« Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu,

Dieu te l’accordera » (Jn 11,22)

Lectio Divina - Saint Jean l'Evangéliste

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Jean 9-12, semaine 6

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»

 


DIMANCHE 1er MARS

Lecture suivie : Jn 10, 31 – 42  « Le Père est en moi et moi dans le Père »

 

Référence complémentaire : Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 14,10 – 23

Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: mais le Père demeurant en moi fait ses oeuvres. Croyez-m'en! je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez du moins à cause des œuvres mêmes. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements; et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous. Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous verrez que je vis et vous aussi, vous vivrez. Ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père; et je l'aimerai et je me manifesterai à lui." Judas - pas l'Iscariote - lui dit: "Seigneur, et qu'est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et non pas au monde?" Jésus lui répondit: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui.

 


LUNDI 2 MARS

Lecture suivie :Jn 10, 31 – 42  « Reconnaissez que le Père est en moi et moi dans le Père » 

Texte de méditation : SAINT HILAIRE DE POITIERS (Sur la Trinité) – IVe siècle

Il est bien au Père, ce Fils qui lui ressemble. Il vient de lui, ce Fils qu'on peut lui comparer, car il lui est semblable. Il est son égal, ce Fils qui accomplit les mêmes œuvres que lui (Jn 5,19). Oui, le Fils accomplit les œuvres du Père ; c'est pourquoi il nous demande de croire qu'il est le Fils de Dieu. Il ne s'arroge pas là un titre qui ne lui serait pas dû ; ce n'est pas sur ses propres œuvres qu'il appuie sa revendication. Non ! Il rend témoignage que ce ne sont pas ses propres œuvres, mais celles de son Père. Et il atteste ainsi que l'éclat de ses actions lui vient de sa naissance divine. Mais comment les hommes auraient-ils pu reconnaître en lui le Fils de Dieu, dans le mystère de ce corps qu'il avait assumé, dans cet homme né de Marie ? C'est pour faire pénétrer en leur cœur la foi en lui que le Seigneur accomplissait toutes ces œuvres : « Si j'accomplis les œuvres de mon Père, alors, même si vous ne voulez pas croire en moi, croyez au moins mes œuvres » (Jn 10,38). Si l'humilité de son corps semble un obstacle pour croire en sa parole, il nous demande de croire au moins en ses œuvres. En effet, pourquoi le mystère de sa naissance humaine nous empêcherait-il de percevoir sa naissance divine ? « Si vous ne voulez pas croire en moi, croyez en mes œuvres, pour savoir et reconnaître que le Père est en moi, et moi dans le Père ».

 


MARDI 3 MARS

Lecture suivie :Jn 11, 1 – 16  « Lazare notre ami s’est endormi, je vais aller le réveiller »

Référence complémentaire : 1ère épître de saint Paul aux Thessaloniciens (1 Th 4, 13 à 5, 5)

Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez ignorants au sujet des morts; il ne faut pas que vous vous désoliez comme les autres, qui n'ont pas d'espérance. Puisque nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les emmènera avec lui. Voici en effet ce que nous avons à vous dire, sur la parole du Seigneur. Nous, les vivants, nous qui serons encore là pour l'Avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui seront endormis. Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l'archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu; après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours. Réconfortez-vous donc les uns les autres de ces pensées. Quant aux temps et moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive. Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit. Quand les hommes se diront: Paix et sécurité! c'est alors que tout d'un coup fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper. Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce Jour vous surprenne comme un voleur: tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres.

 


MERCREDI 4 MARS

Lecture suivie :Jn 11, 1 – 16  « Lazare notre ami s’est endormi je vais aller le réveiller »

Texte de méditation : BENOIT XVI (Audience du 14 décembre 2011)

Dans tout ce récit, l’amitié de Jésus avec Lazare, ainsi qu’avec les sœurs Marthe et Marie, est rappelée de manière répétée. Jésus lui-même affirme: «Lazare, notre ami, s'est endormi; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil» (Jn 11, 11). L’affection sincère pour son ami est également soulignée par les sœurs de Lazare, ainsi que par les Juifs (cf. Jn 11, 3; 11, 36). Ce lien d’amitié, la participation et l’émotion de Jésus devant la douleur des parents et des amis de Lazare, est lié, dans tout le récit, à une relation permanente et intense avec le Père. Dès le début, l’événement est lu par Jésus en relation avec sa propre identité et mission et avec la glorification qui L’attend. En effet, à la nouvelle de la maladie de Lazare, Il commente: «Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié» (Jn 11, 4). L’annonce de la mort de son ami est également accueillie par Jésus avec une profonde douleur humaine, mais toujours avec une claire référence à la relation avec Dieu et avec la mission qu’il lui a confiée; il dit: «Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez» (Jn 11, 14-15). Le moment de la prière explicite de Jésus au Père devant la tombe est le débouché naturel de toute l’histoire, qui se déroule sur ce double registre de l’amitié avec Lazare et de la relation filiale avec Dieu. Ici aussi, les deux relations vont de pair. «Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé» (Jn 11, 41): c’est une eucharistie. La phrase révèle que Jésus n’a pas cessé, même pour un instant, la prière demandant la vie pour Lazare. Cette prière continue, elle a même renforcé le lien avec son ami et, dans le même temps, elle a confirmé la décision de Jésus de rester en communion avec la volonté du Père, avec son plan d’amour, dans lequel la maladie et la mort de Lazare doivent être considérées comme un lieu dans lequel se manifeste la gloire de Dieu.

 


JEUDI 5 MARS

Lecture  suivie : Jn 11, 17 – 27 « Je suis la Résurrection et la Vie, qui croit en moi vivra »

Référence complémentaire : Livre du prophète Ezéchiel (Ez 37, 9 – 13) :

Le Seigneur me dit: "Prophétise à l'esprit, prophétise, fils d'homme. Tu diras à l'esprit: ainsi parle le Seigneur Dieu. Viens des quatre vents, esprit, souffle sur ces morts, et qu'ils vivent." Je prophétisai comme il m'en avait donné l'ordre, et l'esprit vint en eux, ils reprirent vie et se mirent debout sur leurs pieds: grande, immense armée. Alors il me dit: Fils d'homme, ces ossements, c'est toute la maison d'Israël. Les voilà qui disent: "Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, c'en est fait de nous." C'est pourquoi, prophétise. Tu leur diras: Ainsi parle le Seigneur Dieu. Voici que j'ouvre vos tombeaux; je vais vous faire remonter de vos tombeaux, mon peuple, et je vous ramènerai sur le sol d'Israël. Vous saurez que je suis le Seigneur, lorsque j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, mon peuple. Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, le Seigneur, j'ai parlé et je fais, oracle du Seigneur.

 


VENDREDI 6 MARS

Lecture suivie : Jn 11, 17 – 27 « Je suis la Résurrection et la Vie, qui croit en moi vivra »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Com. Jn

Parmi tous les miracles faits par notre Seigneur Jésus Christ, la résurrection de Lazare est particulièrement impressionnante. Mais si nous considérons celui qui l'a accomplie, notre joie doit dépasser notre étonnement. Celui qui a ressuscité cet homme a aussi créé l’homme, car il est le Fils unique du Père et par lui, vous le savez, tout a été fait (Jn 1,3). Si donc tout a été fait par lui, quoi d'étonnant qu'un homme soit ressuscité par lui alors que, chaque jour, il en fait naître un si grand nombre. « l'heure viendra, comme il le dit lui-même, où les morts entendront sa voix et ceux qui l'auront entendue vivront ». Il a ressuscité un homme déjà atteint de la pourriture du tombeau, mais ce corps avait gardé sa forme humaine ; au dernier jour d'un mot il rendra la vie à nos cendres pour reprendre leur première forme. Il fallait qu'en son temps le Christ accomplisse quelques actions nous donnant signe de sa puissance pour que nous croyions et que nous nous préparions à cette résurrection qui sera pour la vie et non pour la condamnation. Car « l'heure vient où tous ceux qui gisent dans la tombe en sortiront à l'appel de sa voix ; ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal, pour la condamnation ». Mais considérons les œuvres encore plus admirables du Christ : tout homme qui a la foi est un ressuscité ; et si nous sommes attentifs nous comprendrons qu'il y a des morts plus affreuses que celle de Lazare : tout homme qui pêche meurt. La mort corporelle, tout homme la craint ; mais il en est peu qui craignent la mort de l'âme. Ah, si nous pouvions réveiller les hommes de leur apathie et nous réveiller avec eux pour aimer la vie éternelle avec autant d’ardeur qu’ils aiment cette vie fugitive !

 


SAMEDI 7 MARS

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).