MERCREDI 27 FÉVRIER 2013

 

En cette année de la foi, je vous invite à prendre en main la Bible pour la lire et la méditer. Prêtez aussi une plus grande attention aux lectures du dimanche, pour nourrir votre foi et rester fidèle à l’Alliance que Dieu scelle avec chaque baptisé ! Bon pèlerinage ! (Benoit XVI - catéchèse)

 

Alors que Benoît XVI s'apprête à remettre sa charge, nous voulons simplement lui exprimer, sur ce site, notre reconnaissance pour son engagement sans précédent envers la lectio divina. Le Concile Vatican II avait déjà souligné l'intérêt de cette pédagogie divine, et Jean-Paul II en avait rappelé l'actualité. Vous trouverez les références à ces prises de parole dans les méditations proposées sur le site

Mais c'est incontestablement Benoît XVI qui le premier a autant développé la lectio divina, rappelant sans cesse l'importance de cette fréquentation quotidienne de la Parole de Dieu et déployant la progression de cette pédagogie spirituelle. Il disait, le 16 septembre 2005 : 

la pratique de la lectio divina, si elle est promue de façon efficace, apportera à l'Eglise, j'en suis convaincu, un nouveau printemps spirituel.

 

Nous vous proposons quelques liens vers ces enseignements féquents du Saint-Père sur la lectio divina : 

 

– Sur notre site vous pouvez trouver en particulier la lettre qu'il avait adressée aux jeunes sur ce sujet

 

– vous pouvez aussi lire ou relire le très beau texte Verbum domini, qui est le fruit du synode romain qu'il avait convoqué sur le thème de la Parole de Dieu.

 

– Voici un extrait d'une homélie prononcée à l'occasion de ce Synode : 

 

La Parole de Dieu est le fondement de tout, elle est la véritable réalité. Et pour être réalistes, nous devons justement compter sur cette réalité. Nous devons changer notre idée que la matière, les choses solides, qu'on peut toucher, seraient la réalité la plus solide, la plus sûre. À la fin du Sermon sur la Montagne, le Seigneur nous parle des deux possibilités de bâtir la maison de sa vie: sur le sable et sur la roche. Sur le sable ne bâtit que celui qui bâtit sur les choses visibles, tangibles, sur le succès, sur la carrière, sur l'argent. Telles sont apparemment les vraies réalités. Mais tout cela, un jour, disparaîtra. Nous le voyons aujourd'hui dans la faillite des grandes banques: cet argent disparaît, il n'est rien. Aussi toutes ces choses, qui semblent être la véritable réalité sur laquelle compter, ne sont qu'une réalité de deuxième ordre. Celui qui bâtit sa vie sur ces réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui apparaît, bâtit sur du sable. Seule la Parole de Dieu est le fondement de toute la réalité, elle est aussi stable que le ciel, plus stable que le ciel, elle est la réalité. Nous devons donc changer notre concept de réalisme. La personne réaliste est celle qui reconnaît dans la Parole de Dieu, dans cette réalité apparemment si faible, le fondement de tout. La personne réaliste est celle qui bâtit sa vie sur ce fondement qui reste en permanence. C'est ainsi que ces premiers versets du Psaume nous invitent à découvrir ce qu'est la réalité et à trouver de cette manière le fondement de notre vie, et comment construire la vie. 

En entrant dans la Parole de Dieu, nous entrons réellement dans l'univers divin. Nous sortons de l'étroitesse de nos expériences et entrons dans la réalité qui est vraiment universelle. En entrant dans la communion avec la Parole de Dieu, nous entrons dans la communion de l'Eglise qui vit la Parole de Dieu. Nous n'entrons pas dans un petit groupe, dans la règle d'un petit groupe, mais nous sortons de nos limites. Nous sortons vers le large, dans la vraie largeur de l'unique vérité, la grande vérité de Dieu. Nous sommes réellement dans l'universel. Et nous sortons ainsi dans la communion de tous nos frères et sœurs, de toute l'humanité, parce que dans notre cœur se cache le désir de la Parole de Dieu qui est une. Aussi l'évangélisation, l'annonce de l'Evangile, la mission ne sont-elles pas une espèce de colonialisme ecclésial, par lequel nous voulons insérer les autres dans notre groupe. C'est sortir des limites de chaque culture dans l'universalité qui nous relie tous, nous unit tous, nous fait tous frères. Prions de nouveau afin que le Seigneur nous aide à entrer réellement dans la "largeur" de sa Parole et nous ouvre ainsi à l'horizon universel de l'humanité qui nous unit avec toutes les différences (6 octobre 2008).

 

– avec un grand profit, vous pouvez aussi reprendre les homélies du Saint-Père sur les textes bibliques de la liturgie (nous vous en proposons souvent des extraits dans les médiations qui accompagnent les textes proposés en lectio divina). Elles témoignent de sa propre lectio divina.

 

Christophe de DREUILLE