Lectio Divina - 2nde lettre de saint Paul à Timothée
 
 
Nous prions avec les Lettres de saint Paul :
 
Lettre à Timothée : 
 
 
 
 
du 5 au 11 février : semaine 5
 
du 12 au 18 février : semaine 6
 
 
Lettre à Tite :
 
du 19 au 25 février : semaine 1
 
du 26 février au 4 mars : semaine 2
 
du 5 au 11 mars :  semaine 3

30 décembre 2012

 

Nous sommmes toujours dans l'octave de Nativité du Seigneur et nous célébrons aujourd'hui le dimanche de la Sainte Famille. L'alliance que le Seigneur est venu établir sur la terre a commencé dans sa propre cellule familiale. Cette alliance que chante le Cantique des cantiques doit s'épanouir dans toutes nos communautés, dans toutes nos familles. 

 

En une belle réflexion, le Saint-Père, dans son Exhortation apostolique sur la Parole de Dieu, avait souligné l'importance pour les familles d'accueillir la Parole de Dieu et d'en vivre (Verbum Domini, 85) : 

Le Synode a éprouvé la nécessité de souligner aussi le rapport entre la Parole de Dieu, le mariage et la famille chrétienne. En effet, « en annonçant la Parole de Dieu, l’Église révèle à la famille chrétienne sa véritable identité, autrement dit ce qu’elle est et ce qu’elle doit être selon le dessein du Seigneur ». Il faut donc ne jamais perdre de vue que la Parole de Dieu est à l’origine du mariage (cf. Gn 2, 24) et que Jésus lui-même a voulu inclure le mariage parmi les institutions de son Royaume (cf. Mt 19, 4-8), faisant un Sacrement de ce qui était inscrit à l’origine dans la nature humaine. « Dans la célébration sacramentelle, l’homme et la femme prononcent une parole prophétique de don mutuel, d’être « une seule chair », signe du mystère de l’union du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 31-32) ». La fidélité à la Parole de Dieu amène également à constater qu’aujourd’hui cette institution est attaquée sous de nombreux aspects par la mentalité ambiante. Face au désordre général des sentiments et à l’apparition de modes de pensée qui banalisent le corps humain et la différence sexuelle, la Parole de Dieu réaffirme la bonté originelle de l’être humain, créé homme et femme, et appelé à l’amour fidèle, réciproque et fécond.

Du grand mystère nuptial, provient une incontournable responsabilité des parents à l’égard de leurs enfants. En effet, c’est à la paternité et à la maternité vécus de façon authentique qu’il revient de communiquer et de témoigner du sens de la vie dans le Christ : à travers leur fidélité et l’unité de la vie de famille, les époux sont pour leurs enfants les premiers messagers de la Parole de Dieu. La communauté ecclésiale doit les soutenir et les aider à développer la prière en famille, l’écoute de la Parole et la connaissance de la Bible. C’est pourquoi le Synode souhaite quechaque foyer ait sa Bible et la conserve dignement, afin de pouvoir la lire et l’utiliser dans la prière. L’aide nécessaire peut être fournie par les prêtres, les diacres ou les laïcs bien préparés. Le Synode a recommandé aussi la création de petites communautés composées de familles, où l’on pratique la prière et la méditation commune de passages choisis des Écritures. Que les époux se rappellent, en outre, « que la Parole de Dieu est aussi un précieux soutien dans les difficultés de la vie conjugale et familiale ».

Dans ce contexte, je désire souligner encore ce que le Synode a recommandé au sujet de la tâchedes femmes à l’égard de la Parole de Dieu. La contribution du « génie féminin » - comme l’appelait le Pape Jean-Paul II -, à la connaissance de l’Écriture et à la vie entière de l’Église, est plus grande aujourd’hui que par le passé et touche aussi désormais le domaine des études bibliques elles-mêmes. Le Synode s’est arrêté en particulier sur le rôle indispensable des femmes dans la famille et dans l’éducation, dans la catéchèse, dans la transmission des valeurs. En effet, elles « savent susciter l’écoute de la Parole, la relation personnelle avec Dieu et transmettre le sens du pardon et du partage évangélique », comme elles savent aussi être porteuses d’amour, modèles de miséricorde et artisans de paix, communicatrices de chaleur et d’humanité dans un monde qui, trop souvent, juge les personnes selon les critères froids de l’exploitation et du profit.

Que la Vierge Marie et saint Joseph veillent sur nos communautés et sur nos familles.
 
Sainte lectio divina, en ces jours de Noël.
 
Christophe de DREUILLE