« C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau, mon fils » (Gn 22,8)

 

Lectio Divina - Abraham et Isaac

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Genèse 12-23, semaine 9

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du Fils Et toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Seigneur notre Dieu, tu as promis à Abraham, en récompense de sa foi, que ton Fils unique prendrait chair de sa descendance ; nous t’en prions : que la foi reçue dans le baptême opère en nous par la charité jusqu’à la mort, et nous obtienne de naître à la vie éternelle. Par Jésus Christ ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen » 

 

 


DIMANCHE 25 NOVEMBRE – CHRIST, ROI DE L’UNIVERS

Lecture suivie : Gn 21, 22 – 34   « Dieu est avec toi en tout ce que tu fais »

Référence complémentaire : Livre du Psautier (Ps 125, 1 – 5)

Qui s'appuie sur le Seigneur ressemble au mont Sion :

rien ne l'ébranle, il est stable pour toujours.

Jérusalem ! les montagnes l'entourent,

ainsi le Seigneur entoure son peuple dès maintenant et pour toujours.

Jamais un sceptre impie ne tombera sur la part des justes,

de peur que ne tende au crime la main des justes.

Fais du bien, Seigneur, aux gens de bien,

qui ont au cœur la droiture.

Mais les tortueux, les dévoyés, qu'il les repousse,

Seigneur, avec les malfaisants !

Paix sur Israël !

 


LUNDI 26 NOVEMBRE

Lecture suivie : Gn 21, 22 – 34   « Dieu est avec toi en tout ce que tu fais »

Texte de méditation : BENOIT XVI (Audience du 3.08.2005)

Même lorsque le croyant se sent isolé et entouré par les risques et l'hostilité, sa foi doit être sereine. Car le Seigneur est toujours avec nous. Sa force nous entoure et nous protège. Dans ce climat de confiance radicale, qui est l'atmosphère de la foi, le Psalmiste rassure "les justes", les croyants. Leur situation peut être, en soi, préoccupante à cause de la violence des impies qui veulent imposer leur domination. Il existe également la tentation, pour  les  justes,  de  devenir  les complices du mal pour éviter de graves inconvénients, mais le Seigneur les protège de l'oppression:  "Jamais un sceptre impie ne tombera sur la part des justes"  (Ps 124,  3);  dans le même temps, il les préserve de la tentation "que ne tende au crime la main des justes" (ibid.). Le Psaume diffuse donc dans l'âme une profonde confiance. Il aide puissamment à affronter les situations difficiles. Le Psaume nous dit que si nous avons confiance, nous sommes plus forts que ces maux. Saint Augustin se demande : "Que posséderons-nous? Quel sera notre héritage? Quelle est notre patrie? Quel est son nom?". Et il répond lui-même, en indiquant son nom - je fais miennes ces paroles -: “La Paix. C'est par la paix que nous vous saluons, c'est la paix que nous vous prêchons, la paix que reçoivent les montagnes, et les collines la justice (cf. Ps 71, 3). Cette paix est le Christ: “Car c'est lui qui est notre paix" (Ep 2, 14)".

 


MARDI 27 NOVEMBRE

Lecture suivie : Gn 22, 1 – 24     « Va, prends ton fils, ton unique, que tu chéris, Isaac »

Référence complémentaire : 1ère épître de saint Jean (1 Jn 4, 7 – 16)

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour est de Dieu et que quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est Amour. En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. En ceci consiste l'amour: ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c'est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l'a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. A ceci nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous: il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est Amour: celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui.

 


MERCREDI 28 NOVEMBRE

Lecture suivie : Gn 22, 1 – 24     « Va, prends ton fils, ton unique, que tu chéris, Isaac »

Texte de méditation : SAINT CÉSAIRE D’ARLES (Homélies sur l’Ecriture)

Quand Abraham offrit son fils, il était le type de Dieu le père ; Quant à Isaac, il préfigurait notre Seigneur le Sauveur. Lorsque Isaac en personne portait le bois pour sa propre immolation, en cela aussi il figurait le Christ notre Seigneur qui porta lui-même sa croix jusqu’à l’endroit de sa passion. Le bienheureux Abraham dit donc : « asseyez-vous ici avec l’ânesse ; moi et mon fils, nous continuerons la route jusque-là et, quand nous aurons adoré, nous reviendrons vers vous ». Qu’est-ce que tu dis là, bienheureux Abraham? Le bienheureux Abraham aurait pu répondre : « Je dis la vérité ; j’offre mon fils et je reviens vers vous avec mon fils, Car si grande est ma foi que je crois que celui qui a daigné me le donner ne mère stérile peut aussi le ressusciter s’il est mort et c’est pourquoi je dis la vérité : Quand nous aurons  adoré, nous reviendrons vers vous ». Quand au fait que le bélier fut tué et Isaac ne le fut pas, cela eu lieu parce qu’Isaac était la figure et non la réalité, car en lui était signifié ce qui fut accompli plus tard dans le Christ. Voyez combien Dieu rivalise de bonté avec les hommes. Abraham a offert à Dieu un fils mortel qui ne devait pas mourir et Dieu, c’est un fils immortel qu’il a livré à la mort pour les hommes.

 


JEUDI 29 NOVEMBRE

Lecture suivie : Gn 23, 1 – 20       « Je suis chez vous un étranger et un résident »

Référence complémentaire : Livre de l’Ecclésiastique (Si 44, 1 à 21)

Faisons l'éloge des hommes illustres, de nos ancêtres dans leur ordre de succession. Le Seigneur a créé à profusion la gloire, et montré sa grandeur depuis les temps anciens (…) Tous ils furent honorés de leurs contemporains et glorifiés, leurs jours durant. Certains d'entre eux laissèrent un nom qu'on cite encore avec éloges (…) Voici des hommes de bien dont les bienfaits n'ont pas été oubliés. Dans leur descendance ils trouvent un riche héritage, leur postérité. Leur descendance reste fidèle aux commandements et aussi, grâce à eux, leurs enfants. Leur descendance demeurera à jamais, leur gloire ne ternira point. Leurs corps ont été ensevelis dans la paix et leur nom est vivant pour des générations. Les peuples proclameront leur sagesse, l'assemblée célébrera leurs louanges (…) Abraham, ancêtre célèbre d'une multitude de nations, nul ne lui fut égal en gloire. Il observa la loi du Très-Haut et fit une alliance avec lui. Dans sa chair il établit cette alliance et au jour de l'épreuve il fut trouvé fidèle. C'est pourquoi Dieu lui promit par serment de bénir toutes les nations en sa descendance, de la multiplier comme la poussière de la terre et d'exalter sa postérité comme les étoiles, de leur donner le pays en héritage, d'une mer à l'autre, depuis le Fleuve jusqu'aux extrémités de la terre.

 


VENDREDI 30 NOVEMBRE

Lecture suivie : Gn 23, 1 – 20       « Je suis chez vous un étranger et un résident »

Texte de méditation : SAINT IRÉNÉE DE LYON (Adv. Haer.)

La promesse faite jadis par Dieu à Abraham demeure stable. Il lui avait dit, en effet : « Lève les yeux et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et vers le midi, vers l'orient et vers la mer : toute la terre que tu vois, je la donnerai à toi et à ta postérité à jamais » (Gn 13,14-15). Pourtant Abraham n'a reçu sur terre aucun héritage, « pas même de quoi poser le pied », mais toujours il y a été « un étranger et un hôte de passage » (Ac 7,5 ; Gn 23,4). Si donc Dieu lui a promis l'héritage de la terre et s'il ne l'a pas reçu durant tout son séjour ici-bas, il faut qu'il le reçoive avec sa postérité, c'est-à-dire avec ceux qui craignent Dieu et croient en lui, lors de la résurrection des justes. Or sa postérité c'est l'Église, qui, par le Seigneur, reçoit la filiation adoptive à l'égard d'Abraham, comme le dit Jean Baptiste : « Dieu peut, avec des pierres, faire surgir des enfants à Abraham » (Mt 3,9). L'apôtre Paul aussi dit dans son épître aux Galates : « Vous, frères, comme Isaac, vous êtes les enfants de la promesse » (Ga 4,28). Il dit encore clairement dans la même épître que ceux qui ont cru au Christ reçoivent, par le Christ, la promesse faite à Abraham : « Abraham a reçu les promesses pour lui et pour sa descendance. L'Écriture ne dit pas : ' et à ses descendants ', au pluriel, mais au singulier : ' et à sa descendance ', qui n'est autre que le Christ » (3,16). Et, pour confirmer tout cela, il dit encore : « C'est ainsi qu'Abraham crut en Dieu et cela lui fut compté comme justice. Reconnaissez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham. Prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, l'Écriture annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : Toutes les nations seront bénies en toi » (3,6-8). Si donc ni Abraham ni sa descendance, c'est-à-dire ceux qui sont justifiés par la foi, ne reçoivent maintenant d'héritage sur terre, ils le recevront lors de la résurrection des justes, car Dieu est véridique et stable en toutes choses. Et c'est pour ce motif que le Seigneur disait : « Bienheureux les doux, parce qu'ils posséderont la terre en héritage » (Mt 5,5).

 


SAMEDI 1er DÉCEMBRE

 

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI :

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).