« L’Evangile de la gloire du Dieu bienheureux

m’a été confié » (1Tm 1,11)

Lectio Divina - Saint Paul à Timothée
 
Vous pouvez télécharger la feuille de Lectio Divina au format pdf : 1ère lettre à Timothée, semaines 1 et 2

 

UN NOUVEAU PARCOURS DE « LECTIO DIVINA »

A partir du 16 août, nous vous proposons un parcours de lectio divina dans la 1ère lettre de saint Paul à Timothée

Pour les 3 premières semaines, à l’aide des références données par cette feuille, nous vous invitons d’abord à prendre le temps de la LECTURE priante du texte, en lecture continue. C’est la raison pour laquelle durant ces semaines, le programme quotidien de la lectio ne comporte pas de textes complémentaires ni de commentaires de la tradition chrétienne (cela viendra pour la seconde et la troisième lecture de ces chapitres, à partir du 28 avril). Cette première étape permet de recevoir la Parole de Dieu dans la cohérence d’un texte entier. Rendez-vous disponibles pour cette lecture priante vécue sous la lumière de l’Esprit Saint. N’oubliez pas qu’elle est d’abord une nourriture spirituelle, c’est-à-dire qu’il faut le temps de l’assimiler avant de chercher à la méditer.

 


RÉFÉRENCES DE LECTURE

Semaine 1

DIMANCHE 16 AOÛT 

1Tm 1, 1 – 7 : « La charité vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans détour »

LUNDI 17 AOÛT

1Tm 1, 8 – 20 : « La grâce de notre Seigneur a surabondé avec la foi et la charité »

MARDI 18 AOÛT

1Tm 2, 1 – 15 : « Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés »

MERCREDI 19 AOÛT

1Tm 3, 1 – 13 : « ils obtiennent beaucoup d’assurance grâce à leur foi au Christ »

JEUDI 20 AOÛT

1Tm 3, 14 – 16 : « Il a été manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit »

VENDREDI 21 AOÛT

1Tm 4, 1 – 11 : « La piété est utile à tout, car elle a la promesse de la vie »

SAMEDI 22 AOÛT : Reprise

PROPOSITION POUR LA JOURNÉE DU SAMEDI :

Avant d’entrer dans une nouvelle semaine (qui commence, pour les chrétiens, le samedi soir), nous vous proposons de prendre le temps aujourd’hui, en fin de semaine, de ressaisir ce qui a été votre « nourriture » de la Parole de Dieu reçue cette semaine pour l’orienter vers la prière et surtout la contemplation.

Pour la Lectio de ce jour, vous pouvez soit reprendre un des textes bibliques proposés durant la semaine, soit éventuellement reprendre les versets de l’Ecriture Sainte que vous aurez glanés au long des lectio de ces derniers jours et que vous aurez pu noter.

Cela nous permettra de vivre cette journée de Lectio dans le rayonnement de la prière de la Bienheureuse Vierge Marie, qui, docile à l’action en elle de l’Esprit Saint, « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (cf. Lc 2,19 et 51).

 


LA PREMIÈRE ÉPÎTRE À TIMOTHÉE

 

Timothée : Son nom signifie « celui qui honore Dieu ». De tous les collaborateurs de Paul, il est celui que nous connaissons le mieux. Il apparaît fréquemment dans les adresses des épîtres comme co-auteur, aux côtés de l’Apôtre (cf. 2 Co, Ph, Col, 1 et 2 Th, et Phm) ; il est mentionné en Rm, 1 et 2 Co, 1 Th ; et Ph 2,19-24 en trace même un éloge émouvant (cf. aussi He 13,23). Enfin Ac 16-20 contient de nombreux et précieux renseignements sur sa présence aux côtés de Paul. En rassemblant toutes ces données et en les joignant à celles des Pastorales, nous pouvons dégager les grandes lignes de son parcours : Timothée était originaire de Lystres, né d’un père païen et d’une mère juive. C’est probablement lors du premier voyage missionnaire de Paul (cf. Ac 14,8-23), que sa maman Eunice et sa grand-mère Loïs sont devenues chrétiennes (2 Tm 1,5) et que Timothée lui aussi a reçu le baptême des mains de l’Apôtre. Lors de son second voyage en Lycaonie, Paul décida de l’emmener avec lui. Timothée était encore jeune, mais il bénéficiait du bon témoignage des croyants de la région. Dès lors, il sera un des plus proches compagnons de l’Apôtre, d’une fidélité sans faille, l’accompagnant d’abord à Antioche et Iconium, puis dans ses voyages missionnaires en Grèce et en Asie. Mais Timothée ne se contente pas de suivre Paul, il le représentera également lors de plusieurs missions dont font état les Actes (Ac 19,22) et surtout les épîtres (1 Co 4,17 ; 16,10 ; Ph 2,19 ; 1 Th 3,2.6). C’est à propos de ces missions qu’il donnera sa pleine mesure. Timothée est considéré par la tradition comme le premier évêque d’Éphèse ; il y aurait été martyrisé en 97, sous l’empereur Nerva.

 

Quelques références pour aller plus loin avec ces textes :

– Revue Biblia n° 64.

– Cahiers Evangile n° 66

– Les épîtres pastorales. Pierre DORNIER Gabalda 1959

 


« Combats le bon combat de la foi,

conquiers la vie éternelle » (1Tm 6,12)

Semaine 2

DIMANCHE 23 AOÛT 

1Tm 4, 12 – 16 : « sois un modèle pour les croyants par ta parole et ta conduite »

LUNDI 24 AOÛT

1Tm 5, 1 – 16 : « Qu’elle soit connue pour ses bonnes œuvres »

MARDI 25 AOÛT

1Tm 5, 17  à 6, 2 : « ce sont des croyants bien-aimés qui bénéficient de leurs services »

MERCREDI 26 AOÛT

1Tm 6, 3 – 10 : « il y a un grand profit dans la religion si l’on se contente de ce que l’on a »  

JEUDI 27 AOÛT

1Tm 6, 11 – 16 : « Poursuis la justice, la piété, la foi, la charité, la constance »

VENDREDI 28 AOÛT

1Tm 6, 17 – 21 : « que les riches deviennent riches du bien qu’ils font »

SAMEDI 29 AOÛT : Reprise

 


LES ÉPÎTRES PASTORALES

 

Sous ce titre générique, employé à partir du 18e siècle, la tradition chrétienne regroupe trois épîtres adressées non pas à des communautés, mais à deux très proches collaborateurs de Paul : Timothée et Tite. Les affinités mutuelles de ces épîtres et les précieuses indications qu’elles fournissent sur l’organisation des ministères dans l’Église et sur la mission pastorale de leurs destinataires justifient pleinement leur titre commun d’épîtres Pastorales.

 

Les questions évoquées dans ces trois épîtres apparaissent, par bien des aspects, proches des préoccupations pastorales d’aujourd’hui ; et en même temps, sur d’autres points, elles semblent, sur ce même point, être quelque peu lointaines : proches, parce que l’on ne peut que se sentir profondément concerné par cette recherche de l’application, la meilleure et la plus fidèle, de la révélation divine aux situations concrètes que nous rencontrons et aux nécessités de nos communautés; lointaines aussi parfois, car les situations d’une époque particulière transparaissent davantage dans ce type de recommandations pastorales, et les applications concrètes évoquées par saint Paul ne sont pas toujours transposables telles quelles aujourd’hui.

 

Le grand élan missionnaire des autres épîtres pauliniennes n’est pas abandonné, mais il cède ici la première place à d’autres préoccupations tout aussi essentielles pour l’annonce de l’Évangile : celles de l’organisation des communautés chrétiennes et de leur insertion concrète dans la société de leur temps. Accueillons ainsi ces épîtres qui nous fournissent des clefs pastorales dont la fécondité a été grande tout au long de l’histoire de l’Église et dont nous pouvons encore nous inspirer avec profit. Dans ces épîtres, se met en effet en place un vocabulaire qui connaîtra une grande postérité et des formules qui seront abondamment reprises et commentées. Les Pastorales nous invitent enfin à prendre au sérieux les institutions ecclésiales qui garantissent la véritable et concrète incarnation de l’Évangile dans le monde. Elles nous fournissent la charte de l’office pastoral, que l’on peut résumer dans ces trois formules : combattre le bon combat de la foi, s’adonner aux belles œuvres, participer à la vie qui ne finira pas (C. SPICQ).

 

Saint Paul s’adresse ici à Timothée, juif d’origine, qui évolue dans un milieu grec et qui est placé à la tête d’une communauté éphésienne composée en grande partie, semble-t-il, de chrétiens d’origine païenne. Il est alors intéressant de repérer que les Pastorales représentent une mise au point de la confrontation du christianisme avec l’esprit grec, et une réaction de l’orthodoxie chrétienne contre l’éclectisme de la pensée hellénistique, juive, orientale et romaine.