« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,

n’endurcissez pas vos cœurs » (cf. He 3,7)

Lectio Divina - Lettre aux Hébreux

 

Vous pouvez télécharger la feuille hebdomadaire au format pdf : Lettre aux hébreux (chap. 1 à 9), semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as des disciples pleins de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’ils portent aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont ils furent les Apôtres courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 15 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 3, 7 – 19 : « encouragez-vous tant que dure l’aujourd’hui »

Référence complémentaire : 2e Epître de st Paul aux Corinthiens (2 Co 5, 14 à 6, 2) 

L'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons. Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu. Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Il dit en effet: Au moment favorable, je t'ai exaucé; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

 


LUNDI 16 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 3, 7 – 19 : « encouragez-vous tant que dure l’aujourd’hui » 

Texte de méditation : SAINT CÉSAIRE D’ARLES (Sermons) – VIe siècle

Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour ». Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes ; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : « Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur ». Mais toi tu réponds : « Demain ! demain ! » (dans le latin du texte : « Cras, cras »') Quel croassement de corbeau ! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain ! demain ! C'est le cri du corbeau : tête blanche et cœur noir. Demain ! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe. Il te crie, celui qui veille sur toi : « Ne tarde pas à te convertir à Dieu et ne diffère pas de jour en jour. Si nous convertissons nos âmes, avec l’aide de Dieu, aux remèdes de la pénitence et aux médicaments des aumônes, nous viendrons avec bonheur devant le tribunal du Christ, non pour y être condamnés mais pour y être couronnés ; notre Seigneur Jésus-Christ s’en portant garant, lui auquel appartiennent la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen.

 


MARDI 17 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 4, 1 – 11  « empressons-nous d’entrer dans ce repos »

Référence complémentaire : Livre du Deutéronome (Dt 31, 1 – 8)

Moïse vint adresser ces paroles à tout Israël: "J'ai aujourd'hui 120 ans. Je ne puis plus agir en chef, et le Seigneur m'a dit: Tu ne passeras pas ce Jourdain. C'est le Seigneur ton Dieu qui passera devant toi, c'est lui qui détruira ces nations devant toi pour les déposséder. C'est Josué qui passera devant toi, ainsi que l'a dit le Seigneur. Le Seigneur les traitera comme il a traité Sihôn et Og, rois amorites, et leur pays: il les a détruits. Le Seigneur vous les livrera et vous les traiterez en tout point selon les commandements que je vous ai prescrits. Soyez forts et tenez bon, ne craignez pas et ne tremblez pas devant eux, car c'est le Seigneur ton Dieu qui marche avec toi: il ne te délaissera pas et ne t'abandonnera pas." Puis Moïse appela Josué et il lui dit aux yeux de tout Israël: "Sois fort et tiens bon: tu entreras avec ce peuple au pays que le Seigneur a juré à leurs pères de leur donner, et c'est toi qui les en mettras en possession. C'est le Seigneur qui marche devant toi, c'est lui qui sera avec toi; il ne te délaissera pas et ne t'abandonnera pas. Ne crains pas, ne sois pas effrayé."

 


MERCREDI 18 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 4, 1 – 11  « empressons-nous d’entrer dans ce repos »

Texte de méditation : BX J.H. NEWMAN (Sermon) – XIXe siècle

Voici le jour de Pâques — répétons-le-nous encore et encore, avec un profond respect et une grande joie. Comme les enfants disent : « Voici le printemps », disons : « Voici le jour parmi les jours, le jour royal (Ap 1,10 grec), le jour du Seigneur. Voici le jour où le Christ est ressuscité des morts, le jour qui nous apporte le salut ». C'est le jour qui nous rend plus grands que nous ne pouvons le comprendre. C'est le jour de notre repos, notre vrai sabbat ; le Christ est entré en son repos (He 4), et nous avec lui. Ce jour nous conduit, en préfiguration, à travers la tombe et les portes de la mort jusqu'au temps du répit dans le sein d'Abraham (Ac 3,20; Lc 16,22). Nous en avons assez de la fatigue, de la morosité, de la lassitude, de la tristesse et du remords. Nous en avons assez de ce monde éprouvant. Nous en avons assez de ses bruits et de son vacarme ; sa meilleure musique, ce n'est que du bruit. Mais maintenant le silence règne, et c'est un silence qui parle : telle est notre béatitude désormais. C'est le commencement de jours calmes et sereins, et le Christ s'y fait entendre, de sa « voix douce et tranquille » (1R 19,12), parce que le monde ne parle plus. Dépouillons-nous seulement du monde, et nous revêtirons le Christ (Ep 4,22; Rm 13,14). Puissions-nous, en nous dévêtant ainsi, nous revêtir de choses invisibles et impérissables ! Puissions-nous grandir en grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur, saison après saison, année après année, jusqu'à ce qu'il nous prenne avec lui dans le Royaume de son Père et notre Père, de son Dieu et notre Dieu (Jn 20,17).     

 


JEUDI 19 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 4, 12 – 13  « Vivante est la Parole de Dieu, énergique et tranchante »

Référence complémentaire : 1ère Epître de saint Pierre (1 P 1, 18 à 2, 3)

Sachez que ce n'est par rien de corruptible, argent ou or, que vous avez été affranchis de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme d'un agneau sans reproche et sans tache, le Christ, discerné avant la fondation du monde et manifesté dans les derniers temps à cause de vous. Par lui vous croyez en Dieu, qui l'a fait ressusciter d'entre les morts et lui a donné la gloire, si bien que votre foi soit en Dieu comme votre espérance. En obéissant à la vérité, vous avez sanctifié vos âmes, pour vous aimer sincèrement comme des frères. D'un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance, engendrés de nouveau d'une semence non point corruptible, mais incorruptible: la Parole de Dieu, vivante et permanente. Car toute chair est comme l'herbe et toute sa gloire comme fleur d'herbe; l'herbe se dessèche et sa fleur tombe; mais la Parole du Seigneur demeure pour l'éternité. C'est cette Parole dont la Bonne Nouvelle vous a été portée. Rejetez donc toute malice et toute fourberie, hypocrisies, jalousies et toute sorte de médisances. Comme des enfants nouveau-nés désirez le lait non frelaté de la parole, afin que, par lui, vous croissiez pour le salut, si du moins vous avez goûté combien le Seigneur est excellent.

 


VENDREDI 20 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 4, 12 – 13  « Vivante est la Parole de Dieu, énergique et tranchante »

Texte de méditation : CONCILE VATICAN II (Dei Verbum)

L’Église a toujours vénéré les divines Écritures, comme elle le fait aussi pour le Corps même du Seigneur, elle qui ne cesse pas, surtout dans la sainte liturgie, de prendre le pain de vie sur la table de la Parole de Dieu et sur celle du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles. Toujours elle eut et elle a pour règle suprême de sa foi les Écritures, conjointement avec la sainte Tradition, puisque, inspirées par Dieu et consignées une fois pour toutes par écrit, elles communiquent immuablement la Parole de Dieu lui-même et font résonner dans les paroles des prophètes et des Apôtres la voix de l’Esprit Saint. Il faut donc que toute la prédication ecclésiastique, comme la religion chrétienne elle-même, soit nourrie et guidée par la Sainte Écriture. Dans les Saints Livres, en effet, le Père qui est aux cieux vient avec tendresse au-devant de ses fils et entre en conversation avec eux ; or, la force et la puissance que recèle la Parole de Dieu sont si grandes qu’elles constituent, pour l’Église, son point d’appui et sa vigueur et, pour les enfants de l’Église, la solidité de leur foi, la nourriture de leur âme, la source pure et permanente de leur vie spirituelle. Dès lors ces mots s’appliquent parfaitement à la Sainte Écriture : « Elle est vivante donc et efficace la Parole de Dieu » (He 4, 12), « qui a le pouvoir d’édifier et de donner l’héritage à tous les sanctifiés » (Ac 20, 32 ; cf. 1 Th 2, 13).

 


SAMEDI 21 SEPTEMBRE

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).