« Jamais homme n’a parlé comme cela » (Jn 7, 46)

 

Lectio Divina - Saint Jean l'Evangéliste

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Evangile selon saint Jean, 5-8, semaine 7

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : " Dieu qui as dévoilé pour nous les mystères de ton Verbe grâce à ton Apôtre saint Jean, rends- nous capables de comprendre et d’aimer les merveilles qu’il nous a fait connaître. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen. "

 


DIMANCHE 16 SEPTEMBRE    

Lecture suivie : Jn 7, 31 – 39   « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et boive »

Référence complémentaire : Livre du prophète Isaïe (Is 43, 18 à 44, 6) 

Ne vous souvenez plus des événements anciens, ne pensez plus aux choses passées, voici que je vais faire une chose nouvelle, déjà elle pointe, ne la reconnaissez-vous pas ? Oui, je vais mettre dans le désert un chemin, et dans la steppe, des fleuves. Les bêtes sauvages m'honoreront, les chacals et les autruches, car j'ai mis dans le désert de l'eau et des fleuves dans la steppe, pour abreuver mon peuple, mon élu. Le peuple que je me suis formé publiera mes louanges (…) Et maintenant, écoute, Jacob mon serviteur, Israël que j'ai choisi. Ainsi parle le Seigneur, qui t'a fait, qui t'a modelé dès le sein maternel, qui te soutient. Sois sans crainte, Jacob mon serviteur, Yeshurûn que j'ai choisi. Car je vais répandre de l'eau sur le sol assoiffé et des ruisseaux sur la terre desséchée; je répandrai mon esprit sur ta race et ma bénédiction sur tes descendants. Ils germeront comme parmi les herbages, comme les saules au bord de l'eau. Celui-ci dira: Je suis au Seigneur, et cet autre se réclamera du nom de Jacob. Celui-là écrira sur sa main: " au Seigneur ", et on lui donnera le nom d'Israël. Ainsi parle le Seigneur, roi d'Israël, le Seigneur Sabaot, son rédempteur: Je suis le premier et je suis le dernier, à part moi, il n'y a pas de dieu.

 


LUNDI 17 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 7, 31 – 39   « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et boive »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sur Jn)

Le Seigneur nous crie de nous approcher de lui, et de boire si nous avons soif, et il nous dit que, lorsque nous aurons bu, des fleuves d'eau vive jailliront de notre sein. Le sein intérieur de l'homme, c'est sa conscience, c'est le sanctuaire de son cœur : dès qu'il a pris ce précieux breuvage, sa conscience purifiée retrouve la vie ; à force de puiser, elle rencontrera la source elle deviendra elle-même une source. Qu'est-ce que cette source, qu'est-ce que ce fleuve qui jaillit du sein de l'homme intérieur? C'est cette bienveillance qui le porte à se rendre utile au prochain; car s'il s'imagine que ce qu'il boit ne doit profiter qu'à lui-même, c'est que l'eau vive ne jaillit pas de son sein: si, au contraire, il s'empresse de faire du bien au prochain ; la source, loin de tarir, coule en abondance. Voyons maintenant en quoi consiste ce breuvage de ceux qui croient en Notre Seigneur, parce qu'à coup sûr nous sommes chrétiens, et que si nous croyons, nous buvons. Chacun de nous doit rentrer en lui-même, examiner s'il boit, et voir si ce qu'il boit le fait vivre. Car la source ne s'éloigne de nous qu'autant que nous nous éloignons d'elle. Si nous recevons l'Esprit de Dieu, nous apprenons à connaître même ce qui se passe en Dieu. Non pas tout ce qui s'y passe, néanmoins, parce que nous ne recevons pas l'Esprit de Dieu dans toute sa plénitude. Par ce gage d'amour, nous avons appris une foule de choses; car nous l'avons reçu, et plus tard nous le recevrons dans toute sa plénitude. En attendant, qu'il nous console pendant le cours de ce terrestre pèlerinage,

 


MARDI 18 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 7, 40 – 53    « une scission se produisit dans la foule à cause de Jésus »

Référence complémentaire : Livre du prophète Jérémie (Jr 8, 4 – 8)

Ainsi parle le Seigneur. Fait-on une chute sans se relever ? Se détourne-t-on sans retour ? Pourquoi ce peuple-là est-il rebelle, pourquoi Jérusalem est-elle continuellement rebelle ? Ils tiennent fermement à la tromperie, ils refusent de se convertir. J'ai écouté attentivement: ils ne parlent pas dans ce sens-là. Nul ne déplore sa méchanceté en disant : "Qu'ai-je fait ?" Tous retournent à leur course, tel un cheval qui fonce au combat. Même la cigogne dans le ciel connaît sa saison, la tourterelle, l'hirondelle et la grue observent le temps de leur migration. Mais mon peuple ne connaît pas le droit du Seigneur ! Comment pouvez-vous dire : "Nous sommes sages et la Loi du Seigneur est avec nous !" Vraiment c'est en mensonge que l'a changée le calame mensonger des scribes ! Les sages seront honteux, consternés et pris au piège. Voilà qu'ils ont méprisé la parole du Seigneur ! Qu'est donc la sagesse pour eux ?

 


MERCREDI 19 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 7, 40 – 53    « une scission se produisit dans la foule à cause de Jésus »

Texte de méditation : THÉOPHILE D’ANTIOCHE (A Autolycus)

Avec les yeux du corps, nous observons ce qui se passe dans la vie et sur la terre ; nous discernons la différence entre la lumière et l'obscurité, le blanc et le noir, le laid et le beau ; il en est de même pour ce qui tombe sous le sens de l'ouïe : sons aigus, graves, agréables. Mais nous avons aussi des oreilles du cœur et des yeux de l'âme, et il leur est possible de saisir Dieu. En effet, Dieu est aperçu par ceux qui peuvent le voir, après que les yeux de leur âme se sont ouverts. Tous nous avons bien des yeux physiques, mais certains ne les ont que voilés et ne voient pas la lumière du soleil. Si les aveugles ne voient pas, ce n'est pas parce que la lumière du soleil ne brille pas. C'est à eux-mêmes, et à leurs yeux, que les aveugles doivent s'en prendre. De même toi : les yeux de ton âme sont voilés par tes fautes et tes actions mauvaises ; lorsqu'il y a une faute dans l'homme, cet homme ne peut plus voir Dieu. Mais, si tu le veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin et il opérera les yeux de ton âme et de ton cœur. Qui est ce médecin? C'est Dieu, qui guérit et vivifie par son Verbe et sa Sagesse. C'est par son Verbe et sa Sagesse que Dieu a fait toutes choses. Si tu comprends cela et si ta vie est pure, pieuse et juste, tu peux voir Dieu. Avant tout, que la foi et la crainte de Dieu entrent les premières dans ton cœur, et alors tu comprendras cela.

 


JEUDI 20 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 1 – 11  « je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus »

Référence complémentaire : Livre du prophète Ezéchiel (Ez 33, 7 – 11)

Toi, fils d'homme, je t'ai fait guetteur pour la maison d'Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant: "Méchant, tu vas mourir", et que tu ne parles pas pour avertir le méchant d'abandonner sa conduite, lui, le méchant, mourra de sa faute, mais c'est à toi que je demanderai compte de son sang. Si au contraire tu as averti le méchant d'abandonner sa conduite pour se convertir et qu'il ne s'est pas converti, il mourra, lui, à cause de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. Et toi, fils d'homme, dis à la maison d'Israël: Vous répétez ces paroles: "Nos crimes et nos péchés pèsent sur nous; c'est à cause d'eux que nous dépérissons. Comment pourrions-nous vivre?" Dis-leur: "Par ma vie, oracle du Seigneur Dieu, je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais à la conversion du méchant qui change de conduite pour avoir la vie. Convertissez-vous, revenez de votre voie mauvaise. Pourquoi mourir, maison d'Israël?"

 


VENDREDI 21 SEPTEMBRE

Lecture suivie : Jn 8, 1 – 11     « je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus »

Texte de méditation : SAINT AUGUSTIN (Sur Jn)

« Ils se retirèrent tous, l'un après l’autre. » Ils ne restèrent plus que deux, la misérable et la Miséricorde. Mais le Seigneur, après les avoir frappés avec le trait de la justice, ne daigna pas non plus regarder leur chute ; détournant d'eux son regard, « il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol ». Cette femme étant restée seule, tous les autres étant partis, il leva les yeux vers elle. Nous avons entendu la voix de la justice, écoutons aussi celle de la bonté. Cette femme s'attendait à être punie par celui en qui on ne pouvait trouver de péché. Mais lui, qui avait repoussé ses ennemis par la voix de la justice, levant sur elle les yeux de la miséricorde, l'interrogea : « Personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur ». Il lui dit : « Moi non plus, je ne te condamnerai pas. Tu as pu craindre d'être condamnée par moi parce que tu n'as pas trouvé de péché en moi ; moi non plus je ne te condamnerai pas ». Qu'est-ce à dire, Seigneur ? Tu favorises donc les péchés ? Non, pas du tout. Remarque ce qui suit : « Va, et désormais ne pèche plus ». Le Seigneur a donc condamné, mais il a condamné le péché, non le pécheur. Qu'ils fassent donc attention, ceux qui dans le Seigneur aiment sa bonté, et qu'ils craignent sa vérité. Le Seigneur est bon, le Seigneur est lent à la colère, le Seigneur est miséricordieux, mais le Seigneur aussi est juste et le Seigneur est plein de vérité (Ps 85,15). Il t'accorde le temps de te corriger, mais tu aimes mieux jouir de ce délai que te réformer. Tu as été méchant hier, sois bon aujourd'hui ; tu as passé cette journée dans le mal, demain au moins change ta conduite. C’est donc le sens des paroles qu’il adresse à cette femme : « Moi non plus, je ne te condamnerai pas, mais, assurée pour le passé, sois en garde pour l’avenir. Moi non plus, je ne te condamnerai pas, j’ai effacé ce que tu as commis ; observe ce que j’ai prescrit pour obtenir ce que j’ai promis ».

 


SAMEDI 22 SEPTEMBRE

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).