« Que le sage écoute, il progressera encore » (Pr 1,5)

Lectio Divina - Livre des Proverbes

 

Vous pouvez télécharger la feuille au format pdf : Livre des Proverbes, semaine 4

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne pour les siècles des siècles.Amen »

 


DIMANCHE 5 JUILLET

Lecture suivie: Pr 1, 1 – 9  « le savoir commence avec la crainte du Seigneur »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 111 (110)) 

Je rends grâce au Seigneur de tout cœur dans le cercle des justes et l'assemblée.

Grandes sont les œuvres du Seigneur, dignes d'étude pour qui les aime.

Faste et splendeur, son ouvrage; sa justice demeure à jamais.

Il laisse un mémorial de ses merveilles. Le Seigneur est tendresse et pitié.

Il donne à qui le craint la nourriture, il se souvient de son alliance pour toujours.

Il fait voir à son peuple la vertu de ses œuvres, en lui donnant l'héritage des nations.

Justice et vérité, les œuvres de ses mains, fidélité, toutes ses lois,

établies pour toujours et à jamais, accomplies avec droiture et vérité.

Il envoie la délivrance à son peuple, il déclare pour toujours son alliance;

saint et redoutable est son nom.

Principe du savoir: la crainte du Seigneur ; bien avisés tous ceux qui s'y tiennent.

Sa louange demeure à jamais.

 


LUNDI 6 JUILLET

Lecture suivie: Pr 1, 1 – 9  « le savoir commence avec la crainte du Seigneur » 

Texte de méditation : PAPE FRANÇOIS (Audience générale du 19 mars 2014)

Regardons Joseph comme le modèle de l’éducateur, qui garde et accompagne Jésus dans son chemin de croissance « en sagesse, en taille et en grâce », comme le dit l’Évangile de Luc (2, 52). Il n’était pas le père de Jésus : le père de Jésus était Dieu, mais il était le papa de Jésus, il a servi de père à Jésus pour l’aider à grandir. Et comment l’a-t-il aidé à grandir ? En sagesse, en taille et en grâce. La seconde dimension de l’éducation de Jésus, celle de la « sagesse ». L’Écriture dit que le principe de la sagesse est la crainte du Seigneur (cf. Pr 1, 7 ; Si 1, 14). Pas la crainte au sens de peur, mais de saint respect, d’adoration, d’obéissance à sa sainte volonté qui recherche toujours notre bien. Joseph a été pour Jésus un exemple et un maître de cette sagesse qui se nourrit de la Parole de Dieu. Nous pouvons imaginer comment Joseph a éduqué le petit Jésus à écouter les Saintes Écritures, en particulier en l’accompagnant le samedi à la synagogue de Nazareth. Et Joseph l’accompagnait pour que Jésus écoute la Parole de Dieu dans la synagogue. Et la preuve de la profonde écoute de Jésus à l’égard de Dieu, Joseph et Marie l’ont eue — de manière surprenante pour eux — lorsque, à l’âge de douze ans, il resta dans le temple de Jérusalem sans qu’ils le sachent ; et ils le retrouvèrent après trois jours, alors qu’il discutait avec les docteurs de la loi, qui étaient étonnés de sa sagesse. Voilà : Jésus est rempli de sagesse, car il est le Fils de Dieu, mais le Père céleste a utilisé la collaboration de saint Joseph afin que son Fils puisse grandir « rempli de sagesse » (Lc 2, 40).

 


MARDI 7 JUILLET

Lecture suivie : Pr 1, 10 – 19  « rien ne sert de tendre un filet si l’oiseau le voit »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 91 (90), 1 – 11)

Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant,

je dis au Seigneur: «Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr!»

C'est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste maléfique;

il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge:

sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole au grand jour,

ni la peste qui rôde dans le noir, ni le fléau qui frappe à midi.

Qu'il en tombe mille à tes côtés, qu'il en tombe dix mille à ta droite,

toi, tu restes hors d'atteinte.

Il suffit que tu ouvres les yeux, tu verras le salaire du méchant.

Oui, le Seigneur est ton refuge; tu as fait du Très-Haut ta forteresse.

Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure:

il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.

 


MERCREDI 8 JUILLET

Lecture suivie : Pr 1, 10 – 19  « rien ne sert de tendre un filet si l’oiseau le voit »

Texte de méditation : SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS (man. autobiogr.)

Je crois qu'il vaut mieux ne pas s'exposer au combat lorsque la défaite est certaine. Hélas! quand je me reporte au temps de mon noviciat comme je vois combien j'étais imparfaite... Je me faisais des peines pour si peu de chose que j'en ris maintenant. Ah! que Le Seigneur est bon d'avoir fait grandir mon âme, de lui avoir donné des ailes... Tous les filets des chasseurs ne sauraient l'effrayer car: "C'est en vain que l'on jette le filet devant les yeux de ceux qui ont des ailes" (Pr 1,17) Plus tard sans doute, le temps où je suis me paraîtra encore rempli d'imperfections, mais maintenant je ne m'étonne plus de rien, je ne me fais pas de peine en voyant que je suis la faiblesse même (2Co 12,5) au contraire c'est en elle que je me glorifie et je m'attends chaque jour à découvrir en moi de nouvelles imperfections. Me souvenant que la Charité couvre la multitude des péchés (1P 4,8), je puise à cette mine féconde que Jésus a ouverte devant moi. Dans l'Évangile, le Seigneur explique en quoi consiste son commandement nouveau (Jn 13,34-35). Il dit en St Matthieu: "Vous avez appris qu'il a été dit: Vous aimerez votre ami et vous haïrez votre ennemi. Pour moi, je vous dis: aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent (Mt 5,43-44)."

 


JEUDI 9 JUILLET

Lecture suivie : Pr 1, 20 – 33 « à l’entrée des portes, la Sagesse fait entendre ses paroles »

Référence complémentaire : Livre de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 3, 1 8 – 22)

Suis donc mon conseil: achète chez moi de l'or purifié au feu pour t'enrichir; des habits blancs pour t'en revêtir et cacher la honte de ta nudité; un collyre enfin pour t'en oindre les yeux et recouvrer la vue. Ceux que j'aime, je les semonce et les corrige. Allons! Un peu d'ardeur, et repens-toi! Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même, après ma victoire, j'ai siégé avec mon Père sur son trône. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.

 


VENDREDI 10 JUILLET

Lecture suivie : Pr 1, 20 – 33 « à l’entrée des portes, la Sagesse fait entendre ses paroles »

Texte de méditation : GUERRIC D’IGNY (Sermon pour l’Assomption) – XIIe siècle

Dieu n'est pas injuste, mes frères, il n'oublie jamais une œuvre bonne ; il garde en lui-même, toujours vivant, le souvenir d'un bienfait reçu. Bienheureux celui en qui Dieu a trouvé son repos, même une seule fois, et sous la tente de qui il a reposé seulement une heure. Mais voici que la Sagesse elle aussi crie sur les places publiques (Pr 1,20) : « en toute créature, j'ai cherché le repos. J'ai frappé et nul ne m'a ouvert (Ap 3,20) ; j'ai appelé, et nul ne m'a répondu » (Is 66,4). Le Fils de l'homme est devenu, comme le dit le prophète, « semblable à un vagabond et comme un voyageur qui se détourne pour une halte » (Jr 14,8. 9), et il n'a pas ou reposer sa tête (Mt 8,20) il se tient dehors, la tête pleine de rosée, et les boucles de ses cheveux sont couvertes des gouttes des nuits (Ct 5,2). Qui parmi nous sera assez humain et hospitaliers pour se lever, lui ouvrir, et le fait rentrer dans sa chambre, ou encore pour lui montrer une grande salle toute préparée où il mangera la Pâque nouvelle avec ses disciples ? (Mc 14,14. 15) Je vous le déclare en effet, mes frères : s'il ne trouve pas chez nous le repos qu'il cherche, nous ne trouverons pas non plus en lui le repos que nous désirons. Or le seigneur dit par le prophète : « voici quel est mon repos : restaurez celui qui est fatigué ; et c'est là mon rafraîchissement (Is 22 8,12). Bienheureux celui qui pense à l'indigent et au pauvre ; au jour mauvais, Dieu lui préparera, par un juste retour, le repos et le rafraîchissement ».

 


SAMEDI 11 JUILLET

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).