« Abram se mit en route sur la Parole du Seigneur » (Gn 12,4)

Lectio Divina - Genèse 1-11

 

Vous pouvez télécharger le feuille de cette lectio divina au format pdf : Genèse 1-11, semaine 9

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».

Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…

Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Seigneur notre Dieu, toi qui as fait merveille en créant l’homme et plus grande merveille encore en le rachetant, donne-nous de résister aux attraits du péché par la sagesse de l’Esprit, et de parvenir aux joies éternelles. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen »

 


DIMANCHE 3 AOÛT

 Lecture suivie Gn 11, 1 – 9 «bâtissons-nous une ville et une tour qui touchent les cieux»

 Référence complémentaire : Livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 1 – 11) 

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue: chacun les entendait parler en son propre idiome. Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient: "Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel? Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Egypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu!"

 


LUNDI 4 AOÛT

Lecture suivie : Gn 11, 1 – 9 « bâtissons-nous une ville et une tour qui atteignent les cieux » 

Texte de méditation : PAPE FRANÇOIS (Audience du 22 mai 2013)

Il y a un premier effet important de l’action du Saint-Esprit qui conduit et anime l’annonce de l’Évangile : l’unité, la communion. À Babel, selon le récit biblique, avait commencé la dispersion des peuples et la confusion des langues, fruit du geste de vanité et d’orgueil de l’homme qui voulait construire, uniquement par ses forces, sans Dieu, « une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux » (Gn 11, 4). À la Pentecôte, ces divisions sont surmontées. Il n’y a plus d’orgueil envers Dieu, ni de fermeture des uns envers les autres, mais il y a l’ouverture à Dieu, il y a le fait de sortir pour annoncer sa Parole : une langue nouvelle, celle de l’amour que le Saint-Esprit reverse dans les cœurs (cf. Rm 5, 5) ; une langue que tous peuvent comprendre et qui, accueillie, peut être exprimée dans toute existence et dans toute culture. La langue de l’Esprit, la langue de l’Évangile est la langue de la communion, qui invite à surmonter fermetures et indifférence, divisions et conflits. Nous devrions tous nous demander : comment est-ce que je me laisse guider par le Saint-Esprit de manière que ma vie et mon témoignage de foi soit d’unité et de communion ? Est-ce que je porte la parole de réconciliation et d’amour qu’est l’Évangile dans les milieux où je vis ? Parfois, il semble que se répète aujourd’hui ce qui est arrivé à Babel : divisions, incapacité de se comprendre, rivalités, jalousies, égoïsme. Moi, que fais-je avec ma vie ? Est-ce que je fais l’unité autour de moi ? Ou est-ce que je divise, à travers les commérages, les critiques, les jalousies ? Que fais-je ? Pensons à cela. Apporter l’Évangile, c’est annoncer et vivre nous les premiers la réconciliation, le pardon, la paix, l’unité et l’amour que le Saint-Esprit nous donne. Souvenons-nous des paroles de Jésus : « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13, 34-35).

 


MARDI 5 AOÛT

Lecture suivie : Gn 11, 10 – 32  « l’épouse d’Abram s’appelait Saraï, elle était stérile »

Référence complémentaire : Livre du Prophète Isaïe (Is 51, 1 – 4)

Ecoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez le Seigneur. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés. Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié. Oui, le Seigneur a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Eden et de sa steppe un jardin du Seigneur; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique. Ecoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples.

 


MERCREDI 6 AOÛT

Lecture suivie : Gn 11, 10 – 32  « l’épouse d’Abram s’appelait Saraï, elle était stérile »

Texte de méditation : PAPE FRANÇOIS (Méditation du 19 décembre 2013)

L’homme ne se sauve pas seul et ceux qui ont eu l'orgueil d’essayer, même parmi les chrétiens, ont échoué. Car seul Dieu peut donner la vie et le salut. La vie, la capacité de donner la vie et le salut ne viennent que du Seigneur et non pas de l’homme, qui n’a pas l’humilité de le reconnaître et de demander de l’aide. De nombreuses fois dans l’Écriture, il est question de la femme stérile, de la stérilité, de l'incapacité de concevoir et de donner la vie. Mais nombreuses sont également les fois où a lieu le miracle du Seigneur, qui fait que ces femmes stériles peuvent avoir un enfant. Dans les paroles des prophètes, il y a l'image du désert : la terre déserte, incapable de faire pousser un arbre, un fruit, de faire germer quelque chose. Pourtant, précisément le désert sera comme une forêt. Les prophètes disent : il sera grand, il fleurira ! Donc le désert peut fleurir et la femme stérile peut avoir la vie uniquement dans la perspective de la promesse du Seigneur : moi je peux ! Je peux, de votre sécheresse, faire croître la vie, le salut ! Je peux, de l’aridité, faire pousser les fruits ! Le salut est l’intervention de Dieu qui nous rend féconds, qui nous donne la capacité de donner la vie, qui nous aide sur le chemin de la sainteté. Seigneur, je veux être fécond ; je veux que ma vie donne la vie, que ma foi soit féconde et se développe et que je puisse la donner aux autres.

 


JEUDI 7 AOÛT

Lecture suivie : Gn 12, 1 – 4  « Va, quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père »

Référence complémentaire : Epître aux Hébreux (He 11, 8 – 16)

Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C'est qu'il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l'architecte et le constructeur. Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu'elle estima fidèle celui qui avait promis. C'est bien pour cela que d'un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables... C'est dans la foi qu'ils moururent tous sans avoir reçu l'objet des promesses, mais ils l'ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu'ils sont à la recherche d'une patrie. Et s'ils avaient pensé à celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c'est-à-dire céleste. C'est pourquoi, Dieu n'a pas honte de s'appeler leur Dieu; il leur a préparé, en effet, une ville.

 


VENDREDI 8 AOÛT

Lecture suivie : Gn 12, 1 – 4  « Va, quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père »

Texte de méditation : SAINT CÉSAIRE D’ARLES (Hom. sur l’Ecriture) – VIe siècle

« Quitte, dit le Seigneur, ta terre, ta parenté et la maison de ton père ». Tout cela frères s’est accompli en nous par le sacrement de baptême. A la fois nous le croyons et nous l’expérimentons. Notre terre, c’est notre chair. Nous sortons comme il convient de notre terre quand, abandonnant les habitudes charnelles, nous nous attachons aux pas du Christ. Ne te semble-t-il pas, pour ainsi dire, heureusement quitter sa terre, c’est-à-dire lui-même, l’orgueilleux devenu humble, le coléreux devenu patient, le débauché devenu chaste, l’avare devenu généreux, l’envieux devenu bienveillant, le cruel devenu doux ? Oui, frères, il quitte heureusement sa terre celui qui est ainsi transformé pour l’amour de Dieu. D’ailleurs, même dans la conversation ordinaire, voici comment nous avons l’habitude de nous exprimer : si un homme méchant se met d’un coup à faire de bonnes actions, nous disons de lui : « il est sorti de lui-même ». Et on a bien raison de dire qu’il est sorti de lui-même celui qui trouve sa joie dans les vertus après avoir renoncé aux vices. « Puis viens, dit le Seigneur, dans la terre que je te montrerai ». C’est bien certain : nous viendrons alors avec joie vers la terre que le Seigneur nous montre, si nous repoussons d’abord de notre terre, c’est-à-dire de notre chair, avec son aide, les vices et les péchés. Aussi, dans la mesure de nos forces, avec l’aide de Dieu, travaillons pour le salut de notre âme et, dans le champ de notre cœur dont avaient pris possession les péchés et les crimes, ayons le souci de faire entrer des vertus.

 


SAMEDI 9 AOÛT

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

REPRISE D’UNE SEMAINE DE LECTIO DIVINA

  • Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.
  • Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.
  • Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).