et sa ferveur. Car, de même qu'on a l'habitude de jeter de l'eau dans la forge pour exciter et stimuler davantage le feu, ainsi le Seigneur a l'habitude de faire avec quelques-unes de ces âmes qui vont avec ces angoisses d'amour, leur donnant quelques indices de son excellence pour les encourager davantage, et ainsi les mieux disposer pour les faveurs qu'il veut leur faire ensuite. Et ainsi comme l'âme a découvert et senti par cette présence obscure, ce bien suprême et cette beauté cachée là, mourant du désir de la voir, elle dit le couplet qui suit : Découvre ta présence, et que me tuent ta vue et ta beauté ; prends garde que la maladie d'amour ne se guérit qu'avec la présence et la personne. L'âme désirant se voir désormais possédée de ce grand Dieu, de l'amour duquel elle se sent ravie et le cœur blessé, ne pouvant plus le souffrir, elle demande instamment en ce couplet qu'il lui découvre et montre sa beauté qui est son essence divine.

 


MARDI 14 JUILLET

Lecture suivie :Pr 2, 12 – 22  « prends le bon chemin, garde la route des justes »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 1)

Heureux est l'homme; qui n'entre pas au conseil des méchants,

qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent,

mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit!

Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau,

qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt;

tout ce qu'il entreprend réussira,

tel n'est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent:

au jugement, les méchants ne se lèveront pas

ni les pécheurs, au rassemblement des justes.

Le Seigneur connaît le chemin des justes,

mais le chemin des méchants se perdra.

 


MERCREDI 15 JUILLET

Lecture suivie :Pr 2, 12 – 22  « prends le bon chemin, garde la route des justes »

Texte de méditation : SAINT BERNARD (degrés de l’humilité) – XIIe siècle

C'est en persévérant dans les larmes de la pénitence, dans les désirs de la justice et dans les œuvres de miséricorde, qu'on peut dégager la vue de son cœur des trois obstacles qui proviennent de notre ignorance, de notre faiblesse et de notre amour-propre, et qu'on parvient, par la contemplation, au troisième degré de la vérité. Voilà les voies qui semblent bonnes aux hommes, mais à ceux seulement qui ne savent point se réjouir, lorsqu'ils ont fait le mal, ni triompher dans les choses les plus criminelles (Pr 2,14), et qui ne mettent en avant ni leur ignorance ni leur faiblesse pour s'excuser de leurs péchés; car c'est en vain que ceux qui sont faibles et ignorants, parce qu'ils le veulent bien, afin de pouvoir pécher à leur aise, invoquent comme une excuse leur faiblesse ou leur ignorance. A quoi a-t-il servi au premier homme, quoiqu'il n'eût pas péché de son plein gré, de s'excuser de la faute sur la femme comme sur la faiblesse de la chair (Gn 3)? Et ceux qui ont lapidé le premier martyr de la foi, sont-ils excusables parce qu'ils se sont bouché les oreilles pour ne point l'entendre (Ac 7)? Que ceux donc qui se sentent éloignés de la vérité par le désir et l'amour du mal et accablés par la faiblesse et l'ignorance, changent leurs désirs mauvais en gémissements, leur amour du mal en chagrin; qu'ils triomphent de la faiblesse de la chair par le besoin de la justice et de leur ignorance par une instruction solide, s'ils ne veulent point, après avoir méconnu la vérité, quand elle était pauvre, nue et faible, être forcés de la reconnaître à leur honte, mais trop tard quand elle viendra avec une grande puissance et une grande vertu, terrible et accusatrice, et n'avoir que cette inutile excuse à lui faire entendre: «Quand vous avons-nous vu dans le besoin et avons-nous manqué à vous assister (Mt 25,44)?».

 


JEUDI 16 JUILLET

Lecture suivie : Pr 3, 1 – 12 « le Seigneur reprend celui qu’il aime comme fait un père  »

Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 12, 5 – 13)

Avez-vous oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne te décourage pas quand il te reprend. Car celui qu'aime le Seigneur, il le corrige, et il châtie tout fils qu'il agrée. C'est pour votre correction que vous souffrez. C'est en fils que Dieu vous traite. Et quel est le fils que ne corrige son père? Si vous êtes exempts de cette correction, dont tous ont leur part, c'est que vous êtes des bâtards et non des fils. D'ailleurs, nous avons eu pour nous corriger nos pères selon la chair, et nous les respections. Ne serons-nous pas soumis bien davantage au Père des esprits pour avoir la vie? Ceux-là, en effet, nous corrigeaient pendant peu de temps et au juger; mais lui, c'est pour notre bien, afin de nous faire participer à sa sainteté. Certes, toute correction ne paraît pas sur le moment être un sujet de joie, mais de tristesse. Plus tard cependant, elle rapporte à ceux qu'elle a exercés un fruit de paix et de justice. C'est pourquoi redressez vos mains inertes et vos genoux fléchissants, et rendez droits pour vos pas les sentiers tortueux, afin que le boiteux ne dévie point, mais plutôt qu'il guérisse.

 


VENDREDI 17 JUILLET

Lecture suivie :Pr 3, 1 – 12 « le Seigneur reprend celui qu’il aime comme fait un père »

Texte de méditation : SAINT JEAN-PAUL II (Audience du 7 avril 1999)

L'amour de Dieu le Père pour nous ne peut pas nous laisser indifférents, il demande même à être partagé à travers un engagement constant d'amour. Cet engagement revêt des significations toujours plus profondes à mesure que nous nous approchons davantage de Jésus, qui vit pleinement en communion avec le Père, devenant un modèle pour nous. Dans le contexte culturel de l'Ancien Testament, l'autorité du Père est absolue, elle est utilisée comme terme de comparaison pour décrire l'autorité du Dieu créateur, à qui il n'est pas licite d'adresser des contestations. On peut lire chez Isaïe: «Malheur à qui dit à un père: "Pourquoi engendres-tu?" et à une femme: "Pourquoi mets-tu au monde?"; Ainsi parle Yahvé, le Saint d'Israël, son créateur: On me demande des signes au sujet de mes enfants, au sujet de l'œuvre de mes mains, on me donne des ordres» (Is 45, 10sq). Un père a également la tâche de guider son fils, en le reprenant avec sévérité si cela est nécessaire. Le Livre des Proverbes rappelle que cela est également valable pour Dieu: «Yahvé reprend celui qu'il aime, comme un père le fils qu'il chérit» (Pr 3, 12; cf. Ps 103, 13). Pour sa part, le prophète Malachie atteste l'affection pleine de compassion de Dieu à l'égard de ses enfants (Ml 3, 17), mais il s'agit toujours d'un amour exigeant: «Rappelez-vous la Loi de Moïse, mon serviteur à qui j'ai prescrit, à l'Horeb, pour tout Israël, des lois et des coutumes» (Ml 3, 22). La Loi que Dieu donne à son peuple n'est pas un poids imposé par un patron tyrannique, mais l'expression de cet amour paternel qui indique le juste sentier de la conduite humaine et la condition pour hériter des promesses divines. Tel est le sens de l'injonction du Deutéronome: «Garde les commandements de Yahvé ton Dieu pour marcher dans ses voies et pour le craindre. Mais Yahvé ton Dieu te conduit vers un heureux pays» (Dt 8, 5-7). Dans la mesure où elle ratifie l'alliance entre Dieu et les fils d'Israël, la loi est dictée par l'amour.

 


SAMEDI 18 JUILLET

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).