« J'inscrirai mes lois dans leurs pensées 

et dans leurs cœurs » (cf. He 8,10)

Lectio Divina - Lettre aux Hébreux

 

Vous pouvez télécharger la feuille hebdomadaire au format pdf : Lettre aux Hébreux, chap. 1 à  9, semaine 9

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as des disciples pleins de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’ils portent aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont ils furent les Apôtres courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 6 OCTOBRE

Lecture suivie : He 8, 1 – 13 : « le Christ est médiateur d’une bien meilleure alliance »

Référence complémentaire : Livre de Baruch (Ba 2, 27 – 35) 

Tu as agi envers nous, Seigneur notre Dieu, selon toute ton indulgence et ton immense tendresse, comme tu l'avais déclaré par le ministère de ton serviteur Moïse, le jour où tu lui commandas d'écrire ta Loi en présence des Israélites, en ces termes: "Si vous n'écoutez pas ma voix, cette immense et innombrable multitude elle-même sera réduite à un petit nombre parmi les nations où je les disperserai, car je sais qu'ils ne m'écouteront point; c'est un peuple à la nuque raide. Mais dans le pays de leur exil, ils rentreront en eux-mêmes et connaîtront que je suis le Seigneur leur Dieu. Je leur donnerai un cœur et des oreilles qui entendent. Ils me loueront au pays de leur exil, ils se souviendront de mon nom; ils n'auront plus la nuque raide et se détourneront de leurs mauvaises actions, se rappelant le destin de leurs pères qui ont péché devant le Seigneur. Alors je les ramènerai au pays que j'ai promis par serment à leurs pères Abraham, Isaac et Jacob, et ils y seront maîtres. Je les multiplierai et ils ne seront plus diminués. Pour eux, j'établirai une alliance éternelle; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Et je ne repousserai plus mon peuple Israël du pays que je leur ai donné."

 


LUNDI 7 OCTOBRE

Lecture suivie : He 8, 1 – 13 : « le Christ est médiateur d’une bien meilleure alliance » 

Texte de méditation : CARDINAL MARTINI (Paul et son ministère)

L’Alliance Nouvelle est alliance de réconciliation. Non seulement Dieu veut sceller une relation la plus intime possible, sponsale, définitive et éternelle avec l’homme, en vertu de laquelle Dieu et l’humanité ne deviennent qu’un, un peu comme l’humanité du Christ est une avec le Verbe. Mais en plus, l’Alliance Nouvelle rétablit une relation rompue. Voilà ce qui la caractérise, et ce qui nous fait comprendre pourquoi le mystère de la croix se trouve à son centre. Il ne s’agit pas simplement d’une activité de Dieu qui exhausse l’homme, mais d’une activité qui recrée, qui remet, restaure un monde cassé, qui doit rétablir un lien déchiré, une relation presque totalement disparue. L’Alliance Nouvelle est une nouvelle création, elle inaugure un commencement à partir de la Résurrection du Crucifié, et de notre incorporation dans la mort et la résurrection de Jésus. Voilà pourquoi se dresse au centre d’elle-même, figure essentielle, le Crucifié, qui manifeste l’amour de Dieu en se donnant jusqu’à l’extrême, pardonnant sans mesure ; grâce à ce pardon et à cet amour infini il recrée une humanité nouvelle dans sa résurrection.

 


MARDI 8 OCTOBRE

Lecture suivie : He 9, 1 – 14  « le Christ grand prêtre entra dans le sanctuaire »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 66, 1 – 10)

Ainsi parle le Seigneur: Le ciel est mon trône, et la terre l'escabeau de mes pieds. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, et quel pourrait être le lieu de mon repos, quand tout cela, c'est ma main qui l'a fait, quand tout cela est à moi, oracle du Seigneur! Mais celui sur qui je porte les yeux, c'est le pauvre et l'humilié, celui qui tremble à ma parole. On sacrifie le bœuf, on abat un homme; on immole l'agneau, on assomme un chien; on présente une offrande, c'est du sang de porc; on fait un mémorial d'encens, une bénédiction abominable; tous ces gens ont choisi leurs voies, et leur âme se complaît dans leurs horreurs. Moi aussi, j'ai plaisir à me moquer d'eux, j'amènerai sur eux ce qu'ils redoutent, parce que j'ai appelé et nul n'a répondu, j'ai parlé et nul n'a entendu; ils ont fait ce qui est mal à mes yeux, ils ont pris plaisir à ce qui me déplaît. Ecoutez la parole du Seigneur, vous qui tremblez à sa parole. Ils ont dit, vos frères qui vous haïssent et vous rejettent à cause de mon nom: "Que le Seigneur manifeste sa gloire, et que nous soyons témoins de votre joie", mais c'est eux qui seront confondus! Une voix, une rumeur qui vient de la ville, une voix qui vient du sanctuaire, la voix du Seigneur qui paie leur salaire à ses ennemis. Avant d'être en travail elle a enfanté, avant que viennent les douleurs elle a accouché d'un garçon. Qui a jamais entendu rien de tel? Qui a jamais vu chose pareille? Peut-on mettre au monde un pays en un jour? Enfante-t-on une nation en une fois? A peine était-elle en travail que Sion a enfanté ses fils. Ouvrirais-je le sein pour ne pas faire naître? Dit le Seigneur. Si c'est moi qui fais naître, fermerai-je le sein? Dit ton Dieu. Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle, vous tous qui l'aimez, soyez avec elle dans l'allégresse, vous tous qui avez pris le deuil sur elle.

 


MERCREDI 9 OCTOBRE

Lecture suivie : He 9, 1 – 14  « le Christ grand prêtre entra dans le sanctuaire »

Texte de méditation : STE THÉRÈSE-BÉNÉDICTE (Edith Stein – Prière de l’Eglise)

Le chemin qui conduit à la vie intérieure et aux chœurs des esprits bienheureux chantant l'éternel Sanctus, c'est le Christ. Son sang est le rideau du Temple à travers lequel nous pénétrons dans le Saint des Saints de la vie divine (Hé 9,11s;10,20). Il nous purifie du péché dans le baptême et le sacrement de pénitence, il ouvre nos yeux à la lumière éternelle, il ouvre nos oreilles pour percevoir la Parole divine, il ouvre nos lèvres pour entonner le chant de louange, pour prier la prière de réconciliation, de demande, d'action de grâce, et toutes ces prières ne sont que des formes différentes de la seule adoration. Mais c'est par-dessus tout le sacrement où le Christ est présent en personne qui fait de nous les membres de son corps. En participant au sacrifice et au repas sacré, en étant nourris de la chair et du sang de Jésus, nous devenons nous-mêmes sa chair et son sang. Et c'est seulement lorsque nous sommes membres de son corps, et dans la mesure où nous le sommes en vérité, que son Esprit peut nous vivifier et régner en nous. Nous devenons membres du corps du Christ « non seulement par l'amour, mais aussi très réellement en étant un avec sa chair : cela est réalisé par la nourriture qu'il nous a offerte pour nous prouver le désir qu'il a de nous. C'est pourquoi il s'est lui-même abaissé jusqu'à venir en nous et qu'il a façonné en nous son propre corps, afin que nous soyons un, comme le corps est uni à la tête » (St Jean Chrysostome). En tant que membres de son corps, animés par son Esprit, nous nous offrons nous-mêmes en sacrifice « par lui, avec lui et en lui » et nous unissons nos voix à l'éternelle action de grâce.

 


JEUDI 10 OCTOBRE

Lecture suivie : He 9, 15 – 28  « le Christ paraît devant la face de Dieu pour nous »

Référence complémentaire : Epître de saint Paul aux Ephésiens (Ep 2, 12 - 18)

Rappelez-vous qu'en ce temps-là vous étiez sans Christ, exclus de la cité d'Israël, étrangers aux alliances de la Promesse, n'ayant ni espérance ni Dieu en ce monde! Or voici qu'à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches, grâce au sang du Christ. Car c'est lui qui est notre paix, lui qui des deux peuples n'en a fait qu'un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine, cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix, et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la Croix: en sa personne il a tué la Haine. Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches: par lui nous avons en effet, tous deux en un seul Esprit, libre accès auprès du Père..

 


VENDREDI 11 OCTOBRE

Lecture suivie : He 9, 15 – 28  « le Christ paraît devant la face de Dieu pour nous »

Texte de méditation : CYRILLE D’ALEXANDRIE (Comm. sur Jn) – IVe-Ve siècles

« Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? » Si les demeures auprès du Père n'avaient pas été nombreuses, le Seigneur aurait dit qu'il partait en avant-coureur, manifestement afin de préparer les demeures des saints. Mais il savait que beaucoup de demeures étaient déjà prêtes et attendaient l'arrivée des amis de Dieu. Il donne donc un autre motif à son départ : préparer la route à notre ascension vers ces places du ciel en frayant un passage, alors qu'auparavant cette route était impraticable pour nous. Car le ciel était absolument fermé aux hommes, et jamais aucun être de chair n'avait pénétré dans ce très saint et très pur domaine des anges. C'est le Christ qui a inauguré pour nous ce chemin vers les hauteurs. En s'offrant lui-même à Dieu le Père comme les prémices de ceux qui dorment dans les tombeaux de la terre, il a permis à la chair de monter au ciel, et il a été lui-même le premier homme apparu à ses habitants. Les anges ne connaissaient pas le mystère auguste et grandiose d'une intronisation céleste de la chair. Ils voyaient avec étonnement et admiration cette ascension du Christ. Presque troublés à ce spectacle inconnu, ils s'écriaient : « Quel est celui-là qui arrive d'Edom ? » (Is 63,1), c'est-à-dire de la terre. Donc, notre Seigneur Jésus Christ « a inauguré pour nous cette voie nouvelle et vivante » (He 10,20). Comme dit saint Paul : « Il n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, mais dans le ciel lui-même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu » (He 9,24).

 


SAMEDI 12 OCTOBRE

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).