« Je célébrerai les louanges du Seigneur» (Is 63,7)

Lectio Divina - Isaïe

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COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

 


DIMANCHE 2 JANVIER 2011

Lecture suivie : Is 62, 1 – 12   « la joie de l’époux au sujet de l’épouse  »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Jean (Jn 3, 27 – 35) 

Jean prit la parole : "Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. Qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'entend, est ravi de joie à la voix de l'époux. Telle est ma joie, et elle est complète. Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et entendu, et son témoignage, nul ne l'accueille. Qui accueille son témoignage certifie que Dieu est véridique; en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l'Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui."

 


LUNDI 3 JANVIER

Lecture suivie : Is 62, 1 – 12   « la joie de l’époux au sujet de l’épouse  »

Texte de méditation : SAINT RUPERT DE DEUTZ (de la Sainte Trinité)

 « J'exulte de joie dans le Seigneur et mon âme jubile en mon Dieu » (Is 61,10). L'avènement, la présence du Seigneur, dont parle le prophète dans ce verset, est ce baiser que désire l'épouse du Cantique des cantiques lorsqu'elle dit : « Qu'il me baise du baiser de sa bouche » (Ct 1,1). Et cette épouse fidèle c'est l'Église : elle est née dans les patriarches, elle s'est fiancée en Moïse et dans les prophètes ; du désir ardent de son cœur, elle soupirait pour que vienne le Bien-Aimé. Pleine de joie maintenant qu'elle a reçu ce baiser, elle s'écrie dans son bonheur : « J'exulte de joie dans le Seigneur ! » Participant à cette joie, Jean Baptiste, l'illustre « ami de l'Époux », le confident des secrets de l'Époux et de l'épouse, le témoin de leur amour mutuel, déclarait : « L'époux est celui à qui l'épouse appartient ; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé » (Jn 3,29). Sans aucun doute, celui qui a été le précurseur de l'Époux en sa naissance, le précurseur aussi de sa Passion lorsqu'il est descendu aux enfers, a annoncé la Bonne Nouvelle à l'Église qui se trouvait là, dans l'attente. Ce verset convient donc tout à fait à l'Église jubilante, quand, au séjour des morts, elle se hâte déjà à la rencontre de l'Époux : « J'exulte de joie dans le Seigneur, et mon esprit jubile en mon Dieu. Quelle est donc la cause de ma joie ? Quel est le motif de mon exultation ? C'est qu'il ' m'a revêtue des vêtements du salut et drapée dans le manteau de la joie ' (v. 11). En Adam, j'avais été dénudée, j'avais dû assembler des feuilles de figuier pour cacher ma nudité ; misérablement couverte de tuniques de peau, j'avais été chassée du paradis (Gn 3,7.21). Mais aujourd'hui, mon Seigneur et mon Dieu a remplacé les feuilles par le vêtement du salut. »

 


MARDI 4 JANVIER

Lecture suivie : Is 63, 1 – 6         « C’est moi qui suis puissant pour sauver »

Référence complémentaire : Livre de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 19, 7 – 16)

Soyons dans l'allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l'Agneau, et son épouse s'est faite belle: on lui a donné de se vêtir de lin d'une blancheur éclatante" - le lin, c'est en effet les bonnes actions des saints. Puis il me dit: "Ecris: Heureux les gens invités au festin de noce de l'Agneau. Ces paroles de Dieu, ajouta-t-il, sont vraies." Alors je me prosternai à ses pieds pour l'adorer, mais lui me dit: "Non, attention, je suis un serviteur comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C'est Dieu que tu dois adorer." Le témoignage de Jésus, c'est l'esprit de prophétie. Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc; celui qui le monte s'appelle "Fidèle" et "Vrai", il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux? Une flamme ardente; sur sa tête, plusieurs diadèmes; inscrit sur lui, un nom qu'il est seul à connaître; le manteau qui l'enveloppe est trempé de sang; et son nom? Le Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin d'une blancheur parfaite. De sa bouche sort une épée acérée pour en frapper les païens; c'est lui qui les mènera avec un sceptre de fer; c'est lui qui foule dans la cuve le vin de l'ardente colère de Dieu, le Maître-de-tout. Un nom est inscrit sur son manteau et sur sa cuisse: Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

 


MERCREDI 5 JANVIER

Lecture suivie : Is 63, 1 – 6      « C’est moi qui suis puissant pour sauver »

Texte de méditation : SAINT CYRILLE D’ALEXANDRIE (Sur Jn)

Jésus donne ce motif à son départ : préparer la route à notre ascension vers ces places du ciel en frayant un passage, alors qu'auparavant cette route était impraticable pour nous. Car le ciel était absolument fermé aux hommes, et jamais aucun être de chair n'avait pénétré dans ce très saint et très pur domaine des anges. C'est le Christ qui a inauguré pour nous ce chemin vers les hauteurs. En s'offrant lui-même à Dieu le Père comme les prémices de ceux qui dorment dans les tombeaux de la terre, il a permis à la chair de monter au ciel, et il a été lui-même le premier homme apparu à ses habitants. Les anges ne connaissaient pas le mystère auguste et grandiose d'une intronisation céleste de la chair. Ils voyaient avec étonnement et admiration cette ascension du Christ. Presque troublés à ce spectacle inconnu, ils s'écriaient : « Quel est celui-là qui arrive d'Edom ? » (Is 63,1), c'est-à-dire de la terre. Donc, notre Seigneur Jésus Christ « a inauguré pour nous cette voie nouvelle et vivante » (He 10,20). Comme dit saint Paul : « Il n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, mais dans le ciel lui-même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu » (He 9,24).

 


JEUDI 6 JANVIER

Lecture suivie : Is 63, 7 – 19        « l’Esprit du Seigneur les menait au repos »

Référence complémentaire : Livre de la Sagesse (Sg 1, 1 – 7)

Aimez la justice, vous qui jugez la terre, ayez sur le Seigneur de droites pensées et cherchez-le en simplicité de coeur, parce qu'il se laisse trouver par ceux qui ne le tentent pas, il se révèle à ceux qui ne lui refusent pas leur foi. Car les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et, mise à l'épreuve, la Puissance confond les insensés. Non, la Sagesse n'entre pas dans une âme malfaisante, elle n'habite pas dans un corps tributaire du péché. Car l'esprit saint, l'éducateur, fuit la fourberie, il se retire devant des pensées sans intelligence, il s'offusque quand survient l'injustice. La Sagesse est un esprit ami des hommes, mais elle ne laisse pas impuni le blasphémateur pour ses propos; car Dieu est le témoin de ses reins, le surveillant véridique de son coeur, et ce que dit sa langue, il l'entend. L'esprit du Seigneur en effet remplit le monde, et lui, qui tient unies toutes choses, a connaissance de chaque mot.

 


VENDREDI 7 JANVIER

Lecture suivie : Is 63, 7 – 19        « l’Esprit du Seigneur les menait au repos »

Texte de méditation : SAINT CYRILLE D’ALEXANDRIE (Sur Jean)

Le Créateur de l’univers avait décidé de récapituler toutes choses dans le Christ, par une réalisation magnifique, et de restaurer la nature humaine dans son premier état. Il promet donc de lui rendre, avec tous les autres dons, le Saint-Esprit. En effet, elle n’aurait pas pu autrement retrouver la possession paisible et durable de ses biens. Aussi Dieu a-t-il fixé le moment où le Saint-Esprit descendrait vers nous, et il nous en a fait la promesse : En ces jours-là – évidemment ceux de notre Sauveur –, je répandrai mon Esprit sur tout être de chair .Lorsque le temps de cette générosité a fait venir sur cette terre le Fils unique incarné, c’est-à-dire un homme né d’une femme , selon la sainte Écriture, Dieu le Père nous a encore donné son Esprit, et le premier qui le reçut fut le Christ, comme étant le premier exemplaire de la nature renouvelée. Jean le Baptiste l’affirme : J’ai vu l’Esprit descendre du ciel et demeurer sur lui. Si l’on dit que le Christ a reçu le Saint-Esprit, c’est en tant qu’il s’est fait homme et en tant qu’il convenait à l’homme de le recevoir. Ce n’est donc pas pour lui-même que le Fils unique a reçu le Saint-Esprit. Car l’Esprit est à lui, en lui et par lui, comme nous l’avons déjà dit. Mais parce que, s’étant fait homme, il possédait en lui toute la nature humaine, il a reçu l’Esprit afin de la récapituler tout entière, en la restaurant dans son premier état. ~ Nous pouvons donc voir, par un sage raisonnement et en nous appuyant sur les affirmations de la sainte Écriture, que le Christ n’a pas reçu l’Esprit Saint pour lui-même, mais plutôt pour nous, qui étions en lui. Car c’est par lui que nous parviennent tous les biens.

 


SAMEDI 8 JANVIER

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

 

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).