« Qui est de Dieu, entend les Parole de Dieu » (Jn 8,47)

Lectio Divina - Saint Jean l'Evangéliste

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Evangile selon saint Jean, 5-8, semaine 9

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : " Dieu qui as dévoilé pour nous les mystères de ton Verbe grâce à ton Apôtre saint Jean, rends- nous capables de comprendre et d’aimer les merveilles qu’il nous a fait connaître. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen. "

 


DIMANCHE 23 SEPTEMBRE 

Lecture suivie : Jn 8, 12 – 30   « Je suis la Lumière du monde »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 60, 1 – 7) 

Debout! Resplendis! car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire du Seigneur. Tandis que les ténèbres s'étendent sur la terre et l'obscurité sur les peuples, sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire sur toi paraît. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à ta clarté naissante. Lève les yeux aux alentours et regarde: tous sont rassemblés, ils viennent à toi. Tes fils viennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors, tu verras et seras radieuse, ton cœur tressaillira et se dilatera, car les richesses de la mer afflueront vers toi, et les trésors des nations viendront chez toi. Des multitudes de chameaux te couvriront, des jeunes bêtes de Madiân et d'Epha; tous viendront de Saba, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges de Yahvé. Tous les troupeaux de Qédar se rassembleront chez toi, les béliers de Nebayot seront à ton service, ils monteront à mon autel en sacrifice agréable, et je glorifierai ma maison de splendeur. Qu'est-ce que cela qui vole comme un nuage, comme des colombes vers leurs colombiers? C'est en moi que les îles espèrent: les bateaux de Tarsis ont pris la tête pour ramener de loin tes fils, avec leur argent et leur or, à cause du nom du Seigneur ton Dieu, du Saint d'Israël qui t'a glorifiée.

 


LUNDI 24 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 12 – 30   « Je suis la Lumière du monde »

Texte de méditation : BENOIT XVI (Verbum Domini)

Dans le Mystère lumineux de la Résurrection, ce silence de la Parole se manifeste dans sa signification authentique et définitive. Le Christ, Parole de Dieu incarnée, crucifiée et ressuscitée, est le Seigneur de toutes choses; il est le Vainqueur, le Pantokrator, et tout est récapitulé pour toujours en lui (cf. Ep 1, 10). Le Christ est donc « la lumière du monde » (Jn 8, 12), cette lumière qui « brille dans les ténèbres » (Jn 1, 5) et que les ténèbres n’ont pas arrêtée (cf. Jn 1, 5). Nous comprenons pleinement ici le sens du Psaume 119 : « ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route» (v. 105); la Parole qui ressuscite est cette lumière définitive sur notre route. Dès le début, les Chrétiens ont eu conscience que, dans le Christ, la Parole de Dieu est présente en tant que Personne. La Parole de Dieu est la véritable lumière dont l’homme a besoin. Oui, au moment de la Résurrection, le Fils de Dieu s’est manifesté comme Lumière du monde. A présent, en vivant avec lui et par lui, nous pouvons vivre dans la lumière.

 


MARDI 25 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 31 – 43  «  Vous connaitrez la vérité et la vérité vous libérera »

Référence complémentaire : 2e Epître de saint Paul aux Corinthiens (2 Co 3, 5 – 18)

Notre capacité vient de Dieu qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit; car la lettre tue, l'Esprit vivifie. Or, si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été entouré d'une telle gloire que les fils d'Israël ne pouvaient fixer les yeux sur le visage de Moïse à cause de la gloire de son visage, pourtant passagère, comment le ministère de l'Esprit n'en aurait-il pas davantage? Si en effet le ministère de la condamnation fut glorieux, combien plus le ministère de justice l'emporte-t-il en gloire! Non, si de ce point de vue, on la compare à cette gloire suréminente, la gloire de ce premier ministère n'en fut pas une. Car, si ce qui était passager s'est manifesté dans la gloire, combien plus ce qui demeure sera-t-il glorieux! En possession d'une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d'assurance, et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d'Israël de voir la fin de ce qui était passager... Mais leur entendement s'est obscurci. Jusqu'à ce jour en effet, lorsqu'on lit l'Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n'est point retiré; car c'est le Christ qui le fait disparaître. Oui, jusqu'à ce jour, toutes les fois qu'on lit Moïse, un voile est posé sur leur coeur. C'est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé. Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit.

 


MERCREDI 26 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 31 – 43  « Vous connaitrez la vérité et la vérité vous libérera »

Texte de méditation : JEAN-PAUL II (Redemptor hominis)

Jésus Christ va à la rencontre de l'homme de toute époque, y compris de la nôtre, avec les mêmes paroles : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » Ces paroles contiennent une exigence fondamentale et en même temps un avertissement : l'exigence d'honnêteté vis-à-vis de la vérité comme condition d'une authentique liberté ; et aussi l'avertissement d'éviter toute liberté apparente, toute liberté superficielle et unilatérale, toute liberté qui n'irait pas jusqu'au fond de la vérité sur l'homme et sur le monde. Aujourd'hui encore, après deux mille ans, le Christ nous apparaît comme celui qui apporte à l'homme la liberté fondée sur la vérité, comme celui qui libère l'homme de ce qui limite, diminue et pour ainsi dire détruit cette liberté jusqu'aux racines mêmes, dans l'esprit de l'homme, dans son cœur, dans sa conscience. Quelle preuve admirable de tout cela ont donnée et ne cessent de donner ceux qui, par le Christ et dans le Christ, sont parvenus à la vraie liberté et en ont fourni le témoignage, même dans des conditions de contrainte extérieure ! Et lorsque Jésus Christ lui-même comparut comme prisonnier devant le tribunal de Pilate, ne répondit-il pas : « Je ne suis né et je ne suis venu dans le monde que pour rendre témoignage à la vérité » (Jn 18,37) ? Par ces paroles prononcées devant le juge à un moment décisif, il confirmait pour ainsi dire une nouvelle fois ce qu'il avait dit précédemment : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »

 


JEUDI 27 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 44 – 59  « Abraham a vu mon jour et fut dans la joie »

Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 11, 8 – 19)

Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables... C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie. Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville... Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac, et c'est son fils unique qu'il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses, lui à qui il avait été dit: C'est par Isaac que tu auras une postérité. Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts; c'est pour cela qu'il recouvra son fils, et ce fut un symbole.

 


VENDREDI 28 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 44 – 59  « Abraham a vu mon jour et fut dans la joie »

Texte de méditation : GUERRIC D’IGNY (Sermon sur la Résurrection)

« Voici le jour que le Seigneur a fait. Tressaillons d'allégresse, réjouissons-nous en lui ! » (Ps 117,24) Frères, attendons le Seigneur en tressaillant d'allégresse, afin de le voir et de nous réjouir de sa lumière. Abraham a exulté à la seule pensée de voir le jour du Christ,  et il a mérité ainsi de le voir et de s'en réjouir (Jn 8,56). Toi aussi, il te faut veiller chaque jour aux portes de la Sagesse (Pr 8,34), avec Marie Madeleine monter la garde à la porte au tombeau du Christ. Alors, j'en suis sûr, tu éprouveras avec elle combien est vrai ce qu'on lit dans l'Écriture au sujet de la Sagesse en personne, qui est le Christ : « Ceux qui l'aiment la contemplent sans peine, car elle se laisse découvrir par ceux qui la cherchent » (Sg 6,12). Lui-même en a fait la promesse : « J'aime ceux qui m'aiment, et ceux qui demeurent vigilants pour me chercher me trouveront » (Pr 8,17). C'est ainsi que Marie a trouvé Jésus dans la chair, elle qui veillait en venant au tombeau alors qu'il faisait encore sombre. Toi, il est vrai, tu ne dois plus le connaître selon la chair (2Co 5,16) mais selon l'esprit. Mais tu le trouveras spirituellement si tu cherches avec un désir semblable à celui de Marie : « Mon âme t'a désiré pendant la nuit ; au plus profond de moi, mon esprit te cherche » (Is 26,9). Dis avec le psalmiste : « Dieu, mon Dieu, je te cherche dès l'aurore ; mon âme a soif de toi » (62,2). Veillez donc, frères, et priez intensément ! Veillez d'autant mieux que pointe déjà l'aurore du jour sans déclin. Oui, « voici pour nous l'heure de sortir du sommeil, car la nuit est déjà avancée, le jour est proche » (Rm 13,11-12). Veillez donc, pour que la Lumière du matin, le Christ, se lève sur vous, lui dont « le lever est prêt comme celui de l'aurore » (Os 6,3), car il est prêt à renouveler souvent le mystère de sa résurrection matinale en faveur de ceux qui veillent pour lui. Alors, le cœur jubilant, tu pourras chanter : « Le Seigneur Dieu nous a illuminés. Voici le jour que le Seigneur a fait, réjouissons-nous en lui ! »   

 


SAMEDI 29 SEPTEMBRE

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).