« Ce que vous adorez sans le connaître, je viens vous l’annoncer » (Ac 17,23)

Lectio Divina - Actes des Apôtres

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Actes des Apôtres (15-20)

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen»
 

SEMAINE 1

« Ce que vous adorez sans le connaître, je viens vous l’annoncer » (Ac 17,23)

 
Références de lecture

DIMANCHE 1er MAI : Ac 15, 36 à 16, 10

LUNDI 2 MAI : Ac 16, 11

MARDI 3 MAI : Ac 10, 25 – 40

MERCREDI 4 MAI : Ac 17, 1 – 9

JEUDI 5 MAI : Ac 17, 10 – 15  

 VENDREDI 6 MAI : Ac 17, 16 – 34  

SAMEDI 7 MAI : Reprise

 


LES ACTES DES APÔTRES

Le Livre des Actes des Apôtres, de la même main que l’Evangile selon saint Luc, en constitue le second volet. Dans un style qui s’inspire de l’historiographie antique, alternant récits et discours, il témoigne des commencements de l’Eglise, et raconte la mise en œuvre de la mission confiée par Jésus ressuscité à ses disciples.

En s’attachant à quelques grandes figures missionnaires (Pierre, Etienne, Philippe, Paul, Barnabé…), et en inscrivant la proclamation de l’Evangile dans une trajectoire qui va de Jérusalem à Rome, ce livre donne des clefs de compréhension de la mission des chrétiens dans le monde : Sous l’action de l’Esprit Saint, répandu dans les cœurs depuis l’événement de la Pentecôte, les croyants sont envoyés pour annoncer à tous la Parole du Christ, la Bonne Nouvelle du Salut.

Ce livre inscrit ainsi le christianisme dans l’histoire, déploie sa dimension missionnaire et insiste sur l’universalité de l’Evangile. Il présente l’Eglise comme cette communauté de croyants de toutes origines, de diverses cultures, appelés à témoigner au cœur du monde du salut qu’ils ont accueilli et qui les a renouvelés.

Nous avions déjà prié les 9 premiers chapitres, l’année dernière.

Nous avons déjà médité, les années passées, les 15 premiers chapitres du livre. Les chapitres 15 à 20, que nous avons choisis pour notre Lectio divina quotidienne de ce Temps pascal, s’attachent à la figure missionnaire de saint Paul : inlassablement, il parcourut les routes de l’Empire romain pour fonder des communautés chrétiennes et répandre le plus loin possible la Bonne Nouvelle du salut. L’audace que l’Esprit Saint lui a donnée est celle que nous pouvons demander dans notre prière pour devenir à notre tour des croyants passionnés de l’annonce de l’Evangile.

 


« J’ai à moi un peuple nombreux dans cette ville, dit le Seigneur » (Ac 18,10)

 

Références de lecture

DIMANCHE 8 MAI : Ac 18, 1 - 17

LUNDI 9 MAI Ac 18, 18 – 28                    

MARDI 10 MAI : Ac 19, 1 – 20

MERCREDI 11 MAI : Ac 19, 21 - 40                                                       

JEUDI 12 MAI : Ac 20, 1 – 16

 VENDREDI 13 MAI : Ac 20, 17 – 38 

SAMEDI 14 MAI

 


PRÉSENTATION DES ACTES DES APÔTRES (JEAN CHRYSOSTOME)

La lecture du Livre des Actes des Apôtres ne nous sera pas moins avantageuse que celle de l'Evangile lui-même, tant il abonde en maximes de sagesse, en vérités dogmatiques et en récit de miracles, principalement de ceux que l'Esprit Saint a opérés. Il mérite ainsi d'être lu avec attention et d'être commenté avec soin. Nous y voyons en effet l'accomplissement des annonces que Jésus-Christ a faites dans son Evangile ; la vérité y brille de toutes les clartés de l'histoire, et, après la descente du Saint-Esprit, les apôtres y paraissent des hommes tout nouveaux. Jésus-Christ leur avait dit : « Celui qui croira en moi fera les œuvres que je fais et en fera de plus grandes ». Il leur avait également prédit qu'ils seraient conduits devant les magistrats et les rois, flagellés dans les synagogues et exposés à mille cruels traitements. Mais il leur avait promis qu'ils sortiraient victorieux de toutes ces épreuves, et il avait annoncé que son Evangile serait prêché dans le monde entier. Eh bien ! le livre des Actes nous raconte le parfait accomplissement de ces diverses prédictions et de plusieurs autres que les apôtres avaient recueillies de la bouche de Jésus-Christ.

Vous y verrez les apôtres parcourir d'un vol rapide les continents et les mers, et de timides et grossiers qu'ils étaient naguère, devenir soudain des hommes nouveaux. Ils méprisent les richesses et la gloire, et ils se montrent supérieurs à la colère, à la volupté et à toutes les autres passions. Vous les verrez encore s'aimer comme des frères, étouffer tout souvenir de leurs anciennes rivalités et bannir tout désir comme toute dispute de prééminence. Mais surtout vous admirerez en eux le radieux épanouissement de la charité ; car ils cultivent avec un soin tout particulier cette vertu que Jésus-Christ leur avait tant recommandée, et dont il avait dit : « Tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres ». Quant aux vérités dogmatiques, ce livre en renferme un certain nombre que sans lui nous ne connaîtrions que très imparfaitement; et l'on peut dire en général qu'il éclaire d'un jour tout nouveau la vie, les exemples et la doctrine de Jésus-Christ, qui est le chef de tous les chrétiens.

 


La Mission du Christ rédempteur (Bienheureux Jean-Paul II)

A partir du chapitre 15 des Actes, l'Eglise ouvre ses portes et devient la maison dans laquelle tous peuvent entrer et se sentir à leur aise, en conservant leur culture et leurs traditions, pourvu qu'elles ne soient pas en opposition avec l'Evangile. Les missionnaires ont agi dans le même sens, en tenant compte des attentes et des espérances des gens, de leurs angoisses et de leurs souffrances, de leur culture, pour leur annoncer le salut dans le Christ. Les discours de Lystres et d'Athènes (cf. Ac 14, 15-17; 17, 22-31) sont reconnus comme des modèles pour l'évangélisation des païens: Paul y entre en dialogue avec les valeurs culturelles et religieuses des différents peuples. Ce sont là des discours qui présentent des exemples d'inculturation de l'Evangile. Sous l'impulsion de l'Esprit, la foi chrétienne s'ouvre délibérément aux nations et le témoignage du Christ s'étend aux centres les plus importants de la Méditerranée orientale pour arriver jusqu'à Rome et aux confins de l'Occident. C'est l'Esprit qui pousse à aller toujours au-delà, non seulement du point de vue géographique mais aussi au-delà des barrières ethniques et religieuses, pour accomplir une mission réellement universelle.

A ses origines, la mission est considérée comme un devoir communautaire et une responsabilité de l'Eglise locale qui a besoin précisément de « missionnaires » pour avancer vers de nouvelles frontières. A côté de ces envoyés, il y en avait d'autres qui témoignaient spontanément de la nouveauté qui avait transformé leur vie; ils reliaient alors les communautés en voie de constitution à l'Eglise apostolique. La lecture des Actes nous fait comprendre que, au commencement de l'Eglise, la mission ad gentes, tout en disposant de missionnaires « à vie » qui s'y consacraient en vertu d'une vocation particulière, était en réalité considérée comme le fruit normal de la vie chrétienne, l'engagement de tout croyant par le témoignage personnel et par l'annonce explicite lorsqu'elle était possible.

 


Jusqu’au 14 mai, à l’aide des références données par cette feuille, nous vous invitons d’abord à prendre le temps de la LECTURE priante du texte, en lecture continue. C’est la raison pour laquelle durant ces semaines, le programme quotidien de la lectio ne comporte pas de textes complémentaires ni de commentaires de la tradition chrétienne (cela viendra pour la seconde et la troisième lecture du Livre des Actes des Apôtres, à partir du 15 mai).

Cette première étape permet de recevoir la Parole de Dieu dans la cohérence d’un ensemble cohérent de chapitres, en lecture continue. Rendez-vous disponibles pour cette lecture priante vécue sous la lumière de l’Esprit Saint. N’oubliez pas qu’elle est d’abord une nourriture spirituelle, c’est-à-dire qu’il faut le temps de l’assimiler avant de chercher à enrichir notre connaissance intellectuelle.

Certains jours, ce sera une lecture peut-être lumineuse, où un mot, un verset, s’imposent soudain à nous ; dans ce cas, recueillons-le, notons-le peut-être, et faisons de ce qui nous est donné notre prière.

D’autres jours, ce sera plus laborieux, voire plus décevant (à vue humaine) ; c’est alors une invitation à persévérer et non à se décourager, le Seigneur travaille plus souvent dans le secret du cœur que dans la lumière éblouissante, il faut du temps pour que le grain semé commence à laisser apparaître une jeune pousse. Respectez ce temps nécessaire. Je vous rappelle que le vrai fruit de toute prière ne s’évalue pas dans la prière elle-même, mais dans notre vie, nos actes et nos choix. Pour soutenir votre prière, à condition que cela ne la remplace pas, vous pouvez également parfois  lire (en plus du texte biblique) tel ou tel paragraphe du « Dossier  de présentation » de la Lectio Divina.

D’autres jours enfin, vous vous sentirez moins disponibles et le temps de la Lectio Divina lui-même, indépendamment du texte prié, vous semblera plus difficile à « habiter », ou même à prendre. Dans une vie bien occupée, il est normal que cela arrive. Je vous conseille alors de prendre quand même ce temps, au moins le minimum, de faire un acte de foi en la puissance de la Parole de Dieu et de lire comme vous le pouvez le ou les texte(s) prévu(s). Saint Paul nous a bien dit que l’Esprit Saint venait au secours de notre faiblesse, pour nous apprendre à prier. N’attendons pas d’être dans une disponibilité d’esprit idéale pour se mettre à la prière ; et si c’était la prière elle-même, même pauvre et peu satisfaisante, qui pouvait nous aider à grandir dans notre disponibilité ?

N’oublions pas que l’Ecriture s’éclaire elle-même, qu’un verset pourra prendre tout son sens en relation avec d’autres versets. Il peut donc être utile de prendre l’habitude de noter sur un carnet, dans un cahier, les versets qui auront été votre nourriture du jour. 

Durant le temps quotidien de Lectio Divina, après avoir invoqué l’Esprit Saint et pris le temps de lire posément, calmement, le texte de la Parole de Dieu, on peut alors s’appuyer sur un mot, une phrase, un verset du texte biblique que l’on vient de lire, pour entrer dans la prière silencieuse où nous laissons la Parole de Dieu nous imprégner.