« Le Salut fut confirmé pour nous

par ceux qui l’avaient entendu » (He 2,3)

Lectio Divina - Lettre aux Hébreux

 

Vous pouvez télécharger la feuille hebdomadaire au format pdf : Lettre aux Hébreux, semaine 4

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu qui as des disciples pleins de foi et de l’Esprit Saint, pour qu’ils portent aux païens le message du salut ; fais que l’Évangile du Christ, dont ils furent les Apôtres courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »
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DIMANCHE 1er SEPTEMBRE     

Lecture suivie : He 1, 1 – 4 : « en ces derniers jours, Dieu nous a parlé en son Fils »

Référence complémentaire : 1ère épître de saint Jean (1 Jn 1, 1 – 7) 

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie; -car la Vie s'est manifestée: nous l'avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue - ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Tout ceci, nous vous l'écrivons pour que notre joie soit complète. Or voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.

 


LUNDI 2 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 1, 1 – 4 : « en ces derniers jours, Dieu nous a parlé en son Fils  » 

Texte de méditation : GUILLAUME DE ST-THIERRY (Contemplation) – XIIe siècle

Oui, tu nous as aimés le premier, pour que nous t'aimions. Tu n'as pas besoin de notre amour, mais nous ne pouvions parvenir à la fin que tu nous avais donnée qu'en t'aimant. C'est pourquoi, « ayant jadis parlé à nos pères par les prophètes, bien des fois et de bien des manières, en ces derniers jours tu nous as parlé par le Fils », ton Verbe (He 1,1). C'est par lui « que les cieux ont été faits, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance » (Ps 32,6). Pour toi, parler par ton Fils ce n'est pas autre chose que de mettre en plein soleil, de faire voir avec éclat combien et comment tu nous as aimés, puisque tu n'as pas épargné ton propre Fils, mais l'as livré pour nous tous (Rm 8,32). Et lui aussi, il nous a aimés, et il s'est livré lui-même pour nous (Ga 2,20). Telle est la Parole, le Verbe tout-puissant que tu nous adresses, Seigneur. Tandis que tout baignait dans le silence, c'est-à-dire au profond de l'erreur, il est descendu des demeures royales (Sg 18,14), pour abattre durement l'erreur et doucement mettre en valeur l'amour. Et tout ce qu'il a fait, tout ce qu'il a dit sur terre, jusqu'aux opprobres, jusqu'aux crachats et aux gifles, jusqu'à la croix et au sépulcre, ce n'était rien d'autre que ta parole par ton Fils, parole qui nous provoquait à l'amour, parole qui éveillait en nous l'amour pour toi. Tu savais en effet, Dieu, Créateur des âmes, que les âmes des fils des hommes ne peuvent être forcées à cette affection, mais qu'il faut les provoquer. Parce que là où il y a contrainte, il n'y a plus de liberté; là où il n'y a pas de liberté, il n'y a pas de justice. Tu as voulu que nous t'aimions, car en justice nous ne pouvions être sauvés sinon en t'aimant. Et nous ne pouvions t'aimer à moins que cela ne vienne de toi. Donc, Seigneur, comme l'apôtre de ton amour le dit, tu nous as aimés le premier (1Jn 4,10), et le premier tu aimes tous ceux qui t'aiment. Mais nous, nous t'aimons par l'affection de l'amour que tu as mis en nous.

 


MARDI 3 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 1, 5 – 14   « tu es mon Fils, moi aujourd’hui je j’ai engendré »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 2, 1-12)

Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples?

Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux

contre le Seigneur et son messie: «Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves!»

Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision;

puis il leur parle avec fureur, et sa colère les épouvante:

«Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne.»

Je proclame le décret du Seigneur!

Il m'a dit: «Tu es mon fils; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière.

Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier.»

Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.

Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.

Qu'il s'irrite et vous êtes perdus: soudain sa colère éclatera.

Heureux qui trouve en lui son refuge!

 


MERCREDI 4 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 1, 5 – 14   « tu es mon Fils, moi aujourd’hui je j’ai engendré »

Texte de méditation : BENOÎT XVI (Homélie du 25 décembre 2005)

En Jésus Christ, le Fils de Dieu, Dieu lui-même s'est fait homme. C'est à lui que le Père dit : « Tu es mon fils » (Ps 2,7). L'aujourd'hui éternel de Dieu est descendu dans l'aujourd'hui éphémère du monde et il entraîne notre aujourd'hui passager dans l'aujourd'hui éternel de Dieu. Dieu est si grand qu'il peut se faire petit. Dieu est si puissant qu'il peut se faire faible et venir à notre rencontre comme un enfant sans défense, afin que nous puissions l'aimer. Dieu est bon au point de renoncer à sa splendeur divine et descendre dans l'étable, afin que nous puissions le trouver et pour que, ainsi, sa bonté nous touche aussi, qu'elle se communique à nous et continue à agir par notre intermédiaire. C'est cela Noël : « Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré ». Dieu est devenu l'un de nous, afin que nous puissions être avec lui, devenir semblables à lui. Il a choisi comme signe l'Enfant dans la crèche : Dieu, il est ainsi ; de cette façon nous apprenons à le connaître. Et sur chaque enfant resplendit quelque chose du rayon de cet aujourd'hui, de la proximité de Dieu que nous devons aimer et à laquelle nous devons nous soumettre –- sur chaque enfant, même sur celui qui n'est pas encore né.

 


JEUDI 5 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 2, 1 – 4  « soyons dociles à ce que nous avons entendu »

Référence complémentaire : Livre du Deutéronome (Dt 5, 29 à 6, 3)

Ah! si le cœur du peuple pouvait toujours être ainsi, pour me craindre et garder mes commandements en sorte qu'ils soient heureux à jamais, eux et leurs fils. Va leur dire: Retournez à vos tentes. Mais toi, tu te tiendras ici auprès de moi, je te dirai tous les commandements, les lois et les coutumes que tu leur enseigneras et qu'ils mettront en pratique dans le pays que je leur donne en possession." Gardez et mettez en pratique! Ainsi vous l'a ordonné le Seigneur votre Dieu. Ne vous écartez ni à droite ni à gauche. Vous suivrez tout le chemin que le Seigneur votre Dieu vous a tracé, alors vous vivrez, vous aurez bonheur et longue vie dans le pays dont vous allez prendre possession. Tels sont les commandements, les lois et les coutumes que le Seigneur votre Dieu a ordonné de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession. Ainsi, si tu crains le Seigneur ton Dieu tous les jours de ta vie, si tu observes toutes ses lois et ses commandements que je t'ordonne aujourd'hui, tu auras longue vie, toi, ton fils et le fils de ton fils. Puisses-tu écouter, Israël, garder et pratiquer ce qui te rendra heureux et te multipliera, ainsi que te l'a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères, en te donnant une terre qui ruisselle de lait et de miel!

 


VENDREDI 6 SEPTEMBRE

Lecture suivie : He 2, 1 – 4  « soyons dociles à ce que nous avons entendu »

Texte de méditation : SAINT BENOÎT (Règle) – VIe siècle

Écoute, ô mon fils, ces préceptes de ton maître et tends l’oreille de ton cœur. Cette instruction de ton père qui t’aime, reçois-la cordialement et mets-la en pratique effectivement. Ainsi tu reviendras par le labeur de l'obéissance, à celui dont tu t’étais éloigné par la lâcheté de la désobéissance. A toi donc, quel que tu sois, s’adresse à présent mon discours, à toi qui, abandonnant tes propres volontés pour servir le Seigneur Christ, le roi véritable, prends les armes très puissantes et glorieuses de l’obéissance. Levons-nous donc enfin ; l'Écriture ne cesse de nous éveiller en disant : « L'heure est venue de nous lever du sommeil » (Rm 13,11). Ouvrons les yeux à la lumière divine. Écoutons d'une oreille attentive la voix puissante de Dieu qui chaque jour nous presse en disant : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur » (Ps 94,8). Et encore : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il écoute ce que l'Esprit dit aux Églises » (Ap 2,7). Et que dit-il ? « Venez, fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. » (Ps 33,12) « Courez tant que vous avez la lumière de la vie, pour que les ténèbres de la mort ne vous enveloppent pas. » (Jn 12,35) Cherchant son ouvrier dans la foule du peuple à qui il lance cet appel, le Seigneur dit encore : « Quel est l'homme qui aime la vie et désire voir des jours heureux ? » (Ps 33,13) Entendant cela, si tu réponds : Moi, Dieu te dit : Veux-tu avoir la vraie vie, l'éternelle ? Alors « garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles trompeuses : détourne-toi du mal et fais le bien, cherche la paix et poursuis-la » (Ps 33,14-15). Quand vous aurez fait cela, je poserai les yeux sur vous et prêterai l'oreille à vos prières et « avant même que vous ne m'appeliez, je vous dirai : Me voici » (Is 58,9). Quoi de plus doux, frères bien-aimés, que cette voix du Seigneur qui nous invite ? Voici que, dans sa tendresse, le Seigneur nous indique le chemin de la vie. Ceints de la foi et de la pratique des bonnes actions, et guidés par l'Évangile, allons donc par les voies qu'il nous trace pour être admis à voir celui qui nous a appelés dans son royaume (1Th 2,12). Si nous voulons habiter dans la demeure de son royaume, hâtons-nous par de bonnes actions, sinon nous n'y parviendrons jamais.

 


SAMEDI 7 SEPTEMBRE

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).