« Ils accueillirent la Parole de Dieu avec un grand empressement » (Ac 17,11)

Lectio Divina - Actes des Apôtres

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Actes des Apôtres, semaine 4

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. »

 


DIMANCHE 22 MAI 2011

Lecture suivie : Ac 17, 1 – 9  « ils arrivèrent à Thessalonique »

Référence complémentaire : 1ère épître de Paul aux Thessaloniciens (1 Th 1, 1 – 10) 

Paul, Silvain et Timothée, à l'Eglise des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ. A vous grâce et paix. Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières. Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l'activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus Christ. Nous le savons, frères aimés de Dieu, vous avez été choisis. Car notre Evangile ne s'est pas présenté à vous en paroles seulement, mais en puissance, dans l'action de l'Esprit Saint, en surabondance. De fait, vous savez comment nous nous sommes comportés au milieu de vous pour votre service. Et vous vous êtes mis à nous imiter, nous et le Seigneur, en accueillant la parole, parmi bien des tribulations, avec la joie de l'Esprit Saint: vous êtes ainsi devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et d'Achaïe. De chez vous, en effet, la parole du Seigneur a retenti, et pas seulement en Macédoine et en Achaïe, mais de tous côtés votre foi en Dieu s'est répandue, si bien que nous n'avons plus besoin d'en rien dire. On raconte là-bas comment nous sommes venus chez vous, et comment vous vous êtes tournés vers Dieu, abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et véritable, dans l'attente de son Fils qui viendra des cieux, qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.

 


LUNDI 23 MAI

Lecture suivie : Ac 17, 1 – 9  « ils arrivèrent à Thessalonique »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur 1 Th)

« En nous représentant sans cesse devant Dieu qui est notre Père, les œuvres de votre foi, les travaux de votre charité et la fermeté de l'espérance que vous avez en Notre Seigneur Jésus-Christ » 1Th 1,3. Les mots « devant Dieu » peuvent aussi se rapporter aux Thessaloniciens, et alors le sens serait: Nous représentant les œuvres de votre foi, les travaux de votre charité, etc., lesquels sont devant Dieu, notre Père. Il ne se souvient pas de leur vertu seulement, mais aussi de leurs personnes, et cela « devant Dieu », mots qui sont pleins de sens. Qu'est-ce à dire : l'œuvre de votre foi ? c’est-à-dire, que rien n'a ébranlé leur fermeté. Or la foi se montre par les œuvres. Rien de plus juste que les expressions de l'apôtre ; elles reviennent à ceci : Vous n'avez pas montré simplement votre foi par vos paroles, mais encore par vos œuvres, par votre fermeté, par votre zèle. — « Les travaux de votre charité ». Lorsque tout est mis en œuvre pour nous détacher de la charité, et que nous résistons à tout, n'est-ce pas un travail? Et que n'avaient-ils pas souffert, ces fidèles de Thessalonique, pour ne pas s'écarter de la charité ? Les adversaires de l'Evangile n'allèrent-ils pas trouver l'hôte de Paul, et, ne l'ayant pas trouvé, n'entraînèrent-ils pas Jason devant les magistrats? Etait-ce peu de chose, dites-moi, pour ces chrétiens, dont la foi ne faisait encore que de naître et n'avait pas acquis toute sa solidité, d'avoir à supporter un tel orage, de telles épreuves? « Ils exigèrent de lui une caution», dit le livre des Actes (Ac 17), et l'ayant obtenue, ils laissèrent aller Paul. Etait-ce donc peu de chose que cela ? Est-ce que Jason ne s'exposait pas à mourir à la place de Paul? C'est cet attachement à toute épreuve que l'apôtre appelle « le travail de leur charité ».

 


MARDI 24 MAI

Lecture suivie : Ac 17, 10 – 15       « chaque jour, ils examinaient les Ecritures »

Référence complémentaire : 2e épître de saint Paul à Timothée (2 Tm 3,14 à 4,2)

Pour toi, tiens-toi à ce que tu as appris et dont tu as acquis la certitude. Tu sais de quels maîtres tu le tiens; et c'est depuis ton plus jeune âge que tu connais les saintes Lettres. Elles sont à même de te procurer la sagesse qui conduit au salut par la foi dans le Christ Jésus. Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice: ainsi l'homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne. Je t'adjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, au nom de son Apparition et de son Règne: proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d'instruire.

 


MERCREDI 25 MAI

Lecture suivie : Ac 17, 10 – 15       « chaque jour, ils examinaient les Ecritures »

Texte de méditation : SAINT BONAVENTURE (Breviloquium)

L'origine de l’Écriture ne se situe pas dans la recherche humaine, mais dans la divine révélation qui provient du « Père des lumières », « de qui toute paternité au ciel et sur terre tire son nom » (Jc 1,17; Ép 3,15). De lui, par son Fils Jésus Christ, s'écoule en nous l'Esprit Saint. Par l'Esprit Saint, partageant et distribuant ses dons à chacun de nous selon sa volonté (He 2,4), la foi nous est donnée et « par la foi, le Christ habite en nos coeurs » (Ép 3,17). De cette connaissance de Jésus Christ découle, comme de sa source, la fermeté et l'intelligence de toute la sainte Écriture. Il est donc impossible d'entrer dans la connaissance de l'Écriture sans posséder d'abord la foi infuse du Christ, comme la lumière, la porte et le fondement de toute l'Écriture. L'aboutissement ou le fruit de la sainte Écriture n'est pas n'importe quoi, c'est la plénitude du bonheur éternel. Car dans l'Écriture sont « les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68) ; elle est donc écrite, non seulement pour que nous croyions, mais aussi pour que nous possédions la vie éternelle dans laquelle nous verrons, nous aimerons et où nos désirs seront entièrement comblés. Alors, nos désirs étant comblés, nous connaîtrons vraiment « l’amour qui surpasse toute connaissance » et ainsi nous serons « remplis de la plénitude de Dieu » (Ep 3,19). C'est à cette plénitude que la divine Écriture s'efforce de nous introduire ; c'est donc en vue de cette fin, c'est dans cette intention que la sainte Écriture doit être étudiée, enseignée et entendue.

 


JEUDI 26 MAI

Lecture suivie : Ac 17, 16 – 34   « ce que vous ignorez, je viens, moi, vous l’annoncer »

Référence complémentaire : Livre de la Sagesse (Sg 7, 14 – 28)

La Sagesse est pour les hommes un trésor inépuisable, ceux qui l'acquièrent s'attirent l'amitié de Dieu, recommandés par les dons qui viennent de l'instruction. Que Dieu me donne d'en parler à son gré et de concevoir des pensées dignes des dons reçus, parce qu'il est lui-même et le guide de la Sagesse et le directeur des sages; nous sommes en effet dans sa main, et nous et nos paroles, et toute intelligence et tout savoir pratique. C'est lui qui m'a donné une connaissance infaillible des êtres, pour connaître la structure du monde et l'activité des éléments, le commencement, la fin et le milieu des temps (…) Tout ce qui est caché et visible, je l'ai connu; car c'est l'ouvrière de toutes choses qui m'a instruit, la Sagesse! En elle est, en effet, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil, mobile, pénétrant, sans souillure, clair, impassible, ami du bien, prompt, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes, ferme, sûr, sans souci, qui peut tout, surveille tout, pénètre à travers tous les esprits, les intelligents, les purs, les plus subtils. Car plus que tout mouvement la Sagesse est mobile; elle traverse et pénètre tout à cause de sa pureté. Elle est en effet un effluve de la puissance de Dieu, une émanation toute pure de la gloire du Tout-Puissant; aussi rien de souillé ne s'introduit en elle. Car elle est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache de l'activité de Dieu, une image de sa bonté. Bien qu'étant seule, elle peut tout, demeurant en elle-même, elle renouvelle l'univers et, d'âge en âge passant en des âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes; car Dieu n'aime que celui qui habite avec la Sagesse.

 


VENDREDI 27 MAI

Lecture suivie : Ac 17, 16 – 34   « ce que vous ignorez, je viens, moi, vous l’annoncer »

Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (Homélie à Athènes)

Le discours de Paul à l’Aréopage d’Athènes peut être considéré comme le symbole même de la rencontre de l’Évangile avec la culture humaine. L’Évangile est une bonne nouvelle universelle, que tous les peuples peuvent entendre. En s’adressant aux Athéniens, Saint Paul ne veut rien cacher de la foi qu’il a reçue; il doit, comme tout apôtre, en garder fidèlement le dépôt (cf.2 Tm 1, 14). S’il part des références habituelles de ses auditeurs et de leurs façons de penser, c’est pour mieux leur faire comprendre l’Évangile qu’il vient leur apporter. Paul s’appuie sur la connaissance naturelle de Dieu et sur le désir spirituel profond que peuvent avoir ses interlocuteurs pour les préparer à accueillir la révélation du Dieu unique et véritable. S’il a pu citer devant les Athéniens des auteurs de l’Antiquité classique, c’est parce que, d’une certaine manière, sa culture personnelle avait été forgée par l’hellénisme.  Il s’est donc servi de cela pour annoncer l’Évangile avec des mots qui puissent frapper ses auditeurs (cf. Ac 17, 17). Quelle leçon ! Pour annoncer la Bonne Nouvelle aux hommes de ce temps, l’Église doit être attentive aux divers aspects de leurs cultures et à leurs moyens de communication, sans que cela conduise à en altérer son message ou à en réduire le sens et la portée. “Le christianisme du nouveau millénaire devra répondre toujours mieux à cette exigence d’inculturation” (Novo millennio ineunte, n. 40). Le discours magistral de Paul invite les disciples du Christ à entrer dans un dialogue véritablement missionnaire avec leurs contemporains, dans le respect de ce qu’ils sont, mais aussi avec une proposition claire et forte de l’Évangile, ainsi que de ses implications et de ses exigences dans la vie des personnes.

 


SAMEDI 28 MAI

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).