Durant le temps de l'Avent
nous prions avec le livre du prophète Isaïe (chap. 24 à 33) : 
 
du 3 au 23 décembre : semaines 1 à 3
 
 

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DIMANCHE 22 FÉVRIER 2015

 

Il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix (Jn 10,4)

 

Je suis le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis (Jn 10,13)

 

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route (Ps 25 – Messe de ce dimanche)

 

Apprends-nous, Seigneur notre Dieu, à toujours avoir faim du Christ, seul pain vivant et vrai, et à vivre de toute parole qui sort de ta bouche (Oraison de la messe de ce dimanche)

 

Cette semaine, notre parcours de lectio divina nous invite à contempler le Christ Bon Pasteur, à écouter sa voix, à y reconnaître la voix du Père et enfin à suivre celui qui est allé jusqu'à donner sa vie pour nous faire vivre.

La liturgie de la messe de ce dimanche présente le séjour de Jésus au désert où il a été tenté par Satan. Jésus est passé au désert, menant de manière victorieuse le combat contre les forces du mal où l'homme s'était perdu. Il est allé rechercher le pécheur comme le Berger qui part à la recherche de la brebis égarée pour la ramener joyeusement sur ses épaules (cf. Lc 15).

 

En accueillant la Parole de Dieu avec persévérance, en la gardant et en demandant à l'Esprit Saint de nous apprendre à en vivre, nous avancerons vers la joie de Pâques en suivant les pas du Bon Pasteur.

 

Sainte lectio divina en ce temps du Carême

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13

Nous prions tous ceux qui n'ont pas reçu les nouvelles feuilles de lectio divina par email de bien vouloir nous en excuser.

Nous rencontrons depuis un certain temps de grandes difficultés à faire partir les emails vers quelques serveurs (hotmail, yahoo...). Nous essayons de remédier à ce problème.

En attendant, il vous faudra télécharger la version que nous mettons régulièrement sur ce site.

DIMANCHE 25 JANVIER 2015

 

"Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l'Evangile" (Mc 1 – Evangile de la messe de ce dimanche)

 

"Mes brebis écoutent ma voix" (Jn 10,27)

 

Nous vous proposons un nouveau parcours de lectio divina qui nous accompagnera durant ces premières semaines du Temps ordinaire puis durant le Temps du Carême. Après la méditation des psaumes, nous retrouvons l'Evangile de saint Jean. Nous avions déjà prié les chapitres 1 à 8. Nous accueillons maintenant la Parole de Dieu dans ces chapitres 9 à 12. Au coeur du 4e Evangile, Jésus se trouve la plupart du temps à Jérusalem ou dans ses environs. Il se révèle comme source de vie, bon Pasteur, lumière du monde. Il s'achemine vers sa Passion que les oppositions grandissantes annoncent déjà. 

 

Une lectio divina de textes évangéliques nous invite à méditer la Parole de Dieu en recevant l'enseignement de Jésus qui nous tourne vers son Père. Nous nous rendons attentifs à la voix du Christ, la voix du Bon Pasteur, que nous pouvons davantage encore connaître et aimer.

Comme l'Evangile de la messe de ce dimanche nous le rappelle, nous pouvons également méditer sur l'accomplissement des Ecritures en cette plénitude des temps que Jésus inaugure dès le début de son ministère. 

 

Sainte lectio divina.

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13

 

DIMANCHE 23 NOVEMBRE 2014

En cette fête du Christ Roi, nous commençons un nouveau parcours de lectio divina. Nous vous proposons de retrouver le psautier (nous avons déjà prié les 41 premiers psaumes). Les Psaumes sont tout à la fois Parole de Dieu, au même titre que tous les autres textes de l'Ecriture, et en même temps la réponse de l'homme à la Parole de Dieu reçue. 

 

Avec les Psaumes, nous joignons notre prière de réponse à celle de tous les croyants de la Première comme de la Nouvelle Alliance. La Révélation reçue, méditée et vécue, retourne au Père dans le Christ par l'Esprit lorsque nous formulons notre prière de réponse. 

 

Durant ces trois premières semaines, nous privilégions l'accueil de la Parole de Dieu que contiennent ces psaumes. Au début de notre temps quotidien d'accueil de la Parole, nous pouvons formuler la même prière que le roi Salomon : "Donne-moi Seigneur un coeur capable d'écouter". Puis nous demandons à l'Esprit Saint de nous illuminer par cette Parole qui vient nous rejoindre aujourd'hui.


Le Psautier

 
Les 150 psaumes ont été rassemblés et organisés en un recueil qui forme le livre biblique du Psautier, structuré en cinq livrets. Ils répondent ainsi à la Révélation développée dans les cinq livres du Pentateuque (les 5 premiers livres de l'Ancien Testament) et chez les prophètes. Les psaumes expriment la méditation et la prière d'Israël. Cette réponse du peuple, nourrie de la Parole de Dieu reçue, devient elle-même, par son insertion dans la Bible, expression de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu s'est faite Parole d'homme, pour que la parole de l'homme devienne Parole de Dieu. La présence du Psautier au coeur de l'Ancien Testament est le signe que la Révélation donnée ouvre un dialogue entre Dieu et l'homme et invite à une communion. Dans les psaumes, "Dieu nous apprend à parler à Dieu" (Cardinal MARTINI)

Prier les Psaumes
 
Les psaumes ont été priés par le peuple d'Israël,
ils ont porté le dialogue de Jésus avec son Père,
Ils ont été priés par les premières générations chrétiennes.
Ils sont au coeur de la prière chrétienne qu'ils nourrissent et expriment.

La Présentation Générale de la Liturgie des Heures consacre un chapitre très instructif sur la prière des psaumes. En voici quelques extraits  :

  • De leur origine, ces poèmes tiennent la vertu d'élever à Dieu l'esprit des hommes, d'éveiller en eux des sentiments religieux et saints, de les aider admirablement à rendre grâce dans les circonstances heureuses, et de leur apporter consolation et force d'âme dans l'adversité.
     
  • L'Esprit Saint, sous l'inspiration duquel les psalmistes ont chanté, vient toujours avec sa grâce au secours des croyants qui chantent ces poèmes avec bonne volonté.
     
  • Tous les psaumes possèdent un caractère musical qui détermine la manière dont il convient de les chanter. C'est pourquoi, même si le psaume est dit sans être chanté, et même dans la solitude et en silence, cette récitation doit être commandée par son caractère musical: sans doute il présente un texte à notre esprit, mais il tend davantage à toucher les coeurs de ceux qui psalmodient et de ceux qui écoutent, voire de ceux qui jouent " sur le psaltérion et la cithare ".
     
  • Celui qui psalmodie ouvre son coeur aux sentiments dont les psaumes sont animés.

Lorsque nous méditons les psaumes, selon la pédagogie divine de la lectio divina, nous pouvons nous attacher à plusieurs aspects de ces textes de la Parole de Dieu : 

– les psaumes nous révèlent un Dieu qui est à l'écoute des hommes, de leur prière, de leur louange comme de leurs détresses. Méditer les psaumes, c'est tout d'abord donc découvrir ce Dieu qui écoute et accueille nos prières. Nous pouvons tout lui dire, lui qui est un Père très aimant. L'audace du psalmiste, en particulier dans les supplications, exprime cette confiance infinie en l'amour paternel du Seigneur. 

 

– Les psaumes ont été priés et vécus par Jésus Christ

 

– Les psaumes mettent des mots sur ce que vivent nos contemporains, pour lesquels nous sommes invités à prier, sur toutes les situations des hommes. Méditer les Psaumes, c'et donc faire de notre prière une prière universelle.

 

– Enfin, les psaumes expriment notre propre prière. Nous pouvons apprendre auprès du psalmiste comment nous adresser à Dieu comme à un Père disponible, à notre écoute.


Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

lectiodivina13

VENDREDI 22 AOÛT 2014

 

Nous vous proposons, durant la seconde partie de l'été et pour la rentrée de septembre, un parcours de lectio divina dans le très beau petit livre de Tobie. Sous la forme d'une belle histoire, c'est bien toute une réflexion sur le sens des événements de nos vies, sur leurs enchaînements, et surtout sur la manière dont Dieu se rend présent à nos existences pour nous guider, même s'il faut du discernemnet pour percevoir cette présence active. 

 

Deux réflexions pourront accompagner votre accueil fidèle de la Parole de Dieu dans la lectio divina quotidienne : 

 

Pape Benoît XVI

Lorsque nous avons un moment de pause dans nos activités, en particulier durant les vacances, nous prenons souvent un livre à la main, que nous désirons lire. Chacun de nous a besoin de temps et d’espaces de recueillement, de méditation et de calme... Remercions le ciel qu’il en soit ainsi! En effet, cette exigence nous dit que nous ne sommes pas faits seulement pour travailler, mais aussi pour penser, réfléchir ou bien simplement pour suivre avec l’esprit et avec le cœur un récit, une histoire dans laquelle nous identifier, dans un certain sens «nous perdre» pour ensuite nous retrouver enrichis.
 
Naturellement, beaucoup de ces livres de lecture, que nous prenons en main pendant les vacances, sont en général des livres d’évasion, et cela est normal. Toutefois, certaines personnes, en particulier si elle peuvent avoir des temps de pause et de détente plus prolongés, se consacrent à lire quelque chose de plus exigeant. Je voudrais alors faire une proposition: pourquoi ne pas découvrir certains livres de la Bible, qui ne sont normalement pas connus? Ou dont nous avons peut-être écouté certains passages durant la liturgie, mais que nous n’avons jamais lus en entier? En effet, de nombreux chrétiens ne lisent jamais la Bible, et ils ont de celle-ci une connaissance très limitée et superficielle. La Bible — comme le dit son nom — est un recueil de livres, une petite «bibliothèque», née au cours d’un millénaire. Certains de ces «livrets» qui la composent demeurent presque inconnus à la plupart des gens, même bons chrétiens. Certains sont très brefs, comme le Livre de Tobie, un récit qui contient un sens très élevé de la famille et du mariage; ou le Livre d’Esther, dans lequel la reine juive, par la foi et la prière, sauve son peuple de l’extermination; ou encore plus court, le Livre de Ruth, une étrangère qui connaît Dieu et qui fait l’expérience de sa providence. Ces petits livres peuvent être lus en entier en une heure. Plus exigeants — et ce sont d’authentiques chefs-d’œuvre — sont le Livre de Job, qui affronte le grand problème de la douleur innocente; le Quoèlet, qui frappe en raison de la modernité déconcertante avec laquelle il met en discussion le sens de la vie et du monde; le Cantique des Cantiques, merveilleux poème symbolique de l’amour humain. Comme vous le voyez, ce sont tous des livres de l’Ancien Testament. Et le Nouveau? Certes, le Nouveau Testament est plus connu, et les genres littéraires sont moins diversifiés. Cependant, la beauté de lire un Evangile tout d’une traite est à découvrir, de même que je recommande les Actes des Apôtres, ou l’une des Lettres.
 
En conclusion, chers amis, je voudrais aujourd’hui suggérer de garder à portée de main, au cours de la période estivale ou dans les moments de pause, la sainte Bible, pour la goûter d’une manière nouvelle, en lisant à la suite certains de ses Livres, ceux qui sont les moins connus et aussi les plus connus, comme les Evangiles, mais avec une lecture continue. Ainsi, les moments de détente peuvent devenir, outre un enrichissement culturel, également une nourriture pour l’esprit, capable d’alimenter la connaissance de Dieu et le dialogue avec Lui, la prière. Et cela semble une belle occupation pour les vacances: prendre un livre de la Bible, goûter ainsi un peu de détente et, dans le même temps, entrer dans le grand espace de la Parole de Dieu et approfondir notre contact avec l’Eternel, précisément comme but du temps libre que le Seigneur nous donne.
 

 

Divo Barsotti

En ce livre, toute la vie de l'homme défile dans des situations concrètes. On n'y trouve la maladie et la douleur, la joie et la guérison et l'allégresse d'un triomphe final. Il y a le témoignage de la vie de prière dans une relation personnelle à Dieu, il y a le témoignage de la vie de famille, les rapports de l'homme avec son épouse, du fils avec le père. On n'y voit aussi la vie sociale, et les rapports de l'homme avec la cité. Dans le livre de Tobie, l'homme prie, se mari, mange, dort, voyage : c'est le beau livre de l'expérience humaine totale, c'est le livre de la vie humaine. Il dit la condition humaine, qui n'est pas forcément liée à des événements historiques : simplement la condition concrète ou l'homme se trouve, impliquant de soi tous les rapports, toutes les situations, tous les états : la vieillesse et la jeunesse, la maladie et la santé, la joie et la peine.

Quand nous le méditons, nous nous sentons vraiment sollicités, engagés, à saisir le dessin de Dieu sur notre vie concrète : qu'elle soit ou non liée à des événements grandioses, elle est toujours une vie qui nous met en rapport réel avec des créatures animées et inanimées, avec le temps et le lieu, avec les choses et les hommes; en rapport avec la cité, avec l'histoire.
 
Si nous pouvions et voulions méditer vraiment, pénétrer vraiment la parole divine, peut-être pourrions-nous tout comprendre de l'existence humaine, et alors vivre vraiment sous le regard de Dieu, comme il le veut. Le livre de Tobie est celui des désolé, il est celui des fiancés : c'est aussi le livre des pèlerins : il raconte un voyage est aussi un pèlerinage, c'est le niveau des vieux : on n'y voit des vieux, accablés en outre par la maladie, et qui ensuite recouvre la santé et se réjouissent à la pensée de leurs petits enfants. C'est le livre des œuvres de miséricorde corporelles…
 
Notre vie est déjà racontée : elle est racontée ici. Tous nous avons à apprendre ; tous nous devons accéder à la lecture de ce livre, à son commentaire est à sa méditation, convaincu qu'ils nous regardent personnellement. Nous pouvons être Tobith ou Tobie, nous pouvons nous retrouver dans Sarra ou Ragouël, nous pouvons nous retrouver dans la situation dans une autre ; mais nous serons certains quand toute situation Dieu nous voit et nous protège, Dieu nous accompagne et nous sauve.
 
 
Sainte lectio divina
Christophe de DREUILLE
@lectiodivina13

DIMANCHE 22 JUIN 2014 – ST-SACREMENT

 

Le coeur de l'homme est enclin au mal dès sa jeunesse, mais jamais plus je ne frapperai tous les vivants (Gn 8,21)

 

Le Seigneur t'a donné à manger la manne, pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur (Dt 8 – 1ère lecture de la messe de ce dimanche)

 

"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement" (Jn 6 – Evangile de la messe de ce dimanche)

 

Durant cette semaine, la lectio divina (Gn 8 à 12) nous fera méditer sur ces récits qui, de la fin du déluge jusqu'à l'appel d'Abraham, soulignent la sollicitude du Seigneur pour l'homme qu'il a créé. Cet homme est pécheur, mais le Seigneur ne se détournera pas pour autant de lui. Au contraire, il va tout mettre en oeuvre pour le sauver. Sa miséricorde l'emporte sur le mal présent dans le coeur de l'homme.

 

La Fête du St-Sacrement, en ce dimanche, rappelle que l'Eucharistie est, avec la Parole de Dieu, l'un des deux modes privilégiés et complémentaires de la Présence active du Seigneur auprès de son peuple plongé dans le combat spirituel contre le mal. Le récit des disciples d'Emmaüs le souligne (Lc 24) : Le Christ ressuscité manifeste sa présence à ses disciples tout d'abord par sa Parole sur le chemin, et par l'Eucharistie à la maison. L'Eucharisite nous permet déjà de vivre ce repos en Dieu (repos qui était associé dans l'AT à la perspective de la Terre Promise). La Parole nous permet de cheminer, l'Eucharistie nous donne de contempler. 

 

Sur la complémentarité entre la Parole de Dieu et l'Eucharistie, cf. la 11e conviction (pédagogie de la lectio divina).

 

Sainte lectio divina

 

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13

DIMANCHE 15 JUIN 2014 – SOLENNITÉ DE LA SAINTE TRINITÉ

 

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique... non pour juger le monde, mais pour que par lui le monde soit sauvé (Jn 3 – Evangile de la messe de ce dimanche)

 

"S'il est vrai Seigneur que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure : mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne" (Ex 34 – 1ère lecture de la messe de ce dimanche)

 

"Je mettrai une hostilité entre toi (le serpent) et la femme, entre ta descendance et sa decendance : celle-ci te meurtira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon" (Gn 3,15 – lectio de ce jour)

 

La lectio divina quotidienne de la semaine qui s'ouvre aujourd'hui (en Gn 3 à 7) nous fait méditer sur les conséquences du péché, de la rupture originelle de la relation entre l'homme et le Seigneur. Or lorsque cette relation fondamentale est rompue par l'homme, ce sont toutes les autres relations qui s'en trouvent dévoyées, perverties, abimées (dnas le couple en Gn 3, entre frères en Gn 4, et dans toute l'humanité avec le récit du Déluge). 

 

Le ton de ces récits n'est cependant pas à la lamentation et au simple constat d'échec, mais à la fois au réalisme de la situation de l'humanité pécheresse et à l'espérance de l'intervention salvifique de Dieu. En effet, le Seigneur ne se résigne pas à cette situation qui engendre mort et violence. Par l'alliance, il veut rétablir cette relation originelle et redonner sens à toutes nos relations humaines.

 

C'est bien ce que nous célébrons en cette fête de la Sainte Trinité. Si le mystère de la communion d'amour des personnes divines nous est révélé, ce n'est pas simplement pour nous renseigner sur Dieu, mais parce que ce mystère de communion nous concerne. La qualité des relations entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit devient le modèle de ce que devraient être toutes nos relations humaines. A l'opposé de la jalousie, de l'envie, de la haine ou de l'asservissement, l'homme ne se réalisera que dans une nouvelle qualité de relations (avec Dieu, avec les autres) qui s'appelle la communion. C'est le sens de l'Eglise où ces relations doivent déjà se vivre pour en témoigner au monde. 

 

Que l'Esprit Saint pacifie, éclaire et qualifie toutes nos relations : relation avec le Seigneur, qui est exprimée dans la pédagogie de la lectio divina (cf. les 4 étapes du dialogue de la lectio divina); relation avec les autres, à exprimer dans les rencontres que nous aurons à vivre cette semaine. 

 

Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13

 

DIMANCHE 8 JUIN 2014 – PENTECÔTE

 

Tous, nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu (Ac 2,11 – 1ère lecture de la messe de ce dimanche)

 

Tu envoies ton souffle, ils sont créés (Ps 104(103) – Psaume de la messe de ce dimanche)

 

Le souffle de Dieu tournoyait sur les eaux (Gn 1 ,2 – lectio divina de ce jour)

 

L'Esprit Saint est présent et à l'oeuvre aux commencements : au commencement de la Création et de ses merveilles, au commencement de la Création nouvelle, dans la résurrection du Christ, et de ses merveilles plus grandes encore.

 

La Pentecôte était dans le judaïsme une fête de clotûre et le don de l'Esprit Saint était promis par les prophètes pour la fin des temps. Ce qui était de l'ordre de la fin, devient le signe désormais, dans le Christ ressuscité, de commencements : 

 

L'Esprit Saint est donné aux Apôtres par le Christ, le 1er jour de la semaine (cf. Jn 20), jour de la Résurrection, pour les envoyer en mission.

 

La Pentecôte est désormais le signe du commencement de l'Eglise, cette communauté des sauvés appelés à devenir témoins pour le monde.

 

En ce jour, prions l'Esprit Saint pour qu'il nous fasse aller de commencements en commencements. En recevant la Parole de Dieu, en la gardant, la méditant, la priant, l'Esprit Saint fera de nous des témoins de cette Bonne Nouvelle du Salut et de la joie de l'Evangile. 

 

Sur le rôle de l'Esprit Saint dans la lectio divina, cf. la 2e conviction.

 

Sous la conduite de l'Esprit Saint, nous commençons aujourd'hui un nouveau parcours de lectio divina dans les premiers chapitres de la Genèse. En méditant sur les commencements, sur la Création, c'est bien le projet divin qui nous est dévoilé, ce même projet qui est à l'oeuvre dans l'Eglise et la vie chrétienne. 

 

Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13

 

 

DIMANCHE 8 JUIN 2014 – PENTECÔTE

 

Tous, nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu (Ac 2,11 – 1ère lecture de la messe de ce dimanche)

 

Tu envoies ton souffle, ils sont créés (Ps 104(103) – Psaume de la messe de ce dimanche)

 

Le souffle de Dieu tournoyait sur les eaux (Gn 1 ,2 – lectio divina de ce jour)

 

L'Esprit Saint est présent et à l'oeuvre aux commencements : au commencement de la Création et de ses merveilles, au commencement de la Création nouvelle, dans la résurrection du Christ, et de ses merveilles plus grandes encore.

 

La Pentecôte était dans le judaïsme une fête de clotûre et le don de l'Esprit Saint était promis par les prophètes pour la fin des temps. Ce qui était de l'ordre de la fin, devient le signe désormais, dans le Christ ressuscité, de commencements : 

 

L'Esprit Saint est donné aux Apôtres par le Christ, le 1er jour de la semaine, jour de la Résurrection, pour les envoyer en mission.

 

La Pentecôte est désormais le signe du commencement de l'Eglise, cette communauté des sauvés appelés à devenir témoins pour le monde.

 

L'Esprit Saint est pour un chrétien, l'Esprit des commencements.

 

En ce jour, prions l'Esprit Saint pour qu'il nous fasse aller de commencements en commencements. En recevant la Parole de Dieu, en la gardant, la méditant, la priant, l'Esprit Saint fera de nous des témoins de cette Bonne Nouvelle du Salut et de la joie de l'Evangile. 

 

Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13

 

 

DIMANCHE 1er JUIN 2014

 

"Soyons vigilants... réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l'un l'autre, comme vous le faites déjà" (1 Th 5 – lectio divina de ce jour)

 

"Je leur ai donné les Paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi" (Jn 17 – Evangile de la messe de ce dimanche)

 

En ce dimanche de Pâques, avec le début de la grande prière "sacerdotale" de Jésus à son Père, l'Eglise nous invite à contempler le Christ glorifié et à nous mettre à son école pour découvrir le secret de sa relation, et désormais de notre relation, avec le Père. La prière de la Parole de Dieu nous conduit à cette intimité avec le Père. la communication est au service de la communion.

 

Ce qui est vrai avec le Père le devient également avec nos frères. La lectio divina est au service de ces deux relations. Apprendre du Christ à écouter, à accueilir la Parole avec un coeur vigilant, la méditer et y répondre : cette pédagogie de la prière de la Parole de Dieu nous apprend aussi à avoir la même disponibilité, la même écoute, le même accueil pour ceux que nous rencontrons et à qui nous témoignons de l'Evangile du Salut.

 

Ce dimanche est aussi celui de la Journée mondiale des communications sociales. Le Pape François, dans son message, s'appuie sur la Parabole du Bon Samaritain et sur la Rencontre de Jésus avec les Disciples d'Emmaüs pour nous faire réfléchir sur les objectifs des nouveaux moyens de communication et sur la manière de les mettre au service de l'évangélisation : ils doivent promouvoir la proximité et la rencontre

 

Il ne suffit pas de passer le long des « routes » numériques, c'est-à-dire simplement d’être connecté : il est nécessaire que la connexion s'accompagne d’une rencontre vraie. Nous ne pouvons pas vivre seuls, renfermés sur nous-mêmes. Nous avons besoin d'aimer et d’être aimés. Nous avons besoin de tendresse. Ce ne sont pas les stratégies de communication qui en garantissent la beauté, la bonté et la vérité. D'ailleurs le monde des médias ne peut être étranger au souci pour l'humanité, et il a vocation à exprimer la tendresse. Le réseau numérique peut être un lieu plein d'humanité, pas seulement un réseau de fils, mais de personnes humaines. La neutralité des médias n'est qu'apparente : seul celui qui communique en se mettant soi-même en jeu peut représenter un point de référence. L’implication personnelle est la racine même de la fiabilité d'un communicateur. Pour cette raison, le témoignage chrétien, grâce au réseau, peut atteindre les périphéries existentielles.

Je le répète souvent : entre une Église accidentée qui sort dans la rue, et une Église malade d’autoréférentialité, je n’ai pas de doutes : je préfère la première. Et les routes sont celles du monde où les gens vivent, où l’on peut les rejoindre effectivement et affectivement. Parmi ces routes, il y a aussi les routes numériques, bondées d'humanité, souvent blessée : hommes et femmes qui cherchent un salut ou une espérance. Aussi grâce au réseau, le message chrétien peut voyager « jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Ouvrir les portes des églises signifie aussi les ouvrir dans l'environnement numérique, soit pour que les gens entrent, quelles que soient les conditions de vie où ils se trouvent, soit pour que l'Évangile puisse franchir le seuil du temple et sortir à la rencontre de tous. Nous sommes appelés à témoigner d’une Église qui soit la maison de tous. Sommes-nous en mesure de communiquer le visage d'une telle Église ? La communication contribue à façonner la vocation missionnaire de l'Église tout entière, et les réseaux sociaux sont aujourd'hui l'un des endroits pour vivre cet appel à redécouvrir la beauté de la foi, la beauté de la rencontre avec le Christ. Même dans le contexte de la communication il faut une Église qui réussisse à apporter de la chaleur, à embraser le cœur" (cf. Message pour la journée des communications sociales).

 

Sainte lectio divina

Christophe de DREUILLE

@lectiodivina13