« Le Seigneur m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle » (Is 61,1)

Lectio Divina - Isaïe

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COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»


 

DIMANCHE 26 DÉCEMBRE 2010

Lecture suivie : Is 60, 1 – 12   « les nations marcheront à ta lumière  »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Matthieu (Mt 2, 1 – 12) 

Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem en disant: "Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage." L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ. "A Bethléem de Judée, lui dirent-ils; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète: Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël." Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre, et les envoya à Bethléem en disant: "Allez vous renseigner exactement sur l'enfant; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage." Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. A la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.



 

LUNDI 27 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Is 60, 1 – 12   « les nations marcheront à ta lumière  »

Texte de méditation : SAINT ANDRÉ DE CRÈTE (Sermon)

Courage, fille de Sion, ne crains pas : « Ton roi s'avance vers toi ; il est humble, et monté sur un âne, le petit d'une ânesse ». Il vient, lui qui est partout présent et remplit l'univers, il s'avance pour accomplir en toi le salut de tous. Il vient, « lui qui n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la conversion », pour faire sortir du péché ceux qui s'y sont fourvoyés. Ne crains donc pas : « Dieu est au milieu de toi, tu es inébranlable ». Accueille en élevant les mains celui dont les mains ont dessiné tes murailles. Accueille celui qui a accepté en lui-même tout ce qui est nôtre, sauf le péché, pour nous assumer en lui. Réjouis-toi, fille de Jérusalem, chante et danse de joie. « Resplendis, car voici ta lumière, et la gloire du Seigneur se lève sur toi. » Quelle est cette lumière ? « Celle qui illumine tout homme qui vient au monde » : la lumière éternelle, apparue dans le temps ; lumière manifestée dans la chair et cachée par cette nature humaine ; lumière qui a enveloppé les bergers et conduit les mages ; lumière qui était dans le monde dès le commencement, par qui le monde a été fait et que le monde n'a pas connue ; lumière qui est venue chez les siens et que les siens n'ont pas reçue. Et la gloire du Seigneur, quelle est-elle ? C'est sans aucun doute la croix sur laquelle a été glorifié le Christ, lui, la splendeur de la gloire du Père. Lui-même le disait à l'approche de sa Passion : « Maintenant, dit-il, le Fils de l'homme est glorifié et Dieu est glorifié en lui, et il le glorifiera bientôt ». La gloire dont il parle ici, c'est sa montée sur la croix. Oui, la croix est la gloire du Christ et son exaltation. Il l'a dit : « Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi ».



 

MARDI 28 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Is 60, 13 – 22        « Le Seigneur sera pour toi une lumière éternelle »

Référence complémentaire : Livre de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 21,21 à 22,5)

Les 12 portes de Jérusalem sont douze perles, chaque porte formée d'une seule perle; et la place de la ville est de l'or pur, transparent comme du cristal. De temple, je n'en vis point en elle; c'est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l'Agneau. La ville peut se passer de l'éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l'a illuminée, et l'Agneau lui tient lieu de flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. Ses portes resteront ouvertes le jour - car il n'y aura pas de nuit -- et l'on viendra lui porter les trésors et le faste des nations. Rien de souillé n'y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l'abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'Agneau. Puis l'Ange me montra le fleuve de Vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau. Au milieu de la place, de part et d'autre du fleuve, il y a des arbres de Vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois; et leurs feuilles peuvent guérir les païens. De malédiction, il n'y en aura plus; le trône de Dieu et de l'Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l'adoreront; ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. De nuit, il n'y en aura plus; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s'éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles.



 

MERCREDI 29 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Is 60, 13 – 22    « Le Seigneur sera pour toi une lumière éternelle »

Texte de méditation : SAINT PIERRE LE VÉNÉRABLE (Sermon)

 Revêtue de la nuée de la chair, aujourd'hui la lumière qui éclaire tout homme (Jn 1,9) a resplendi. Dans le mystère de la Transfiguration, elle glorifie cette même chair, elle la montre déifiée aux apôtres pour que les apôtres la révèlent au monde. Et toi, cité bienheureuse, tu jouiras éternellement de la contemplation de ce Soleil, quand tu « descendras du ciel, parée par Dieu comme l'épouse pour son époux » (Ap 21,2). Jamais plus ce Soleil ne se couchera pour toi ; éternellement lui-même, il fera rayonner un matin éternel. Ce Soleil ne sera plus jamais voilé d'aucun nuage, mais brillant sans cesse, il te réjouira d'une lumière sans déclin. Ce Soleil n'éblouira plus tes yeux mais te donnera la force de le regarder et t’enchantera de sa splendeur divine… « Il n'y aura plus ni mort ni deuil, ni cri ni peine » (Ap 21,4) qui puisse assombrir l'éclat que Dieu t'a donné car, comme il a été dit à Jean : « L’ancien monde s’en est allé ». Voilà le Soleil dont parle le prophète : « Tu n'auras plus besoin du soleil pour t'éclairer ni de la lune pour t'illuminer, mais le Seigneur ton Dieu sera ta lumière pour toujours » (Is 60,19). Voilà cette lumière éternelle qui resplendit pour toi sur le visage du Seigneur. Tu entends la voix du Seigneur, tu contemples son visage resplendissant, et tu deviens comme le soleil. Car c'est à son visage qu'on reconnaît quelqu'un, et le reconnaître, c'est comme en être illuminé. Ici-bas tu crois dans la foi ; là tu reconnaîtras. Ici tu saisis par l'intelligence ; là tu seras saisie. Ici tu vois « comme dans un miroir » ; là tu verras « face à face » (1Co 13,12). Alors s’accomplira ce désir du prophète : « Qu'il fasse resplendir sur nous son visage » (Ps 66,2). Dans cette lumière tu te réjouiras sans fin ; dans cette lumière, tu marcheras sans fatigue. Dans cette lumière, tu verras la lumière éternelle.

 



 

JEUDI 30 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Is 61, 1 – 11   « il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres »

Référence complémentaire : Evangile selon saint Luc (Lc 4, 14 – 23)

Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet. Il enseignait dans leurs synagogues, glorifié par tous. Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit: L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: "Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Ecriture." Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient: "N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là?" Et il leur dit: "A coup sûr, vous allez me citer ce dicton: Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie."



 

VENDREDI 31 DÉCEMBRE

Lecture suivie : Is 61, 1 – 11   « il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres »

Texte de méditation : SAINT RUPERT DE DEUTZ (de la Sainte Trinité)

« Aujourd'hui s'accomplit cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre : ‘ L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction ’ » (Is 61,1). C'est comme si le Christ disait : Parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction, j'ai dit, oui, j'ai vraiment dit, et je le dis encore maintenant : L'Esprit du Seigneur est sur moi. Où donc, à quel moment le Seigneur m'a t-il donné l'onction ? Il me l'a donnée quand j’ai été conçu, ou mieux, il me l'a donnée afin que je sois conçu dans le sein de ma mère. Car ce n'est pas de la semence d'un homme qu'une femme m'a conçu, mais une vierge m'a conçu de l'onction de l'Esprit Saint. C'est alors que le Seigneur m'a marqué de l'onction royale ; il m'a consacré roi par l'onction et, au même moment, il m'a consacré prêtre. Une deuxième fois, dans le Jourdain, le Seigneur m'a consacré par ce même Esprit. Et pourquoi l'Esprit du Seigneur est-il sur moi ? « Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, panser les cœurs gémissants et meurtris » (Is 61,1). Il ne m'a pas envoyé pour les fiers et « les bien portants », mais comme « un médecin, pour les malades » et les cœurs meurtris. Il ne m'a pas envoyé « pour les justes » mais « pour les pécheurs » (Mc 2,17). Il a fait de moi « un homme de douleurs, un homme ayant l'expérience de la faiblesse » (Is 53,3), un homme « doux et humble de cœur » (Mt 11,29). « Il m'a envoyé annoncer aux prisonniers la délivrance, aux captifs la liberté » A quels prisonniers ou plutôt de quelle prison dois-je annoncer la délivrance ? A quels captifs annoncer la liberté ? Depuis que « par un seul homme, le péché est entré dans le monde et, par le péché, la mort » (Rm 5,12) tous les hommes sont prisonniers du péché, tous les hommes sont captifs de la mort. « J'ai été envoyé pour consoler tous les affligés de Sion, tous ceux qui s'affligent d'avoir été, à cause de leurs péchés, sevrés et séparés de leur mère, la Sion d'en haut (Ga 4,26). Oui, je les consolerai en leur donnant « un diadème de gloire au lieu des cendres » de la pénitence, « l'huile de joie », c'est-à-dire la consolation de l'Esprit Saint « au lieu de la douleur » de se trouver orphelin et exilé, et « un habit de fête », c'est-à-dire « au lieu du désespoir », la gloire de la résurrection (Is 61,3).



 

SAMEDI 1er JANVIER 2011

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).