« Dieu nous appelait à porter en Macédoine la Bonne Nouvelle » (Ac 16,10)

Lectio Divina - Actes des Apôtres

Vous pouvez télécharger la version PDF en cliquant ici : Actes des Apôtres, semaine 3

 

COMMENT VIVRE LA LECTIO DIVINA QUOTIDIENNE

  • Commencer le temps quotidien de Lectio Divina par une prière à l’Esprit Saint. On peut prier par exemple une strophe du « Veni Creator » : « Esprit Saint, Fais-nous voir le visage du Très-HautEt révèle-nous celui du FilsEt toi l'Esprit commun qui les rassembleViens en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en toi».
  • Lire avec attention les textes proposés pour la journée. Les accueillir comme notre nourriture du jour, les prier en silence, ruminer cette Parole de Dieu. Peut-être noter sur un carnet une référence, un verset…
  • Conclure le temps de Lectio Divina par une acclamation de la Parole de Dieu reçue, par le Notre Père ou par une autre prière. Par exemple : « Dieu éternel et tout-puissant, unique espoir du monde, toi qui annonçais par la voix des prophètes les mystères qui s'accomplissent aujourd'hui, Daigne inspirer toi-même les désirs de ton peuple, puisqu'aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu sans l'inspiration de ta grâce. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. »

DIMANCHE 15 MAI 2011

Lecture suivie : Ac 15, 36 à 16, 8   « tous rendaient un bon témoignage à Timothée »

Référence complémentaire : 2e épître de Paul à Timothée (2 Tm 1, 1 – 11) 

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est dans le Christ Jésus, à Timothée mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde, paix de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Seigneur. Je rends grâce à Dieu que je sers, à la suite de mes ancêtres, avec une conscience pure, lorsque, sans cesse, nuit et jour, je fais mémoire de toi dans mes prières. En me rappelant tes larmes, je brûle du désir de te revoir, afin d'être rempli de joie. J'évoque le souvenir de la foi sans détours qui est en toi, foi qui, d'abord, résida dans le cœur de ta grand'mère Loïs et de ta mère Eunice et qui, j'en suis convaincu, réside également en toi. C'est pourquoi je t'invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains. Car ce n'est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d'amour et de maîtrise de soi. Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre plutôt avec moi pour l'Evangile, soutenu par la force de Dieu, qui nous a sauvés et nous a appelés d'un saint appel, non en considération de nos œuvres, mais conformément à son propre dessein et à sa grâce. A nous donnée avant tous les siècles dans le Christ Jésus, cette grâce a été maintenant manifestée par l'Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus, qui a détruit la mort et fait resplendir la vie et l'immortalité par le moyen de l'Evangile, au service duquel j'ai été établi, moi, héraut, apôtre et docteur.

 


LUNDI 16 MAI

Lecture suivie : Ac 15, 36 à 16, 8   « tous rendaient un bon témoignage à Timothée »

Texte de méditation : BENOÎT XVI (Audience)

Timothée est un nom grec et signifie "qui honore Dieu". Il jouissait d'une grande considération aux yeux de Paul, même si Luc ne considère pas utile de nous raconter tout ce qui le concerne. En effet, l'Apôtre le chargea de missions importantes et vit en lui comme un alter ego, ainsi qu'il ressort du grand éloge qu'il en fait dans la Lettre aux Philippiens:  "Je n'ai en effet personne d'autre qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne ». Paul s'appuya sur des collaborateurs dans l'accomplissement de ses missions. Il reste certainement l'Apôtre par antonomase, fondateur et pasteur de nombreuses Eglises. Il apparaît toutefois évident qu'il ne faisait pas tout tout  seul,  mais qu'il s'appuyait sur des personnes de confiance  qui  partageaient ses peines et ses responsabilités. Une autre observation concerne la disponibilité de ces collaborateurs. Les sources concernant Timothée et Tite mettent bien en lumière leur promptitude à assumer des charges diverses, consistant souvent à représenter Paul également en des occasions difficiles. En un mot, ils nous enseignent à servir l'Evangile avec générosité, sachant que cela comporte également un service à l'Eglise elle-même. Recueillons enfin la recommandation que l'Apôtre Paul fait à Tite, dans la lettre qui lui est adressée: "Voilà une parole sûre, et je veux que tu t'en portes garant, afin que ceux qui ont mis leur foi en Dieu s'efforcent d'être au premier rang pour faire le bien" (Tt 3, 8). A travers notre engagement concret, nous devons et nous pouvons découvrir la vérité de ces paroles, et être nous aussi riches de bonnes œuvres et ouvrir ainsi les portes du monde au Christ, notre Sauveur.

 


MARDI 17 MAI

Lecture suivie : Ac 16, 9 – 24      « Passe en Macédoine, viens à notre secours »

Référence complémentaire : 2e épître de saint Paul aux Corinthiens (2 Co 9, 16 – 22)

Annoncer l'Evangile n'est pas pour moi un titre de gloire; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile! Si j'avais l'initiative de cette tâche, j'aurais droit à une récompense; si je ne l'ai pas, c'est une charge qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense? C'est qu'en annonçant l'Evangile, j'offre gratuitement l'Evangile, sans user du droit que me confère l'Evangile. Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Je me suis fait Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs; sujet de la Loi avec les sujets de la Loi - moi, qui ne suis pas sujet de la Loi - afin de gagner les sujets de la Loi. Je me suis fait un sans-loi avec les sans-loi - moi qui ne suis pas sans une loi de Dieu, étant sous la loi du Christ - afin de gagner les sans-loi. Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns.

 


MERCREDI 18 MAI

Lecture suivie : Ac 16, 9 – 24      « Passe en Macédoine, viens à notre secours »

Texte de méditation : BIENHEUREUX JEAN-PAUL II (journée des missions 2000)

Deux mille ans après le début de la mission, il existe encore de vastes domaines géographiques, culturels, humains ou sociaux dans lesquels le Christ et son Evangile n'ont pas encore pénétré. Comment ne pas entendre l'appel qui ressort de cette situation? Ceux qui ont connu la joie de la rencontre avec le Christ ne peuvent la garder enfermée en eux, ils doivent la diffuser. Il faut aller au-devant de cette invocation non exprimée qui monte de toutes les parties du monde, comme elle parvint à l'apôtre Paul au cours de son deuxième voyage: « Passe en Macédoine, viens à notre secours! » (Ac 16, 9). L'évangélisation est une « aide » offerte à l'homme, puisque le Fils de Dieu s'est fait chair pour rendre possible à l'homme ce que, par ses seules forces, il ne pourrait obtenir: « L'amitié avec Dieu, sa grâce, la vie surnaturelle, la seule dans laquelle peuvent se résoudre les aspirations les plus profondes du cœur humain... L'Eglise, en annonçant Jésus de Nazareth, vrai Dieu et Homme parfait, ouvre devant chaque être humain la perspective d'être "divinisé" et de devenir ainsi plus homme. C'est là la seule et unique voie grâce à laquelle le monde peut découvrir la vocation élevée à laquelle il est appelé, et la réaliser dans le salut opéré par Dieu » (Bulle Incarnationis mysterium, n. 2). Nous devons en outre être intimement persuadés du fait que l'évangélisation représente aussi un service de valeur rendu à l'humanité, étant donné qu'elle la prépare à réaliser le projet de Dieu qui veut unir à Lui tous les hommes, en en faisant un peuple de frères libérés des injustices et animés de sentiments d'une solidarité authentique.

 


JEUDI 19 MAI

Lecture suivie: Ac 16, 25 – 40   « ils annoncèrent au geôlier la Parole de Dieu »

Référence complémentaire : 1ère épître de Paul aux Thessaloniciens (1 Th 2, 2 – 12)

Nous avions, vous le savez, enduré à Philippes des souffrances et des insultes, mais notre Dieu nous a accordé de prêcher en toute hardiesse devant vous l'Evangile de Dieu, au milieu d'une lutte pénible. En vous exhortant, nous ne nous inspirons ni de l'erreur ni de l'impureté, et nous ne tentons pas de ruser avec vous. Seulement, Dieu nous ayant confié l'Evangile après nous avoir éprouvés, nous prêchons en conséquence, cherchant à plaire non pas aux hommes mais à Dieu qui éprouve nos coeurs. Jamais non plus nous n'avons eu un mot de flatterie, vous le savez, ni une arrière-pensée de cupidité, Dieu en est témoin; ni recherché la gloire humaine, pas plus chez vous que chez d'autres, alors que nous pouvions, étant apôtres du Christ, vous faire sentir tout notre poids. Au contraire, nous nous sommes faits tout aimables au milieu de vous. Comme une mère nourrit ses enfants et les entoure de soins, telle était notre tendresse pour vous que nous aurions voulu vous livrer, en même temps que l'Evangile de Dieu, notre propre vie, tant vous nous étiez devenus chers. Vous vous souvenez, frères, de nos labeurs et fatigues: de nuit comme de jour, nous travaillions, pour n'être à la charge d'aucun de vous, tandis que nous vous annoncions l'Evangile de Dieu! Vous êtes témoins, et Dieu l'est aussi, combien notre attitude envers vous, les croyants, a été sainte, juste, sans reproche. Comme un père pour ses enfants, vous le savez, nous vous avons, chacun de vous, exhortés, encouragés, adjurés de mener une vie digne de Dieu qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.

 


VENDREDI 20 MAI

Lecture suivie : Ac 16, 25 – 40   « ils annoncèrent au geôlier la Parole de Dieu »

Texte de méditation : SAINT JEAN CHRYSOSTOME (Sur les Ac)

Voyez ce qui se passe de part et d'autre. D'un côté, voilà une servante débarrassée du mauvais esprit, et les magistrats mettent en prison ceux qui l'ont ainsi délivrée du démon ; de l'autre côté, au seul aspect des portes ouvertes, le geôlier ouvre les portes de son cœur, le dégage de tous les liens et allume sa lumière; car cette lumière brillait dans son cœur. Il s'élance et se prosterne, sans demander : comment cela s'est-il fait ? qu'est-il arrivé ? Il dit aussitôt : « Que dois-je faire pour être sauvé ? » Là-dessus, que dit Paul ? « Croyez à Notre Seigneur Jésus-Christ, et vous serez sauvé, vous et votre maison ». Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il lava les plaies de leurs corps, et, eux, celles de son âme; il donna la nourriture temporelle et reçut la nourriture spirituelle. Et il se réjouit : il avait la foi et que tout lui était remis. Qu'y a-t-il de pire, de plus cruel, de plus sauvage qu'un geôlier ? Cependant. il les accueillit avec beaucoup de respect : il ne se réjouit pas d'avoir été préservé de la mort, mais d'avoir cru en Dieu. « Croyez au Seigneur », lui dit Paul ; aussi est-il écrit : « Il crut à Dieu ». Voyez comme cette grâce se manifeste de différentes manières, pour la délivrance de Pierre, puis de Paul, qui tous deux étaient apôtres.

 


SAMEDI 21 MAI

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).