Lectio Divina - 2nde lettre de saint Paul à Timothée
 
 
Nous prions avec les Lettres de saint Paul :
 
Lettre à Timothée : 
 
 
 
 
du 5 au 11 février : semaine 5
 
du 12 au 18 février : semaine 6
 
 
Lettre à Tite :
 
du 19 au 25 février : semaine 1
 
du 26 février au 4 mars : semaine 2
 
du 5 au 11 mars :  semaine 3

 

25 décembre 2012 – Noël
 
Joyeux et Saint Noël à vous tous !

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(Le Caravage. Adoration des bergers – 1609 Messine)

 
C'est à partir de l'Evangile de la Messe de l'Aurore, au petit matin de ce grand jour de la Célébration de la Nativité du Seigneur, que nous vous souhaitons de saintes et heureuses fêtes de Noël.
 
L'Evangile de cette messe (Lc 2,15-20) souligne l'attitude , la réaction, des premiers témoins de la naissance de Jésus : Marie bien sûr, mais aussi les bergers des environs de Bethléem. En ce grand jour de Noël, nous vous invitons à accueillir chaque jour la Parole de Dieu avec l'attitude de Marie et avec l'attitude des bergers : 
 
– Marie "gardait tous ces événements et les méditait dans son coeur" (Lc 2,19). Elle est le modèle de la lectio divina.
– Les bergers, "après avoir vu, racontèrent ce qui leur avait été annoncé... ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu" (Lc 2,17-20). Ces bergers témoignent des fruits de cette lectio divina : annoncer la Bonne Nouvelle, glorifier et louer Dieu.

Nous vous offrons, en guise de cadeau de Noël, ces quelques mots du Saint Père, dans une homélie de la Messe de la Nuit de Noël :  
 

Les bergers se dirent l'un à l'autre la raison pour laquelle ils se mettent en chemin : « Voyons ce qui est arrivé ». Littéralement, le texte grec dit : « Voyons cette Parole, qui, là, est advenue ». Oui, telle est la nouveauté de cette nuit : la Parole peut être contemplée. Puisqu'elle s'est faite chair. Ce Dieu dont on ne doit faire aucune image, parce que toute image ne pourrait que l'amoindrir, et même le déformer, ce Dieu s'est rendu, Lui-même, visible en Celui qui est sa véritable image, comme dit Paul (cf. 2 Co 4, 4 ; Col 1, 15). Dans la figure de Jésus Christ, dans toute sa vie et son agir, dans sa mort et dans sa résurrection, nous pouvons regarder la Parole de Dieu et donc le mystère du Dieu vivant Lui-même. Dieu est ainsi. L'ange avait dit aux bergers : « Voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12 ; cf. 16). Le signe de Dieu, le signe qui est donné aux bergers et à nous, n'est pas un miracle bouleversant. Le signe de Dieu est son humilité. Le signe de Dieu est qu'Il se fait petit ; devient enfant ; se laisse toucher et sollicite notre amour (...)

Le Christ veut nous donner un cœur de chair. Quand nous le voyons Lui, le Dieu qui est devenu enfant, notre cœur s'ouvre. Dans la Liturgie de la Sainte Nuit, Dieu vient à nous en tant qu'homme, afin que nous devenions vraiment humains. Écoutons encore Origène : « En effet, à quoi bon pour toi que le Christ soit venu une fois dans la chair, s'Il ne venait pas jusqu'en ton âme ? Prions pour qu'il vienne quotidiennement à nous et que nous puissions dire : je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi (
Ga 2, 20) » (in Lc 22,3).

Oui, nous voulons prier pour cela au cours de cette Sainte Nuit. Seigneur Jésus Christ, toi qui es né à Bethléem, viens à nous ! Entre en moi, dans mon âme. Transforme-moi. Renouvelle-moi. Fais que moi et nous tous, de pierre et de bois, devenions des personnes vivantes, dans lesquelles ton amour se rende présent et le monde soit transformé.


Benoît XVI
 

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Très saintes fêtes de Noël.

Père Christophe de DREUILLE