« Seigneur, tends l’oreille et écoute-nous » (Ba 2,16)

Lectio Divina - Le prophète Baruch

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COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-Haut. Et révèle-nous celui du Fils; Et toi l'Esprit commun qui les rassemble; Viens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi ».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

DIMANCHE 20 MARS 2011

Lecture suivie : Ba 1, 1 – 18   « nous avons péché devant le Seigneur »

Référence complémentaire : 2e épître de Paul aux Corinthiens (2 Co 5,14 à 6,2) 

L’Amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons. Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu. Et puisque nous sommes ses coopérateurs, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Il dit en effet: Au moment favorable, je t'ai exaucé; au jour du salut, je t'ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

 


LUNDI 21 MARS

Lecture suivie : Ba 1, 1 – 18   « nous avons péché devant le Seigneur »

Texte de méditation : SAINT BASILE LE GRAND (Règles)

Frères, ne demeurons pas dans l'insouciance et le relâchement ; ne remettons pas toujours avec légèreté, à demain ou à plus tard, pour commencer à nous mettre à l'œuvre. « C'est maintenant l'heure favorable, dit l'apôtre Paul, c'est aujourd'hui le jour du salut » (2 Co 6,2). Actuellement, c'est le temps de la pénitence, plus tard ce sera celui de la récompense ; à présent, c'est le temps de la persévérance, un jour viendra celui de la consolation. Maintenant Dieu vient en aide à ceux qui se détournent du mal ; plus tard il sera le juge des actes, des paroles et des pensées des hommes. Aujourd'hui nous profitons de sa patience ; nous connaîtrons la justice de ses jugements, à la résurrection, quand nous recevrons chacun selon ses œuvres. Jusqu'à quand donc remettrons-nous d'obéir au Christ qui nous appelle dans son Royaume céleste ? Ne nous purifierons-nous pas ? Ne nous résoudrons-nous pas à abandonner notre genre de vie habituel pour suivre à fond l'Evangile ? 


 


MARDI 22 MARS

Lecture suivie : Ba 1, 19 à 2, 5      « nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur »

Référence complémentaire : Livre du Deutéronome (Dt 11, 18 – 28)

Ces paroles que je vous dis, mettez-les dans votre coeur et dans votre âme, attachez-les à votre main comme un signe, à votre front comme un bandeau. Enseignez-les à vos fils, et répétez-les-leur, aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes, afin d'avoir de nombreux jours, vous et vos fils, sur la terre que Yahvé a juré à vos pères de leur donner, aussi longtemps que les cieux demeureront au-dessus de la terre. Car, si vraiment vous gardez et pratiquez tous ces commandements que je vous prescris, aimant Yahvé votre Dieu, marchant dans toutes ses voies et vous attachant à lui, Yahvé dépossédera à votre profit toutes ces nations, et vous déposséderez des nations plus grandes et plus puissantes que vous. Tout lieu que foulera la plante de vos pieds sera vôtre; depuis le désert, depuis le Liban, depuis le Fleuve, le fleuve Euphrate, jusqu'à la mer Occidentale s'étendra votre territoire. Personne ne tiendra devant vous, Yahvé votre Dieu vous fera craindre et redouter sur toute l'étendue du pays que vous foulerez, ainsi qu'il vous l'a dit. Vois! Je vous offre aujourd'hui bénédiction et malédiction. Bénédiction si vous obéissez aux commandements de Yahvé votre Dieu que je vous prescris aujourd'hui, malédiction si vous désobéissez aux commandements de Yahvé votre Dieu, si vous vous écartez de la voie que je vous prescris aujourd'hui en suivant d'autres dieux que vous n'avez pas connus.

 


MERCREDI 23 MARS

Lecture suivie : Ba 1, 19 à 2, 5      « nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur »

Texte de méditation : SAINT CLÉMENT DE ROME (Lettre aux Corinthiens)

Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l'écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait. Ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu'étrangers à Dieu. Les ministres de la grâce de Dieu, sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l'univers lui-même en a parlé avec serment: Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion. Et il ajoute cette sentence pleine de bonté: Convertissez-vous, maison d'Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple: Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu'au ciel, seraient-ils plus rouges que l'écarlate et plus noirs qu'un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites : Père !, je vous écouterai comme un peuple saint . ~ Voilà ce qu'il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu'il veut faire participer tous ceux qu'il aime à la conversion. C'est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté, prosternons-nous, tournons-nous vers sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui conduisent à la mort. ~ Ayons d'humbles sentiments, mes frères, rejetons tous les sentiments de jactance, d'orgueil, de folie et de colère, et agissons selon l'Ecriture

 


JEUDI 24 MARS

Lecture suivie : Ba 2, 6 – 18     « l’âme affamée, voilà ce qui te rend gloire, Seigneur »

Référence complémentaire : Livre des Psaumes (Ps 51 (50) 3 – 19)

Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché,

lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi.

Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche;

contre toi, toi seul, j'ai péché, ce qui est coupable à tes yeux, je l'ai fait.

Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges.

Vois: mauvais je suis né, pécheur ma mère m'a conçu.

Mais tu aimes la vérité au fond de l'être,  dans le secret tu m'enseignes la sagesse.

Ote mes taches avec l'hysope, je serai pur; lave-moi, je serai blanc plus que neige.

Rends-moi le son de la joie et de la fête: qu'ils dansent, les os que tu broyas!

Détourne ta face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le.

Dieu, crée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme;

ne me repousse pas loin de ta face, ne m'enlève pas ton esprit de sainteté.

Rends-moi la joie de ton salut, assure en moi un esprit magnanime.

Aux pécheurs j'enseignerai tes voies, à toi se rendront les égarés.

Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice;

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange.

Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice; un holocauste, tu n'en veux pas.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé,

D’un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n’as point de mépris.

 


VENDREDI 25 MARS – ANNONCIATION

Lecture suivie : Ba 2, 6 – 18     « l’âme affamée, voilà ce qui te rend gloire, Seigneur »

Texte de méditation : SAINT BERNARD (Louanges de la Vierge Marie)

Tu as appris, Marie, et l'événement et la manière dont il doit s'accomplir, l'un et l'autre merveilleux. Réjouis-toi, fille de Sion, tressaille de joie, fille de Jérusalem. Puisque tu as entendu cette parole de joie, nous souhaitons entendre de ta bouche l'heureuse réponse qu'appellent nos désirs, afin que tressaillent d'allégresse nos os humiliés; Tu as appris l'événement et tu y as cru; ajoute foi également à la façon dont il s'accomplira. Tu l'as entendu, ô Vierge : tu concevras un fils, non d'un homme, mais de l'Esprit-Saint. L'ange lui attend ta réponse : il va être temps pour lui de retourner auprès de Dieu qui l'a envoyé. Nous aussi, ô Souveraine, nous malheureux sur qui pèse la sentence de damnation, nous attendons une parole de compassion. Voici qu'elle t'est offerte la rançon de notre salut : Consens, nous serons aussitôt délivrés. Nous avons tous été créés dans le Verbe éternel de Dieu, mais voici que nous mourons; de ta brève réponse dépend que nous soyons recréés.

Ta réponse, ô douce Vierge, Adam l'implore tout en larmes, exilé qu'il est du paradis avec sa malheureuse descendance. Il l'implore, Abraham, il l'implore, David, ils la réclament tous instamment, les autres Patriarches, tes propres ancêtres, qui eux aussi habitent le pays de l'ombre de la mort. Cette réponse, le monde entier l'attend, prosterné à tes genoux. Et ce n'est pas sans raison, puisque de ta parole dépendent le soulagement des malheureux, le rachat des captifs, la délivrance des condamnés, le salut enfin de tous les fils d'Adam, de ta race entière.

Ne tarde plus, Vierge Marie. Vite, réponds à l'ange, ou plutôt, par l'ange, réponds au Seigneur. Réponds une parole et accueille la Parole; prononce la tienne et conçois celle de Dieu; profère une parole passagère et étreins la Parole éternelle. « Voici, dit-elle, la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi selon ta parole ».

 


SAMEDI 26 MARS

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).